Confinement-déconfinement : la stratégie du « stop-and-go » ?

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Alterner phase de confinement et de déconfinement afin de « vivre avec » le Covid jusqu’à la vaccination d’une majeure partie de la population ? Mais si ce « stop-and-go » permet de limiter les dégâts sur le moral des populations, a-t-il déjà fait ses preuves quelque part ?

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En Italie, en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne, nos voisins européens adoptent tous peu ou prou le même rythme d’alternance, avec cette fois-ci une longueur d’avance sur les Français, dont le troisième confinement ne fait, pour la région parisienne, que commencer après près deux mois d’hésitation. Les États-Unis et Israël ont eux aussi choisi cette solution, à l’opposé de la stratégie Zéro Covid pour laquelle ont opté de nombreux pays asiatiques, et qui consiste à imposer un confinement long et sévère, suivi d’un contrôle de la population avec isolement rigoureux des malades et des cas contacts.

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Certains vantent le côté « sur mesure » de ce stop-and-go, d’autres décrient une politique de réaction plutôt que d’anticipation. Mais cette stratégie, choisie par la France à l’instar de la plupart des pays européens, a-t-elle déjà fait ses preuves quelque part ?

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L’IMMUNITÉ COLLECTIVE, le TRAITEMENT et/ou le VACCIN : UN HORIZON DE FAUX ESPOIRS ?

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Au printemps 2020, en se fondant sur les taux d’incidence de toutes les épidémies historiques, l’épidémiologiste britannique Neil Fergusson avait calculé qu’en l’absence de vaccin, il faudrait une série de sept confinements, déconfinements, reconfinements pour éradiquer l’épidémie à l’horizon 2022. Pour sortir de ce cycle infernal, seules deux solutions semblaient envisageables : l’immunité collective et le vaccin.

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1/ « Il faut arrêter avec ce fantasme de l’immunité collective : on n’y arrivera pas ! », s’exclame immédiatement Anne Sénéquier, co-directrice de l’Observatoire de la santé mondiale à l’IRIS, lorsque nous évoquons cet objectif pour tenter de justifier la stratégie de stop-and-go. Car la circulation du virus, condition sine qua non pour arriver à l’immunité collective, favorise aussi l’émergence de variants, qui nuisent à leur tour à l’immunité. Un cercle vicieux, dont la vaccination pourrait nous sortir ?

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2/ Les laboratoires travaillaient jour et nuit pour gagner la course au vaccin. Avant même que l’efficacité de leurs vaccins ne soit reconnue en phase III, les médias criaient victoire ! Croyant avoir trouvé LA solution, le gouvernement français a donc commandé d’urgence 94 millions de vaccins. « Il n’y aura pas de vaccination obligatoire, ni de passeport vaccinal », assurait le Président. Ça vous rappelle quelque chose ? C’était il y a 11 ans, aux débuts de la pandémie de H1N1. 

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Une vaccination massive et rapide de toutes les strates de la population serait donc la seule clef de voûte d’une stratégie de stop-and-go réussie ? C’est le choix que l’on observe en Israël. Avec la moitié de sa population ayant reçu au moins une dose et près d’un tiers totalement vacciné, l’État hébreu se fait le chantre d’une stratégie de stop-and-go réussie ! Cependant, sur l’autre rive du Jourdain, les palestiniens – non vaccinés – ont des courbes épidémiques semblables ?!

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3/ Ils ont simplement oublié d’explorer une troisième voie : le traitement précoce des malades. Ce point est capital, car plusieurs traitements se sont révélés efficaces : l’Azytromycine, l’Hydroxychloroquine (- 50% de décès à l’IHM), Invermectine, Artémisine (en Afrique), etc … Or les pays développés (sous l’influence de BIG PHARMA ?) ont occulté cette solution peu couteuse et sûre … Pourquoi ?!

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UN PARI ÉCONOMIQUE MANQUÉ ?

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Si les vertus sanitaires du stop-and-go sont limitées et si seul un horizon vaccinal proche permet de légitimer ce choix, le critère de décision a peut-être été avant tout la volonté de préserver le tissu économique. Car vivre avec, c’est aussi produire avec et maintenir le plus possible l’activité économique en marche. Mais de plus en plus d’économistes doutent de l’efficacité de cette stratégie : dans une tribune publiée par Le Monde ce 24 février, les économistes Philippe Aghion et Patrick Artus affirmaient que le stop-and-go « condamnerait nos entreprises à adopter une attitude de survie au lieu d’investir dans l’innovation et les bons emplois qualifiants, avec des conséquences très négatives à long terme sur la croissance, l’emploi et la mobilité sociale ».

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Et si le stop-and-go suppose des mesures différenciées selon les territoires, la notion même de gestion régionalisée n’est pas sans défaut : « La gestion régionalisée de la pandémie a été une réussite en Allemagne durant la première vague car leurs hôpitaux périphériques sont très bien équipés. Durant la seconde vague, l’Italie a voulu importer cette stratégie, mais cela n’a pas marché à cause du moins bon financement de ses hôpitaux. Et, finalement, même en Allemagne, cette gestion par Länder a mené à des conflits politiques qui ont poussé Mme Merkel à taper du poing sur la table. »

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https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpubh

.2020.604339/full

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Une solution intéressante pour la sécurité intérieure, mais pas explorée – non plus – par les autorités !

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