La « candidose intestinale chronique » ?

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« Candidose digestive » : l’histoire d’une supercherie

❌ Supercherie N°1
Vos problèmes digestifs (douleurs abdominales, diarrhée, constipation, ballonnements) sont dus à une candidose digestive”. La réalité : tout autre que cette phrase prête à l’emploi.La candidose digestive est une invention de la naturopathie. Ce qui existe c’est la candidose systémique que l’on rencontre en médecine dans une SEULE ET UNIQUE SITUATION : les patients dans un état grave en réanimation et de fait immunodéprimés, qui peuvent faire des infections mycotiques à partir des cathéters. Les personnes qui ont créés de toutes pièces cette “pathologie fantôme” jouent sur l’ambiguïté avec les mycoses des muqueuses vaginales ou buccales qui elles existent.

❌ Supercherie N°2  : “ Pour le confirmer, vous allez faire des examens dans le sang (sérologie candidose) et dans les urines (métabolites organiques urinaires : MOU)« . La réalité : Candida albicans fait partie de notre microbiote intestinal à l’état NORMAL. Par conséquent les résultats de ces pseudo tests sont toujours positifs et n’ont absolument aucune valeur.

❌Supercherie N°3 : “ Vos examens de selles confirment le diagnostic car le Candida albicans a été retrouvé ! ”. La réalité : C. albicans est naturellement présent dans les selles de tous les êtres humains car il fait partie de notre microbiote intestinal. Sa présence ne signifie donc rien de pathologique.

❌ Supercherie n°4 : “ je vais vous prescrire des compléments alimentaires pour régler ce problème ”. La réalité : Ces compléments alimentaires vendus par dizaines et conduisant le patient à dépenser en quelques mois des milliers d’euros n’ont aucun effet thérapeutique prouvé.
Y a t’il un sens à prendre des compléments alimentaires pour une pathologie virtuelle ?

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✅ Les patients qui souffrent de douleurs abdominales chroniques, de troubles du transit, de ballonnements etc ont en en fait soit un Syndrome de l’Intestin Irritable (SII), soit un SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrowth) dont le diagnostic repose sur des critères diagnostiques précis.
Pour poser ce diagnostic il faut également éliminer une maladie organique : maladie coeliaque, maladie de Crohn … grâce à des examens complémentaires prescrits ou réalisés par un médecin. Ce sont des examens de sang (CRP, anticorps de la maladie coeliaque, dosage de la TSHus pour éliminer une dysthyroïdie etc), des examens de selles en cas de diarrhée afin éliminer une infection bactérienne.
Dans certains cas, une coloscopie est nécessaire afin d’éliminer un cancer du côlon.

Tous ces examens utiles pris en charge par l’assurance maladie font partie d’une démarche diagnostique cohérente.

⛔️ Parler de candidose digestive, c’est faire une erreur diagnostique (SII, SIBO) avec parfois des conséquences graves, telles qu’un retard de diagnostic d’une maladie de Crohn ou d’un cancer du côlon.

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Si l’on en croit certains naturopathes délirants, elles seraient fréquentes et responsables de nombreux symptômes ?! En fait, les mycoses digestives chroniques n’existent pratiquement pas, sauf chez les patients immunodéficients graves !

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L’examen bactériologique quantifié des selles est indispensable pour affirmer l’infection – l’étude du sang par le « microscope à fond noir » n’est pas fiable, quand aux dosages de leurs métabolites urinaires, ils sont souvent trompeurs, car les levures sont des hôtes habituels de tous les intestins … ! Seul la titrage des AC anti-candida a un intérêt.

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Le Candida est un saprophyte de le flore intestinale qui ne pose pas de problèmes mais son polymorphisme en moisissure ou mycélium (issu d’une spore et s’étirant en filament / les hyphes) peut poser un problème de pathogénicité du fait des neurotoxines sécrétés / toxémie par acétaldéhyde issus du sucre, d’ou déprime par perturbation de la dopamine et agressivité vis à vis des bifidobactéries (d’ou clinique digestive par l’état inflammatoire / dysbiose).

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En fait, la pratique clinique nous révèle que ces candidoses s’observent essentiellement chez des patients immunodéprimés (HIV+, tuberculose, chimiothérapie ou immunodépresseurs, patients affectés par le LIME …)

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Dans les rares cas où le laboratoire trouvera un taux anormalement élevé de métabolites candidosiques dans les urines du patient, considérez que c’est une manifestation locale de phénomènes généraux de type « chaleur + humidité » (MTC). C’est alors le marqueur biologique d’un déséquilibre alimentaire et humoral qu’il faut apprécier (d’où l’intérêt des BNS). Il n’y a aucun bénéfice à vouloir les traiter si le terrain n’est pas corrigé spécifiquement. Recherche étiologique = la mycose s’est installée après quelle maladie, médicaments ou polyvaccinations ?!

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Nous ferons ici l’écho du Dr D. Riché en reprenant des travaux de 1999 parus dans “The Lancet” suite à la similitude entre la clinique (troubles digestifs, fatigue, douleurs, variation de poids, sautes d’humeur …) des intolérants au gluten non cœliaque (IGNC) et de la candidose digestive. Cela a abouti à la découverte d’une analogie à 50% entre les séquences de la gliadine du gluten et les acides aminés du mycélium du candida ! D’où des taux d’anticorps anti candida chez des patients intolérants au gluten (= faux positifs !)

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Corrigez l’alimentation (réduire le gluten et les sucres si nécessaire ++). Face à une infection au Candida, qu’elle soit intestinale, vaginale ou buccale, la règle N°1 est d’éviter au maximum tout type de sucre ou d’aliments en contenant.

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LA PREMIÈRE CONSISTE À ADOPTER UN RÉGIME ALIMENTAIRE exempt de sucre simples (saccharose, glucose, maltose, lactose) et de levure (pain, bière,etc.), mais riche en ail, oignons, échalotes et en crucifères (tous types de choux) et en huile d’olive. Consommer de la poudre de noix de coco riche en acide caprylique et boire des infusions de romarin, fenouil et gentiane. Proscrire les fromages moisis (à croute fleurie et les bleus).
🍆 75% de votre alimentation doit être composée de légumes de saison. Ces légumes peuvent être cuisinés sous différentes formes : vapeur, sautés à la poêle ou au wok ou encore en salade accompagnés de graines ou de légumineuses.
🍗 Les 25% restants seront à base de protéines de bonnes qualités : poisson sauvage, poulet, dinde, œufs fermiers…

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LA SECONDE MESURE CONSISTE À ENSEMENCER LE TUBE DIGESTIF AVEC UNE FLORE PROBIOTIQUE inhibitrice de la flore fongique. Certaines souches des genres Lactobacillus et Propionibacterium  ont été sélectionnées sur ce critère d’inhibition de la flore fongique. Notons que pour être efficace il faut que ce probiotique en poudre soit dilué dans un verre d’eau tiède (30 à 35°C) et consommé le matin à jeun, au moins 1/4 d’heure avant de manger de la nourriture solide, afin que le probiotique puisse traverser rapidement votre estomac et aller directement dans l’intestin ; c’est-à-dire à un moment où votre pylore est encore ouvert (le pylore est la porte qui ferme l’estomac par le bas, pour que la nourriture solide y reste jusqu’à ce qu’elle soit complètement digérée). 

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Pour commencer, en cas de mycose externe (orteils) ou de la bouche, on peut traiter avec une solution d’eau oxygénée et de bicarbonate de soude dans de l’eau. Mélanger dans un verre d’eau tiède (environ 300 ml) une cuillère à café d’eau oxygénée officinale à 10 % et une cuillère à café de bicarbonate de soude. Faites tourner cette mixture dans votre bouche pendant une minute, gargarisez, crachez et rincez-vous la bouche avec de l’eau. Au cours de ce processus, l’eau oxygénée joue son rôle de désinfectant mais est rapidement décomposée en oxygène et en eau par les enzymes de la salive (une catalase). Cette désinfection doit être répétée pendant plusieurs jours jusqu’à la disparition de la mycose.

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EN CAS D’INFECTION VAGINALE, utilisez de la pommade à l’oxyde de zinc (inflammation des lèvres), par exemple Sénophile (pour la partie externe). En cas de mycose vaginale profonde, commencer par faire un rinçage, chaque soir, avec une solution d’extrait de pépin de pamplemousse pendant une semaine, puis introduire des ovules de Lactobacillus rhamnosus pour réensemencer le vagin avec une flore de protection.

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POUR LES PIEDS, badigeonnez vos orteils avec une solution concentrée d’eau oxygénée et de bicarbonate de soude, puis appliquez de la teinture d’iode diluée dans l’eau avec un coton sur tout le pied, et enfin mettre du Sénophile. Comme les champignons sont aussi dans les chaussettes et dans les souliers, verser du talc boriqué dans ceux-ci.

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ONGLES : appliquez de la teinture d’iode concentrée sous l’ongle, jusqu’à ce que l’infection disparaisse (la teinture d’iode a un effet très antiseptique qui se prolonge dans le temps). Si vous êtes très infecté, vous allez peiner à faire pénétrer la teinture d’iode en profondeur sous les ongles. Il est donc nécessaire de nettoyer très soigneusement les ongles avant le traitement.

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Organo-sérothérapie : Relancez les fonctions de Poumon (Colon) + Rate-pancréas, si polarité vaginale ou anus : ajouter Foie

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OLIVUM (extrait buvable de feuilles d’Olivier) a un bon effet de régulateur antimycosique.

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Localement, mycose au niveau de la peau, c’est l’HE naturelle de Citron qui semble la plus efficace (ex. Citron pour le bain ou Crème de douche au Citron – lab. Weleda).

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Dans le cas des MYCOSES INGUEALES (onycomycoses : ongles blancs, jaunes ou noir), on pourra essayer :

Silicea 9 CH et Thuya occ. 9 CH (1/2 dose par semaine pendant 1 mois)

— un isothérapique de l’ongle per os 5, 7, 9 et 12 CH (avant tout traitement)

— ou une HE naturelle localement (pas de mélange SVP !). Les plus actives sont : Aspic, Bois de Rose, Cèdre, Citron, Géranium (Pelargonium), Lavande, Niaouli (Melaleuca) Palmarosa (Cymbopogon), Santal, Sauge sclarée …

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