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Daphne gnidium

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Le Daphné garou, Garou, Thymèle ou Saint-Bois est un arbuste de la famille des Thyméléacées. Cette plante, du même genre botanique que Daphne mezereum, portant aussi des baies rouges (mais réparties le long des tiges), est également très toxique et avec des symptômes identiques. 

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Découvert à partir d’une plante africaine, et mis au point dans un petit laboratoire de Castanet, le DPG est un médicament utilisé dans le traitement alternatif des leucémies et des hépatites B. Un succès combattu par l’ordre des pharmaciens qui reproche à la molécule africaine de ne pas avoir obtenu d’autorisation de mise sur le marché.

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Au dispensaire de MayoOuldémé, Nord Cameroun, 1962. Pierre Tubery jeune médecin employé par un ONG observe sans comprendre les effets surprenants d’une plante administrée par les guérisseurs locaux aux malades de la lèpre.

Cour d’appel de Toulouse, 26 octobre 1999, le petit docteur chauve, a 70 ans. Il comparaît pour «exercice illégal de pharmacie et commerce illégal de médicaments». A ses côtés sur le banc des accusés, Jacqueline Ragot, 63 ans, pharmacienne, ex chargée de recherches au CNRS, et Marie-Claude Bardoux ex présidente de l’association «solidarité pour le soutien des malades» née en 1981, ainsi que Guy Guingant, actuel président de l’association. Condamnés en juillet 1998, à 2500-francs d’amende par le tribunal correctionnel de Toulouse, les quatre prévenus étaient de nouveau jugés hier après l’appel interjeté par le parquet de Toulouse et le conseil de l’ordre des pharmaciens. Dans la salle d’audience cent cinquante membres de l’association crée pour distribuer les médicaments mis au point par le médecin et son équipe ont assisté silencieux au procès de la molécule qui soulage leurs douleurs et leur a parfois permis de vaincre un cancer ou une leucémie.

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De retour d’Afrique dans les années soixante, le docteur Tubéry confie au muséum d’histoire naturelle et aux chimistes du laboratoire de toxicologie de Toulouse quelques échantillons de Daphné Gnidium, la mystérieuse plante des guérisseurs Camerounais. Rapidement, chimistes et médecins constatent que la matière active de ce Daphné africain, stimule les défenses immunitaires des souris de laboratoire. A l’hôpital Villejuif, le professeur Amiel a alors l’idée de tester la plante sur des souris atteinte de leucémie. Les effets sont encourageants. Mais en dépits de ces premiers résultats, les dix-sept laboratoires pharmaceutiques contactés pour tenter de développer un médicament à partir du Daphné Gnidium refusent de s’engager avant que la molécule active ne soit identifiée.

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1980. Dans le laboratoire de chimie des substances naturelles du CNRS de Gyf-sur- Yvette, les professeurs Husson et Potier décryptent la formule chimique du Primeverosyl Genkwanine. La matière active du Daphné est enfin démasquée et commence alors une carrière marginale sous le nom de DPG.

Course d’obstacles

Sans les moyens financiers dont disposent les grandes firmes pharmaceutiques, Jacqueline Ragot découvre, en 1987, dans son petit laboratoire du centre de recherches phytothérapique de Castanet, l’existence d’un cousin Méditerranéen du Daphné Africain, très riche en matière active et susceptible de fournir du DPG en quantité industrielle. La course d’obstacle pour obtenir l’autorisation de mise en marché du médicament pouvait commencer.

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Fort du soutien de dix hématologues français, qui acceptent de réaliser les premiers essais cliniques dans leurs hôpitaux, le docteur Tubery dépose une demande auprès du professeur Reyes, attaché scientifique de Bernard Kouchner alors secrétaire d’état à la santé. Mais l’agence du médicament demande au docteur et à la pharmacienne de procéder à des tests complémentaires. Coût de l’opération 5 MF. C’est trop cher pour le petit laboratoire de Castanet qui choisi de confier à des médecins Algériens et Béninois le soin de tester la molécule importée du continent noir.

Histoire sans fin

Pourtant, malgré cette absence d’autorisation de mise en marché, les médecins hésitent de moins en moins à prescrire, le DPG comme médicament de la dernière chance aux malades atteints de leucémie.

Mais, en 1995, la plainte déposée par deux praticiens auprès du ministère de la justice place le petit docteur, aujourd’hui retraité à La Masquaire, près de Muret, au coeur d’une procédure judiciaire qui n’en finit pas. Hier, le ministère public et Me-Saumon, l’avocat de l’ordre des pharmaciens ont demandé à la cour d’appel de prononcer la fermeture immédiate du laboratoire de Castanet.

Les membres de l’association n’entendent pas pour autant se priver d’un médicament qui leur fait du bien.

Il faut en prendre 3 comprimes le midi, 3 le soir pendant 25 jours par mois.

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La pharmacie Legnani le vend en Italie. le numéro de téléphone de la pharmacie = 00 (39) 02 48 01 38 88

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Cas clinique :

Jean-Michel Dubois a 50-ans.

Il est membre de l’association «Solidarité pour le soutien des malades», depuis que son fils atteint d’une leucémie a été soigné par le DPG mis au point à partir des découvertes du docteur Tubéry.

«Mon fils a contracté une leucémie en 1992. En 1996, à la suite d’une vaccination contre l’hépatite «B», il a rechuté. Au bout d’un an, les médecins nous ont avoué qu’ils ne pouvaient plus rien pour lui. C’est à partir de ce moment la que nous avons été amenés à utiliser les médicaments du docteur Tubéry.

Il a suivi un traitement à base de DPG pendant six mois. Au bout de cette période il est finalement décédé. De toute façon la médecine classique ne nous avait laissé aucun espoir et je considère que ce traitement lui a permis de vivre avec nous jusqu’à la fin et de s’éteindre à la maison.

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