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La douleur abdominale 

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Parmi les patients qui se rendent aux urgences avec un gros « mal de ventre » :

  • Dans un tiers des cas, le patient ne saura jamais ce quil avait. La douleur disparaîtra sans que les médecins ne soient parvenus à comprendre ce qui s’est passé (constipatipon, douleurs ovarienne …?) 
  • Un autre tiers a une appendicite : « ventre de bois » !
  • Le dernier tiers a une autre maladie : une cholécystite aiguë, une obstruction intestinale, une pancréatite (inflammation du pancréas), une colique néphrétique (cailloux dans les reins), un ulcère à l’estomac, des calculs biliaires (cailloux dans la vésicule biliaire), une maladie de Crohn (inflammation aiguë de l’intestin perturbant l’absorption des nutriments), une diverticulite ou un cancer …

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De fait, la douleur abdominale, spontanée ou provoquée, est très fréquemment rencontrée et accompagne toutes les affections viscérales. On peut la classer en :

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Douleur modérée : volontiers chronique, souvent négligée par le patient, mais aussi par le thérapeute, d’autant plus que certaines affections malignes n’entraînent que peu de douleurs, notamment à leur phase de début (ex.: K de la tête du pancréas), ce qui peut entraîner des retards diagnostics.

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Douleur aiguë : l’essentiel est de savoir s’il y a urgence chirurgicale ou non, car il y aura très souvent lésion viscérale patente :           

  1. distension d’un viscère creux (douleur paroxistique) : vésicule biliaire, intestin,           
  2. ou inflammation viscérale (avec fièvre) : cholécystite, appendicite           
  3. ou irritation du péritoine par de l’air, du pus, ou du sang (grossesse extra-utérine, avec choc vasculaire)          
  4. ou encore ischémie d’un territoire mésentérique, suite à une claudication intermittente digestive. 

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Rechercher les antécédents douloureux pour connaître le mode d’évolution de l’affection, ainsi que son éventuelle aggravation au cours du temps. 

* La douleur de l’hypochondre droit indique une souffrance du complexe hépato-biliaire, NB. : si la limite inférieure dépasse le rebord costal de plus d’un centimètre, il pourra s’agir d’une hépatomégalie ou d’une ptôse du foie.

* La douleur de l’hypochondre gauche indique une souffrance de la rate ou de la queue du pancréas, de l’épiploon pancréato-splénique ou de l’angle colique gauche.

* La douleur épigastrique indique un problème œsophagien ou gastroduodénal ou pancréatique.

* La douleur de la région ombilicale indique un problème d’intestin grêle.

* La douleur au niveau de la fosse iliaque droite signale une souffrance appendiculaire (ou de la jonction iléo-cæcale) ou de la voie urinaire droite.

* La douleur de la fosse iliaque gauche signale une affection du colon sigmoïde ou de la voie urinaire gauche

* La douleur au niveau de l’hypogastre nous indique un problème de vessie ou d’utérus et de ses annexes. 

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Cependant, on doit savoir qu’une affection cardiaque (ex.: infarctus) ou une souffrance appendiculaire peuvent donner un signe épigastrique, de même pour la souffrance hépato-biliaire, qui peut même se répercuter au niveau de l’hypochondre gauche.

— la présence de sang, de pus, ou d’air dans le péritoine entraînent une douleur des deux épaules, par irritation des nerfs phrénique via le diaphragme :

— la souffrance vésiculaire entraîne une irradiation de l’épaule et de l’omoplate à droite,

— la souffrance pancréatique, comme les traumatismes au niveau de la rate donnent une irradiation douloureuse dans la zone dorsale moyenne et de l’épaule gauche, très vive.

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Les modalités d’apparition et de disparition des douleurs ont leur importance :

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