Quelques idées reçues en naturopathie

Quelques idées simplistes circulent encore dans le petit monde de la naturopathie, ce qui contribue malheureusement à la décrédibiliser ...

LES IDEES RECUES … 

MonCorps

Il y a actuellement quantité d’idées reçues qui circulent dans le petit monde des « médecines naturelles » … Essayons de tordre le cou à certaines d’entre-elles : 

 

1/ L’acidose est une maladie qui se traite par une alimentation basifiante et des médicaments alcalinisants ?!

Notre corps comporte plusieurs systèmes tampon qui empêchent absolument l’acidose. D’ailleurs celle-ci ne s’observe que dans les services de réanimation, lorsque le rein, le poumon et/ou le cœur ont cessé de fonctionner suffisamment. L’acidose (en pathologie de ville) n’existe donc pas !

 

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Il existe par contre des « phénomènes d’acidose localisée », c’est le cas, par exemple, de la digestion gastrique où la sécrétion d’ions H+ se fait au détriment des ions OH- qui restent dans la circulation (c’est le phénomène de « vague alcaline » qui explique en grande partie notre somnolence après un gros repas).

Le type même de l’acidose localisée pathologique, c’est la crise de goutte. Celle-ci pourra intéresser d’autres secteurs, comme par exemple les orifices cutanéo-muqueux (fissures, ulcérations, fistules … bouche, anus et orifices génitaux). L’élément déclenchant est toujours la sécheresse tissulaire, sur laquelle l’acidité se développera. Cette sécheresse a souvent pour cause un « décrochage hormonal » qu’il faudra évaluer.

Il est ainsi inutile et ridicule de doser le pH des urines (compartiment périphérique), de prétendre l’alcaliniser avec l’alimentation (tous les aliments sont alcalins, sauf les protéines) ou des alicaments (ex. alcabase …).

La solution consiste à rééquilibrer la sécheresse (les plantes, riches en phythormones ont cette propriété), à boire suffisamment et à tamponner les variations de pH par les sels de Sodium (cf. EFFICOMPLEX n°4).

 

2/ Les « candidoses chroniques » sont fréquentes et responsables de nombreux symptômes ?!

Les mycoses digestives chroniques n’existent pratiquement pas (sauf chez les immunodéficients graves) ! L’examen bactériologique quantifié des selles est indispensable pour affirmer l’infection – l’étude du sang par le « microscope à fond noir » n’est pas fiable, quand aux dosages de leurs métabolites urinaires, ils sont souvent trompeurs, car les levures sont des hôtes habituels de tous les intestins … !

Le Candida est un saprophyte de le flore intestinale qui ne pose pas de problèmes mais son polymorphisme en moisissure ou mycélium (issu d’une spore et s’étirant en filament / les hyphes) peut poser un problème de pathogénicité du fait des neurotoxines sécrétés / toxémie par acétaldéhyde issus du sucre, d’ou déprime par perturbation de la dopamine et agressivité vis à vis des bifidobactéries (d’ou clinique digestive par l’état inflammatoire / dysbiose).

Dans les rares cas où le laboratoire trouvera un taux anormalement élevé de métabolites candidosiques dans les urines du patient, considérez que c’est une manifestation locale de phénomènes généraux de type « chaleur + humidité » (MTC). C’est alors le marqueur biologique d’un déséquilibre alimentaire et humoral qu’il faut apprécier. Il n’y a aucun bénéfice à vouloir les traiter si le terrain n’est pas corrigé spécifiquement. Recherche étiologique = la mycose s’est installée après quel maladie, médicaments ou vaccinations ?!

Nous ferons ici l’écho du Dr D. Riché en reprenant des travaux de 1999 parus dans “The Lancet” suite à la similitude entre la clinique (troubles digestifs, fatigue, douleurs, variation de poids, sautes d’humeur …) des intolérants au gluten non cœliaque (IGNC) et de la candidose digestive. Cela a abouti à la découverte d’une analogie à 50% entre les séquences de la gliadine du gluten et les acides aminés du mycélium du candida ! D’où des taux d’anticorps anti candida chez des patients intolérants au gluten (= faux positifs !)

Corrigez l’alimentation (réduire les sucres si nécessaire ++) et relancez les fonctions de Poumon (Colon) + Rate-pancréas, si polarité vaginale ou anus : ajouter Foie

OLIVUM (extrait buvable de feuilles d’Olivier) a un bon effet de régulateur antimycosique

Localement, mycose au niveau de la peau, c’est l’HE naturelle de Citron qui semble la plus efficace (ex. Citron pour le bain ou Crème de douche au Citron – lab. Weleda).

Dans le cas des MYCOSES INGUEALES (onycomycoses : ongles blancs, jaunes ou noir), on pourra essayer un isothérapique de l’ongle per os 5, 7, 9 et 12 CH (avant tout traitement) ou une HE naturelle localement (pas de mélange SVP !). Les plus actives sont : Aspic, Bois de Rose, Cèdre, Citron, Géranium (Pelargonium), Lavande, Niaouli (Melaleuca) Palmarosa (Cymbopogon), Santal, Sauge sclarée …

 

3/ Le « drainage« , à la base de nombreux traitements naturopatiques, « fait toujours du bien » … ?

Examinons d’abord sa définition : le « drainage », méthode chère à L. Vannier, consiste en la prescription d’une basse dilution végétale (nourrissant la structure – Yin) pour relancer les fonctions défaillantes (Yang). Cette pratique s’appuie sur la fait que « un redoublement du Yin se manifeste dans le Yang et réciproquement » (SuWen chapitre 5), mais il est deux cas où nous devons formellement le contre-indiquer …

  1. Les excès de structure (obésité) … « Le Yin en excès (graisse, eau) exclu le Yang » = syndrome froid interne (ex. « Graphites » en homéopathie) : à traiter par le régime !
  2. Les excès de fonction (maladies allergiques ou inflammatoires) … « Le Yang en excès exclu le Yin » = syndrome chaleur externe (ex. : « Arsenicum ») : à traiter par les hautes dilutions !

« Une plénitude (vraie) est une surabondance de Qi malfaisant » : commencez par éliminer l’énergie en excès !

Or, « Le malade qui présente une plénitude de yang est plus facile à guérir que celui qui présente une plénitude de Yin » (Lin Tchrou, chapitre 53). C’est en effet dans ces cas que le « drainage » peut s’avérer catastrophique … Nous avons dans notre clientèle quelques patientes qui après le traitement végétal « drainant » proposé par un ami pharmacien naturopathe qui ont :

  1. pris en quelques semaines 3 ou 4 kilogrammes bien difficiles à reperdre,
  2. retrouvé brutalement un eczéma disparu depuis fort longtemps !

Le pire drainage est sans doute la « cure du foie » !

 

4/ La « levure de riz rouge » est un moyen naturel pour baisser le cholestérol … ?

La question est double :

1/ il n’y a aucun intérêt à baisser le cholestérol (il faut plutôt chercher les causes réelles de celui-ci : surpoids, diabète, stress, sédentarité …

2/ la levure de riz rouge, comme les statines, est un poison du foie, qui donne des symptômes tendino-musculaires et diminue l’immunité ! A proscrire absolument. D’ailleurs, la Suisse vient de l’interdire à la vente …!

 

5/ L’aspartam (édulcorant = E 951) est très toxique ! 

L’aspartam est un succédané du sucre, constitué des deux seuls acides aminés (protéines) à gout sucré. Toutes nos cellules en contiennent à l’état normal, presque tous nos aliments aussi. Si l’on fait cuire les protéines à haute température (au dessus de 65°), elles se dégradent : c’est vrai aussi pour l’Aspartam qui ne doit pas être cuit.

Si l’aspartam vise à réduire la quantité de sucre absorbée par les personnes en surpoids, la persistance du gout sucré dans leur alimentation n’est – par contre – pas du tout favorable pour un  résultat à long terme. Donc, pas de bénéfice réel. Evitez plutôt les aliments sucrés quand vous êtes en surpoids.  

 

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Les dix pires sources de l’Aspartame : chewing-gums, sodas édulcorés, produits sans sucre, tomato catchup , médicaments pour enfants, yogourts, corn-flakes …

Ce  produit est suspecté de divers dangers, d’où de nouvelles évaluations en cours. A notre avis, c’est un combat d’arrière-garde, car il va probablement céder rapidement la place :

— aux néotame qui est un édulcorant artificiel (de la firme Monsanto !) dérivé de l’acide aspartique. Bien que ce soit un dipeptide de structure chimique similaire à l’aspartame, il est 40 à 60 fois plus sucré que celui-ci, soit 7 000-13 000 fois plus sucré que le saccharose, et ne se dégrade pas en phénylalanine.

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Il est à présent autorisé dans plusieurs pays comme additif alimentaire.

— aux extraits de STEVIA, une plante sud américaine au fort pouvoir sucrant … sans danger apparent.

 

6/ le « drainage des vaccins » … administrer un isothérapique d’un vaccin n’a pas grand sens. Ce n’est en tout cas pas de l’homéopathie (méthode qui choisi des remèdes semblables – et pas identiques, selon des symptômes bien précis). Ce fut pourtant un grand succès didactique de l’école suisse du dr. Senn et de son élève Elmiger qui n’allait pas tarder à reprendre le flambeau : « La maladie est une rupture d’harmonie, un déphasage traumatique dans le flux de l’énergie vitale. Chaque choc laisse une marque, grande ou petite, selon la violence de l’impact, le moment où il a lieu et les points faibles de notre programme génétique. Pour rétablir la santé, le médecin doit repérer les évènements perturbateurs et les neutraliser, en respectant la loi de Hering, c’est à dire à rebrousse-temps (dans la séquence à prévoir, seule la date de la primo-vaccination compte). Si la thérapeutique est de même nature que l’événement responsable, le choc égalisateur est quasi parfait. ».

Appelée « Isothérapie séquentielle« , ce phantasme purificateur eu un grand succès dans le monde homéopathique francophone. Fort de quelques résultats qui semblaient valider sa thèse, les drs Senn et Elmiger entreprirent alors de corriger le « programme génétique » des patients en prescrivant les quatre nosodes de diathèse, en séquence, un par saison, en dehors de toute notion de similitude !

Restons raisonnables : un « déblocage » du pôle Rate-pancréas (mémorisation alimentaire, immunitaire et idéative) est souvent utile rapidement après un événement déstabilisant. Or, force nous est de constater qu’un nouvel équilibre (déséquilibre ?) fonctionnel entre les cinq pôles organiques s’installe assez vite et durablement. Il faut alors une correction thérapeutique qui tienne compte de tous les facteurs du problème, d’où l’intérêt des bilans BNS. La prescription d’un remède (remède similimum, stock-nosode ou iso-thérapique vaccinal) ne donne souvent aucun résultat ou au contraire une aggravation notable, car l’actuel équilibre du patient est remis en question par cette nouvelle information, qui peut aller jusqu’à une réactualisation du déséquilibre initial !

Lorsque « ça bouge », les praticiens adeptes de l’isothérapie séquentielle insistent, répétant alors la dose, en augmentant les dilutions jusqu’à des hauteurs remarquables, sans bénéfice objectif pour le patient.

Je ne vois donc aucun avantage ni résultat à cette pratique : les patients ne vont pas mieux (parfois recrudescence des symptômes !) et les bilans pratiqués avant et après ces iso ne montent aucun changement. Au contraire, une telle façon de procéder a deux inconvénients :

  1. on fait accepter des vaccins potentiellement dangereux au prétexte qu’on les « drainera »
  2. on attend trop longtemps l’effet des iso avant la mise en place d’un traitement spécifique efficace !

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