Rajan Sankaran

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Rajan Sankaran a transformé le concept de miasmes en archétypes existentiels et psychodynamiques.

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Sankaran : le miasme comme expérience de vie

Rajan Sankaran, médecin et homéopathe indien, a ouvert une nouvelle perspective dans l’interprétation des miasmes à la fin du XXe siècle. Il considérait les miasmes comme une expérience de vie profonde (sensation vitale) : un drame fondamental qui détermine la manière dont une personne vit les menaces, la survie, la honte ou la destruction.

R. Sankaran ne s’est pas limité aux trois miasmes classiques. Fort de son expérience clinique indienne, il a introduit des catégories supplémentaires – aiguë, paludisme, typhoïde, tuberculose, teigne, lèpre, carcinose – chacune incarnant une sensation vitale spécifique, un mode de survie. Ce faisant, le système des miasmes s’est considérablement enrichi et est devenu plus proche de la manière dont les patients perçoivent réellement leur monde intérieur.

Le miasme aigu, par exemple, véhicule l’expérience d’une lutte à mort : « Je dois m’échapper maintenant, sinon je vais périr. »

Le miasme du paludisme représente l’expérience d’une menace récurrente : « J’ai l’impression d’y avoir échappé, mais je sais qu’il reviendra. »

Le miasme cancéreux est un schéma de conformité compulsive, de pression interne et de contrôle extrême.

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L’approche archétypale

Sankaran décrivait ainsi les miasmes comme une série de drames archétypaux. Chaque miasme est associé à une expérience fondamentale et à un schéma de réaction typique. De cette manière, l’homéopathe n’examine pas seulement la surface des symptômes, mais s’efforce également de cartographier la structure profonde de l’expérience de vie du patient. Cette approche, proche de la psychodynamique et de la théorie des archétypes de Jung, a ouvert de nouvelles perspectives en homéopathie.

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La signification du changement psychodynamique

Les travaux conjoints d’Ortega et de Sankaran ont marqué un tournant psychodynamique dans l’histoire des miasmes. Tandis que Hahnemann les percevait principalement comme des « traces mnésiques infectieuses » et Kent comme des « distorsions morales et spirituelles », ils évoquaient des « archétypes existentiels et psychologiques ». Cette approche fut libératrice pour de nombreux homéopathes, car elle leur permit de comprendre les miasmes non seulement comme des vestiges d’infections anciennes, mais aussi comme des schémas humains profonds, présents chez chaque patient et dans chaque situation de vie.

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