Cadmium

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Le cadmium est l’élément chimique de numéro atomique 48, de symbole Cd. Le cadmium est un métal, ayant des capacités toxiques proches du Mercure, son équivalent lourd !

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Les Français sont les Européens les plus contaminés au cadmium, hautement cancérogène !

Selon le niveau d’exposition au cadmium, le risque cancer s’accroît de 2 à 5 fois. On nous a alerté sur le bisphénol A qui génère 2% de risque de surmortalité par cancer, mais avec le cadmium, on parle de 82% ! C’est une explosion de la contamination à laquelle nous assistons en France depuis quelques années. En cause : les engrais chimiques utilisés par l’agriculture industrielle. Hautement cancérogène à certaines doses, sa présence dans les sols français et notre alimentation est en partie responsable du nombre alarmant de cancers en France, parmi les plus élevés au monde.

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L’Association Santé Environnement France rassemble des professionnels de santé depuis 2008 et est présidée par le Dr Pierre Souvet, cardiologue. Il nous a accordé cette interview pour alerter sur l’urgence et le scandale que représente la non-prise en compte de ce danger par les pouvoirs publics depuis plus de 10 ans : « Je (Pierre Souvet) vais vous donner quelques chiffres effarants : l’ANSES retient que 0,5 microgrammes de cadmium par gramme de créatinine est un maximum. Au-delà, la situation devient critique. Or, en moyenne, les Français ont un taux de 0,57. 47% d’entre eux sont au-delà de 0,50 et les 5% les plus élevés montent à 2,1.

Quant aux petits Français,  ils sont 18% à être fortement contaminés. Les 6-17 ans ont une moyenne de 0,28 (et les 5% les plus contaminés sont au-delà de 0,85). En comparaison,  les adultes allemands sont en moyenne à 0,18 et les enfants à 0,07. Les Belges ont respectivement 0,23 pour les adultes et 0,04 pour les enfants. Quant aux Américains, les adultes sont en moyenne à 0,19 et leurs petits à 0,06.« 

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Quelles sont les sources de contamination ? Le tabac (une cigarette contient environ 2 µg de cadmium, ndlr). Et principalement l’alimentation. L’agriculture intensive utilise des engrais phosphatés et la France est l’un des plus gros consommateurs européens même si la guerre en Ukraine a entraîné une légère baisse de leur utilisation. Or, les engrais phosphatés contiennent des doses de cadmium variables selon les zones d’importation. Le cadmium entre dans le sol et remonte dans la plante. Et nous la mangeons.

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Les remèdes homéopathiques :

Cadmium bromatum (zn) Kollitsch p. 208 : Violente brûlures d’estomac

Cadmium iodatum (zn) Kollitsch p. 207 : Constipation avec prurit anal

Cadmium sulfuricum (zn) Kollitsch p. 207 : Paralysies, surtout faciale. Dégénérescence ulcéreuse ou cancéreuse du tube digestif : vomissements sanglants, froid glacial de tout le corps et peau bleuâtre écailleuse.

NB. Ce remède a produit des symptômes très similaires au mal des rayons lors d’empoisonnements accidentels et à sa preuve homéopathique . Pour cette raison, les homéopathes l’utilisent souvent à titre préventif en cas d’exposition aux radiations.

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Chélation :

Une détoxication classique — pesticides, médicaments, composés organiques — suit une logique connue : conjugaison hépatique en trois phases, excrétion par la bile ou les reins, protocole de quelques semaines. Ces substances circulent, le foie les traite, les émonctoires les évacuent.

Le cadmium obéit à une logique radicalement différente, point par point :

  • — Là où les polluants organiques sont conjugués et éliminés, le cadmium se lie aux protéines tissulaires, hors de portée de la conjugaison hépatique.

  • — Là où une cure classique se mesure en semaines, un protocole cadmium s’envisage en mois, six au minimum pour un effet mesurable.

  • — Là où l’on stimule les phases hépatiques, il faut ici combiner chélation spécifiqueprotection antioxydante et soutien des émonctoires, trois axes distincts, à mener de front.

  • — Là où la demi-vie d’un pesticide se compte en jours, celle du cadmium dans le rein est estimée entre dix et trente ans : au bout de dix ans, il vous en reste encore au moins la moitié.

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Autrement dit : les cures « détox » de printemps ne sont pas inadaptées parce qu’elles sont inefficaces — elles répondent simplement à une autre question. Face au cadmium, elles ne suffisent pas. La toxicité du cadmium est rénale et osseuse. Il est cancérogène, même à faibles doses, même lors d’une exposition chronique de bas niveau

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Un mot sur les tests, car tous ne se valent pas.

La mesure sanguine ne documente qu’une exposition aiguë récente. Elle ne reflète pas le stockage tissulaire, qui est précisément ce qui compte dans une intoxication chronique[7].

L’analyse de cheveu est plus informative : le cheveu est une voie d’élimination des métaux lourds et offre une fenêtre sur les derniers mois d’exposition.

L’analyse des porphyrines urinaires semble à ce jour la plus fiable pour révéler une exposition chronique. Elle se pratique dans certains laboratoires spécialisés — les praticiens en médecine fonctionnelle et les naturopathes n’ont pas attendu ce scandale pour l’intégrer.

Méfiez-vous en revanche des dispositifs qui prétendent mesurer les métaux lourds par application cutanée avec résultats immédiats : ces systèmes ne reposent sur aucune validation clinique sérieuse.

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Les 3 axes d’un protocole de chélation adapté au cadmium

Testé ou non, vous pouvez engager un protocole de soutien à l’élimination du cadmium. Il repose sur trois axes complémentaires, qui doivent être menés de front.

La chélation consiste à piéger le cadmium circulant. Certaines substances ont montré une capacité à fixer les métaux lourds pour favoriser leur excrétion : le sélénium, l’ail, la chlorelle, la coriandre. Ces agents ne remplacent pas la chélation médicale lourde (réservée aux intoxications sévères), mais ils constituent un levier accessible et documenté pour les expositions chroniques de bas niveau.

La protection antioxydante est un axe indispensable, et souvent omis. Mobiliser des métaux lourds augmente temporairement leur concentration circulante : sans capacité antioxydante suffisante, on aggrave le stress oxydatif au lieu de le réduire. C’est l’une des erreurs les plus fréquentes des protocoles mal conduits.

Le soutien des émonctoires assure le transit final. Pour le foie, le chardon-Marie et le desmodium sont bien documentés. Pour les reins — émonctoire central du cadmium — le cordyceps, le pissenlit et le lespedeza (Lespedeza capitata) ont chacun montré une utilité dans des études spécifiques.

Ce protocole s’envisage sur un minimum de six mois pour avoir un effet réel sur un métal à demi-vie longue. C’est la contrainte principale — et c’est aussi pourquoi on n’en parle pas dans les formats « cure de 10 jours ».

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Sources : Cadmium et ses composés – CIRC / Qu’est-ce que le cadmium et comment réduire son exposition ? Anses – 04/12/2023 / Dépistage, suivi et prise en charge des personnes résidant sur des sites pollués ou potentiellement pollués par le cadmium – Note de cadrage – Haute autorité de santé – 16/09/2022 / LES BRÈVES DE L’ASEF – SPÉCIAL CADMIUM – 14/12/2023 / Imprégnation de la population française par le cadmium. Programme national de biosurveillance, Esteban 2014-2016 – Santé publique France – 06/092021 / Directive 86/278/CEE relative à la protection de l’environnement et notamment des sols, lors de l’utilisation des boues d’épuration en agriculture – 01/01/2022

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