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Les DOSAGES HORMONAUX

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Toutes les hormones et leurs « releasing factors » (hypophysaires) peuvent être dosés, mais … les quantités sont infimes (les dosages sont donc techniques et chers) et les fluctuations sont la règle : les hospitaliers leur préfèrent souvent des « épreuves dynamiques » qui standardisent les valeurs obtenues.

Rappel : les hormones sont des composés liposolubles, maintenus en phase colloïdale par des protéines porteuses spécifiques. 

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Les hormones thyroïdiennes

Elles sont de pratique courante : T3 et T4 + TSH (0,15 à 4,9 uU/ml).

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Plus récemment, on dose la IODURIE pour apprécier les déficits sévères en iode :

  1. inférieure à 20 ug/l. = déficit sévère
  2. de 20 à 50 ug/l. = déficit modéré
  3. de 50 à 100 ug/l. = déficit léger
  4. de 100 à 300 ug/l. = taux normal
  5. Plus de 300 ug/l. = risque de surdosage.

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La Parathormone (PTH) : 10 à 65 ng./l. et la Calcitonine < 10 ng./l. (hormones para-thyroïdiennes, dosées dans le cadre d’une évaluation du métabolisme phosphocalcique)

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La DHEA (pondéralement la plus importante des hormones stéroïdienne) est à la mode, pour indiquer / suivre une supplémentation anti-âge. 

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L’ACTH et le Cortisol, pour le syndrome de Cushing (hyper surrénalisme) :

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La somatomédine est un facteur de croissance sécrété par le foie (mais aussi par les reins), par l’intermédiaire d’une hormone de croissance (la somathormone) produite au niveau de l’antéhypophyse (cerveau). La somatomédine existe dans le sang et est transportée par des protéines spécifiques.

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Le dosage des différentes hormones sexuelles féminines est à effectuer en fonction des phases du cycle sexuel qui présente trois temps forts :

  1. La phase folliculaire avec un retrocontrole négatif
  2. La phase préovulatoire (fin de la phase folliculaire) avec un rétrocontrole positif qui aboutit à la décharge ovulante puis l’ovulation)
  3. La phase lutéinique avec un rétrocontrole négatif qui va diminuer lorsque le corps jaune va disparaître (ce qui permet de redémarrer un nouveau cycle et va entrainer la menstruation).

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La FSH ou « Follicle stimulating Hormone », doit être impérativement dosée au 3eme jour du cycle. C’est un facteur fluctuant qui doit être interpréter en fonction de l’age. Les valeurs normales au troisième jour du cycle varient entre 3 et 6,5 UI / l., les valeurs sup. à 9,5 sont à interpréter avec attention car la valeur de la FSH plasmatique dépend beaucoup de la valeur de l’estradiolémie. Toutefois l’association d’un taux de FSH élevé avec un taux d’AMH faible reste une contre-indication à la tentative d’AMP.

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L’ESTRADIOL. En début de cycle doit normalement être inférieur à 50 ng/ml.
Son taux témoigne de la qualité de la sécrétion ovarienne. Trop élevé ou trop faible il devra être interprété en fonction des autres paramètres biologiques et cliniques.

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La LH, ou Prolactine, facteur de déclenchement de l’ovulation et de maturation des spermatozoïdes :

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La Progestérone La progestérone est une hormone sexuelle féminine, sécrétée uniquement par le corps jaune, qui désigne l’évolution du follicule dont est issu l’ovule après l’ovulation.

Le dosage de la progestérone en dehors de la grossesse permet donc de comprendre certains troubles du cycle menstruel d’origine hormonale ou bien une infertilité. Il est également utile lors du bilan d’une assistance médicale à la procréation et dans le suivi d’une FIV (Fécondation in Vitro). 

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Phases du cycle                       Valeurs normales  (ng/ml)
1ère phase: folliculaire              0,05 à 1,3
Ovulation                                   0,4 à 2,8
2ème phase: lutéale                  5 à 25
Début de la grossesse              40 à 130
Grossesse à terme                   530 à 1000
Ménopause                                < 0,2
Chez l’homme                           0,05 à 0,8

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Une diminution importante du taux de progestérone en phase lutéale est synonyme d’une absence d’ovulation. Lorsque ce taux est abaissé mais supérieur à 0.6 ng/ml indique une insuffisance lutéale, qui peut être responsable de fausses couches spontanées à répétition.

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La Testostérone androgène le plus puissant, est dosé en cas d’hirsutisme (tumeur ovarienne ou surrénalienne ?).

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La Gonadotrophine chorionique (HCG) est une hormone de la nidation de l’œuf : diagnostic (grossesse molaire, GEU) et suivi de grossesse.

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L’hormone anti-Mullerienne (AMH), qui est corrélée avec le nombre de follicules restant sur les ovaires. On considère qu’un taux normal est supérieur à 2,5 ng/ml. En 2003 une étude a montré une valeur seuil de 1 ng/ml au dessous de laquelle aucune grossesse n’était observée. Elle est utilisée lors d’un bilan d’une stérilité, avec :

  1. La FSH (+ LH en cas de suspicion d’OPK)
  2. L’Estradiol et la Prolactine, en cas de besoin 

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Ne pas oublier qu’il existe un moyen simple de s’assurer de l’efficacité au niveau des tissus des hormones sexuelles féminines : la courbe de température (prise rectale sur trois mois, au réveil).

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Examens réalisés pour confirmer le diagnostic de ménopause :

Ces examens reposent sur des dosages d’hormones dont les taux sanguins se modifient de façon très significative au moment de la ménopause :

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Examens réalisés pour confirmer le diagnostic de l’alopécie :

  • Dehydro-épiandrostérone (rein) : 0,9 à 8 umol/l.
  • Testostérone (gonades) : 0,3 à 3,4 umol/l.
  • SexHBG (foie) : 30 à 60 n mol/l.

Rapports étudiés :

  1. Cortisol / Testostérone … bon moyen d’apprécier le surentrainement des athlètes
  2. Œstrogène / Progestérone … équilibre pré ménopausique

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