Champignons comestibles

Print Friendly, PDF & Email

ChampignonsComestibles

.

Les Champignons ou Mycophytes (42 000 espèces, non chlorophylliennes, majoritairement en symbiose avec les arbres et les termites, dans l’estomac desquels ils digèrent la cellulose !), les moisissures (aspergillus, penicillium) et les lichens (symbiose algue + champignon) sont des organismes pionniers cosmopolites. 

.

L’appareil végétatif du champignon est constitué de filaments minuscules circulants dans les végétaux en décomposition. Ce sont des filaments haploïdes (n), potentiellement sexués (on dit + et -). Quand deux filaments de polarité opposée se rencontrent et que les conditions sont favorables, les cellules fusionnent, mais pas les noyaux : un nouveau filament se constitue, avec des cellules bi-nuclées (n+n) qui élaborent une structure géante : le « chapeau fructifère« . Dans les cellules épidermiques de cette structure se constituent des noyaux diploïdes (zygotes) par fusion nucléaire. C’est alors qu’ils subissent une méiose d’où résultent des spores haploïdes qui produiront de nouveaux filaments haploïdes. 

.

En MTC, les champignons correspondent à une sixième saveur, le « fade ». Il existe peu de données phytothérapiques sur les champignons comestibles.

.

blank

.

AGARICUS CAMPESTRIS … le Champignon de Paris (Ang.: Cultivated mushroom / Esp.: Agarico). 

Psyché (B. Vial) : « L’asocial : ressentiment universel ? »

.

ARMILLAIRE MELLEA  … Armillaire couleur de miel. En touffe, chapeau miel ou brunâtre à petites écailles brunes. Lames blanches brunissant avec l’âge. Anneau blanc. Pousse sur des souches ou arbres vivants affaiblis. Automne

.

alt   Cèpe

BOLETUS EDULIS … Cèpe de Bordeaux. Chapeau épais, plus ou moins foncé, au dessous blanc, puis jaunissant, épicéa). Septembre/octobre.

.

alt   Girolle

CANTHARELLUS CIBARIUS … Girolle ou Chanterelle. Entièrement jaune, à chapeau portant dessous les plis descendant jusqu’aux pieds.

GOMPHUS CLAVATUS … Chanterelle violette. Champignon en entonnoir peu creusé, ocre jaune au dessus, violacé et plissé au dessous. Bois de conifères de montagne. Automne.

.

LACCARIA AMETHYSNA  … Clitocybe améthyste. Chapeau et pied violet vif, devenant plus pâle en séchant et avec l’âge. Lames très espacées, pied mince. Sous les bois de conifères et de feuillus sur sol très humide. Automne

LACCARIA LACCATA  … Clitocybe laqué. Petit et roussâtre à pied mince. Chapeau se creusant un peu au centre avec l’âge. Bois de conifères, parfois de feuillus. Automne.

.

LACTARIUS DELICIOSUS … Lactaire délicieux. Chapeau et pied orange vif, verdissant avec l’âge, renfermant un lait jaune oranger. Sous les bois de pins (sols acides). Automne.

.

alt   Mousseron

MARASMIUS OREADES … Mousseron. Petit champignon entièrement marron clair, poussant dans les prés, souvent en forme de cercles. Chapeau mince portant un mamelon en son centre. Lames espacées, pied mince et rigide. Du printemps à l’automne

MORCHELLA ROTUNDA … Morille ronde (ou blonde). En forme d’éponge globuleuse de 5 à 10 cm. Sous les bois de feuillus, les haies. Avril. Attention, toxique cru / excellent comestible cuit.

.

pleurote   Pleurote

PLEUROTES OSTREATUS  … Pleurote en forme d’huitre. En touffe, gris clair sur le dessus, blanchâtre au dessous, avec lames descendant sur le pied. Chapeau excentré par rapport au pied. Sur les souches ou troncs abattus de divers feuillus. Automne.

.

SUILLUS GRANULATUS … Bolet granuleux ou Cèpe jaune des pins. Chapeau visqueux, orangé au dessus, jaune rougissant par la suite au dessous. Pied blanchâtre, granuleux. Bois de pins exclusivement. Eté et automne. Comestible, mais il faut enlever la peau.

.

TRICHOLOMA PORTENTOSUM … Le Tricholome prétentieux ou Charbonnier. Chapeau gris-jaune, visqueux. Pied blanc robuste. Dans les bois de conifères de montagne. Octobre/novembre.

.

XEROCOMUS BADIUS … La Bolet bai. Chapeau couleur chamois, au dessous jaune, verdissant au toucher. Pied jaunatre strié de brun. Sous les bois de feuillus et de conifères. Automne.

.

blank

.

Avez-vous entendu parler de Paul Stamets ? C’est un mycologue. C’est-à-dire un expert en champignons. Il vit sur la côte ouest des Etats-Unis. Il y a créé de nombreux projets autour des champignons. Ses livres, ses études et ses activités multiples ont fait connaître dans le monde entier leurs pouvoirs fascinants.

En 1998, il a mené une expérience qui a marqué les esprits. Il a travaillé avec les laboratoires Battelle 1 sur un site où le Washington State Department of Transportation, l’administration des transports locale, a assuré le maintien de ses camions pendant des années. Le diesel et l’huile avaient contaminé la terre à un niveau comparable à une marée noire 2.

Quatre tas de 10m2 de terre très polluée ont été disposés sur de grandes bâches en plastique.  Un tas a été placé entre deux couches de mycélium, c’est-à-dire la partie souterraine du champignon, constituée de fils que l’on appelle des hyphes 3. Sur deux autres tas de terre, on a ajouté des bactéries, et le dernier tas a été laissé tel quel.

blank

Au bout d’un mois, trois tas étaient toujours aussi souillés. Ils étaient même nauséabonds. En revanche, sur le quatrième, qui avait été traité avec les mycelia, avaient poussé des centaines de pleurotes géantes. Certains de ces champignons pouvaient atteindre 30 cm de diamètre 4! La terre ne sentait ni l’huile, ni le diesel. Elle était brune et claire. Et cinq semaines plus tard, les pleurotes avaient disparu !

À leur place, des plantes avaient poussé en abondance. La terre était riche en insectes, elle foisonnait de vie. Le sol a été analysé. Les scientifiques ont été surpris de voir qu’une très grande partie des hydrocarbures s’était volatilisée ! Mieux, les champignons n’en contenaient pas ! Ils s’étaient dégradés en dioxyde de carbone et en vapeur d’eau.

Depuis cette expérience extraordinaire, l’intérêt pour les champignons a grandi dans le monde. D’autres équipes en ont étudié leurs vertus. Les amoureux des champignons en sont persuadés : ils vont sauver le monde 4!

Voici quelques prouesses que les champignons peuvent réaliser (ce ne sont pas toujours les mêmes, bien sûr) 4 :

1/ Nettoyer les plastiques polluants : certains champignons seraient capables d’avaler certains plastiques comme des polyuréthanes, une famille de plastique non recyclée aujourd’hui.

2/ Réduire les radiations sur les sites contaminés.

3/ Filtrer l’eau: certains mycelia seraient capables de nettoyer des canalisations, voire des stations d’épuration et vider l’eau de ses nitrates, perturbateurs endocriniens et médicaments. Ce serait un moyen naturel et efficace d’assainir l’eau sans la traiter chimiquement.

4/ Éloigner les insectes : il existe des champignons capables de cibler certains insectes. Implantés dans les cultures, ils permettraient de limiter, voire de supprimer l’usage de pesticides chimiques et nocifs pour la biodiversité et la richesse des sols.

5/ Soigner les infections : certains mycelia auraient des vertus antibiotiques et/ou antivirales.

6/ Soigner des cancers. Immuno-stimulants, certains d’entre eux peuvent être utilisés.

7/ Revitaliser les sols : on a vu dans l’expérience menée par Paul Stamets que la présence des pleurotes n’a pas seulement drainé et supprimé les hydrocarbures : elle a redonné de la vie. De même, on pourrait avancer sur les déserts ou relancer des forêts en utilisant des mycelia.

8/ Limiter les famines : les champignons sont faciles à cultiver et poussent très vite. Implantées dans des zones de famines liées à des conflits armés, des petites fermes de champignons apporteraient rapidement une nourriture de qualité aux populations menacées.

Evidemment, la question de la mise en œuvre et des politiques locales resteraient à résoudre. Les champignons ne peuvent pas TOUT faire à notre place…

9/ Produire des biocarburants : les champignons demandent peu de choses pour pousser, ils utilisent bien moins d’espace et de ressources que les cultures habituellement consacrées aux biocarburants. Ils sont donc une alternative crédible.

10/ Conquérir l’espace : les champignons sont capables de revitaliser les sols. Ils ne craignent pas les radiations et n’ont pas toujours besoin d’oxygène. Ces qualités d’adaptation extrêmes pourraient permettre de fertiliser des sols d’autres planètes. Pourrait-on aller jusqu’à recréer des atmosphères ?

Références :
1. https://www.wsp.com/fr-GL/projets/laboratoire-national-battelle-pacific-northwest
2. https://www.wsdot.wa.gov/research/reports/fullreports/464.1.pdf
3. https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/biologie-hyphe-5904/
4. https://www.discovermagazine.com/environment/how-mushrooms-can-save-the-world

5. Magazine Nexus, n°94 Septembre/octobre 2014
6. https://happyplanetmagazine.wordpress.com/2015/11/19/les-champignons-de-paul-stamets/

Partagez:

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur linkedin
LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Tous nos articles :

Bilan PNS12

Un rapport biologique & des recommandations thérapeutiques personnalisés grâce à vos analyses biologiques

Medias sociaux

Infos sur la biologie fonctionnelle

Soyez toujours informé

Souscrivez à notre newsletter

Recevez les derniers articles et les dernières informations de notre site

Infos

Les derniers articles de Maladies et de conseils santé

Vessie hyperactive ?

Print Friendly, PDF & Email

Vessie hyperactive ? . Vous avez envie d’uriner, mais une envie somme toute modérée, maîtrisable ; et d’ailleurs vous rentrez chez vous tranquillement, en vitesse

En savoir plus »

Inscrivez vous à notre newsletter !

Vous appréciez les articles de notre site ?

Vous vous intéressez à la santé naturelle et à la médecine fonctionnelle ?

Laissez nous votre email pour recevoir toutes les semaines des articles, des infos et des conseils