La saga de la grippe H1N1

Les experts ont déclaré le 12 janvier 2010  "terminée en Europe", la première vague de cette tristement célèbre « grippe porcine ».
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La « grippe aviaire » de 2009 (H1N1) 

 

Il y a plus de virus sur terre que n’importe quelle forme de vie ! On a ainsi découvert :

  • — des macrovirus, observables au microscope optique,
  • — les bactériophages qui régulent l’ensemble des souches microbiennes et qui ont été largement utilisés en URSS, comme traitement anti-infectieux de base,
  • — des virus aux effets anti-tumoraux, que l’on essaye à présent de modifier génétiquement !

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L’actuelle « grippe aviaire » est une épizootie (le réservoir de virus est chinois = infection chronique du canard). Rappelons que l’on identifie les virus grippaux (à ARN segmenté, Myxovirus influenzae) par :

  1. leurs types: A (pandémies), B (épidémies hivernales), C (faiblement contagieuse)
  2. leurs déterminants: H (16 hémagglutinines, qui servent à faire pénétrer le virus dans la cellule cible) et N (9 neuraminidases, qui permettent au virus de se détacher après réplication intra cellulaire).

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Rappel des épidémies aviaires (identifiées) :

  1. 1878, en Italie, première « grippe du poulet » en Europe
  2. 1917, A(H1N1), la « grippe espagnole », mutation d’un virus aviaire : 500 millions de personnes contaminées à travers le monde et environ 20 millions de morts. Ce virus a été séquencé récemment (Tabenberger et coll. dans « Nature », octobre 2005)
  3. 1957, A(H2N2), la « grippe asiatique » due à une hybridation virale, c’est-à-dire à un réarrangement de virus déjà existants, 4 millions de morts.
  4. 1968, A(H3N2), la « grippe de Hong-Kong » (virus issu d’une hybridation), 2 millions de morts.
  5. 2003, A(H7N7), virus aviaire hollandais (86 personnes infectées, un décès). Les autorités abattent 25 millions de volatiles et vaccinent avec le vaccin H7N1, ce qui jugule l’épidémie, car se sont en effet les déjections des oiseaux, l’eau ou les objets souillés qui – inhalés – sont contaminants. Or, les animaux survivants continuent à disperser le virus pendant une semaine !
  6. 2005 et 2006, grippe saisonnière, due principalement au virus de formule H3N2.

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Le virus H5N1 apparait dans le sud de la Chine en 1996, affectant surtout les canards et les oies, puis à Hong-Kong en 1997 (18 humains infectés, 6 décès). Les autorités abattent 1,5 millions de volatiles, ce qui maitrise l’épidémie. Il n’existe pas de cas de transmission par voie digestive.

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Le tableau clinique des personnes infectées est celui de la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires :

  1. Forte fièvre (40°) et pneumopathie
  2. Puis détresse respiratoire aiguë (cyanose sur œdème pulmonaire),
  3. Ou, en cas d’absence de signe respiratoire, de la diarrhée et une encéphalite,
  4. Enfin de défaillance organique et de CIVD… 50% des patients !

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Où est passé la maladie, qui a légèrement muté en 2003, puis a suivi les migrations d’oiseaux ? :

  1. Décembre 2003 … Corée du sud, Indonésie (14 décès)
  2. Janvier 2004 … Cambodge (4 décès), Chine (7 décès), Hong-Kong, Japon, Thaïlande (14 décès), Vietnam (42 décès), quelques cas de contamination de félins ont été observés (2 tigres et 2 léopards dans un zoo)
  3. Juillet 2005 … Kazakhstan, Mongolie, Russie, Sibérie (41 décès)
  4. Octobre 2005 … Croatie, Roumanie, Turquie (4 décès), Ukraine
  5. Janvier 2006 … Chypre, Irak (1 décès),
  6. Des 2006 … puis Europe de l’ouest et Afrique

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Le risque actuel est minime, car la contagiosité est faible … Le risque potentiel en cas d’hybridation ou de mutation est au contraire énorme : on serait en présence d’un virus pandémique qui affecterait 15 à 35% de la population, avec un taux de décès de l’ordre de 10 à 50%, soit (chiffres officiels) pour le Suisse = 1 à 2 millions de malades et 10 000 à 20 000 morts !

Le cheminement habituel à travers la barrière des espèces est le suivant :

Oiseaux -> Félins -> Porc -> Homme

Notons que dans le même temps, la « grippe du cheval » aux USA vient d’infecter les chiens !

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On nous propose donc :

– De vacciner les volailles, en dédommageant les paysans des pays touchés, afin d’éliminer les oiseaux infectants (1,9 milliards de dollars ont ainsi été débloqués lors de la conférence de Pékin en février 2006).

– De limiter la contagion par le port de masques (idem SRAS … efficacité = quelques heures par masque), des gants plastiques, des lunettes de protection et des solutions désinfectantes. La mobilisation de tout le personnel de santé et la limitation des déplacements est prévue. Le dépistage à l’arrivée dans les aéroports sera obligatoire, avec mise en quarantaine de tous les passagers d’un même vol si nécessaire !

– De traiter dès les premiers symptômes … Or les australiens qui ont réalisé une méta-analyse de 52 études randomisées concluent à l’inefficacité des antiviraux (Amantadine, Rimantadine, Relenza et Tamiflu) contre le virus de la grippe (The Lancet, 19 janvier 2006). Ce qui n’a pas empêché les gouvernements européens de constituer des stocks de millions de doses (pour le plus grand bonheur des laboratoires).

– De stocker des vaccins, or :

  1. la culture sur œuf embryonné reste problématique (il faut une année pour produire un vaccin en quantité),
  2. les virus aviaires sont peu immunogènes sur l’homme, le problème de l’effet des adjuvants existe (alumine et squalènes),
  3. le glissement antigénique est la règle, même lorsqu’on a identifié un variant pandémique.

Cependant 40 millions de doses ont été commandées chez Sanofi-Pasteur ! A qui profite la peur ?.

Vous avez … une information récente d’une possible reprise de l’épidémie ?!

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En avril 2010, un an après le début de la pandémie, le pr. Jean-François Delfraissy, chargé de coordonner les recherches admet s’être trompé sur plusieurs aspects (17 800 morts dans le monde, contre 500 000 pour la grippe saisonnière). Le pr. Marc Gentilini, infectiologue et ancien président de l’académie de médecine, juge, pour sa part indécente la démesure des moyens mis en oeuvre pour lutter contre la pandémie. Une des erreurs a été en France la mise à l’écart des médecins généralistes.

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Revenons sur les différentes périodes de cette rocambolesque histoire, qui a eu le mérite de révéler au grand public les liens ténus existants entre l’OMS et les grands laboratoires pharmaceutiques …!

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Image microscope du virus porcin A [H1N1]

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1 –    Les « alarmistes » 

L’OMS qui a déclaré le niveau 6 (maximum – depuis le 11 juin 2009) de son seuil d’alerte (rappelons qu’à ce niveau les écoles et lieux de réunion doivent être fermées)… or, le 23 juillet, le phénomène avait basculé : déjà plus de 125 000 cas dans le monde, 136 pays touchés. Les recommandations du début (isolement des cas infectés à l’hôpital) se sont transformées en isolement des patients à domicile !

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Les laboratoires qui ont vu dans cette occasion la possibilité d’écouler antiviraux et vaccins … mais, il faut savoir qu’un précédent vaccin contre ce virus A(H1N1), mis au point et utilisé aux USA en 1976, a eu des effets désastreux : sur 40 millions de personnes vaccinées, on a pu observer 4500 plaintes dont 532 cas graves de « syndrome de Guillain-Barré » dont 32 décès !

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2 – Les « modérés » 

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L’actuelle pandémie H1N1 ayant circulé jusqu’en 1957, puis étant réapparue en 1977, il y a fort à parier que les sujets de plus de 60 ans possèdent une immunité résiduelle (bulletin Eurosurveillance, vol. 14, n°39). L’essentiel des patients est en effet constitué d’enfants et d’adultes jeunes et, contrairement à la grippe « saisonnière », des formes graves sont observées chez des patients sans antécédents.

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3 – Les « raisonnables » 

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Le professeur de médecine (et député UMP) Bernard Debré qui affirme que la mobilisation contre la pandémie « ne sert qu’à nous faire peur ! Cette grippe A (H1N1) n’est pas dangereuse. On s’est rendu compte qu’elle était peut-être même un peu moins dangereuse que la grippe saisonnière. Alors maintenant, il faut siffler la fin de la partie !« 

Le professeur Martin Winkler, de Montréal, parle  de « l’inutile paranoïa des marchands d’angoisse » et rappelle que la grippe « classique » (H3N2) fait entre 250 000 et 300 000 morts chaque année dans le monde, sans que personne ne s’en inquiète vraiment (personne âgées surtout).

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Les praticiens homéopathes qui constatent que les symptômes de cette affection sont peu différents d’une grippe saisonnière (fièvre, toux, myalgies …), mais avec :

  1. des formes graves surtout chez les jeunes, les femmes enceintes et les sujets obèses,
  2. une pneumopathie importante (10% des cas) avec plages de condensation et un risque d’embolie pulmonaire, évoquant Bryonia (déjà remède du génie épidémique du AH1N1 de 1918).

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Les médicaments disponibles : Pour le moment, nous disposons de remèdes naturels « large spectre » :

  1. De sarcodes (cœur et foie de canard): OSCILOCOCCINUM, à prendre dès le début, une dose/jour (6 jours).
  2. De complexes homéopathiques : Infludo (lab. Weleda), Gripp-heel, Engystol ou Echinacea comp. (surrinfection) du lab. Heel, etc … qui regroupent la plupart des remèdes susceptibles de couvrir les symptômes de la maladie.
  3. Des alternatives phytothérapiques au Tamiflu (pour les patients fragiles) : le « PP40 » (la FLAVOPEREINE est un alcaloïde extrait du Frangipanier – PLUMERIA RUBRA) ou le « Pao 40 » (extrait d’Aspidosperma subincanum), antiviraux puissants (des virus à ARN), à prendre : 5 gélules le premier jour, 4 le suivant, 3 gélules le troisième … 

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La prévention, en dehors du fait d’éviter la contagion (voir plus loin)… peut se faire avec :

  1. Un bilan biologique (BNS) qui optimisera vos défenses immunitaires.
  2. Des remèdes immunostimulants, comme IMUNIMA du lab. IMMOV  
  3. Biothérapique : INFLUENZINUM (voir plus bas)

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Rappelons que l’on identifie les virus grippaux (à ARN segmenté, Myxovirus influenzae) par :

1. leurs types: A (pandémies), B (épidémies hivernales), C (faiblement contagieuse)
2. leurs déterminants: H (16 hémagglutinines, qui servent à faire pénétrer le virus dans la cellule cible) et N (9 neuraminidases, qui permettent au virus de se détacher après réplication intra cellulaire). Ce qui fait 146 combinaisons potentielles !

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Le virus actuel est une hybridation de virus oiseaux/porcs/humain, il est de type A[H1N1], ce qui est la formule de la « grippe espagnole » qui dans les années 1917/18 a affecté le monde (en bloquant au passage la dernière offensive allemande vers Paris) et causé environ 20 millions de morts.

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Dans le cas de la grippe saisonnière, on observe chaque année 3 à 5 millions de malades gravement atteints et 250 à 500 000 décès dans le monde, surtout des personnes âgées et de patients porteurs d’une déficience cardio-respiratoire.

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Avant que cette épidémie ne progresse, les « experts officiels » estimaient que la maladie affecterait 15 à 35% de la population, avec un taux de décès de l’ordre de plusieurs %, soit (chiffres officiels) pour le Suisse = 1 à 2 millions de malades et 10 000 à 20 000 morts (à x par 10 pour la France) ! Heureusement, il semble que la virulence de ce virus ne soit que « moyenne », c’est-à-dire que les complications graves semblent peu fréquentes (environ 0,1% de mortalité ce qui est relativement faible, équivalent à la grippe saisonnière = A(H3N2). 

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L’infection toucherait surtout les femmes enceintes (6% des décès), les adultes jeunes (les enfants de 12 à 18 ans ont été 5 fois plus nombreux à être hospitalisés que les patients âgés), les plus âgés ayant subit les précédentes pandémies de 1957 (grippe « asiatique » A(H2N2) = 32 500 morts en France) et 1977 (grippe « Hong-Kong » A(H3N2) = 18 000 morts en France) seraient partiellement protégés (?). 

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Or la situation actuelle était nouvelle … Lors de la grippe « espagnole », le taux de mortalité était de l’ordre de 0,5 %, en partie du à l’absence d’antibiothérapie lors des surrinfections et pas d’oxygène lors des décompensations cardio-respiratoires (ce qui a provoqué d’ailleurs le décès de Baudelaire et d’Edmont Rostan).
• Contrairement aux conditions de la grippe espagnole, l’OMS à présent connait bien les virus (le séquençage de cette souche a été effectuée) et sait organiser la prévention (jusqu’aux mesures de quarantaine).
• L’épidémie a commencé en été (pour l’hémisphère nord), ce qui va probablement freiner sa dissémination, mais peut-être observerons-nous une prochaine recrudescence en automne/hiver (la grippe espagnole a eu trois « vagues », d’avril 1918 à février 1919)
• La multiplication des vols aériens internationaux réalisent un brassage de population qui accélère et rend difficile la traçabilité des sujets susceptibles d’être infectés. Des caméras thermiques installées à l’arrivée des avions permettent à présent d’isoler les sujets fébriles suspects.
                                      

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Ils proposent donc :
1. De limiter la contagion par le port de masques (idem la récente épidémie de SRAS … efficacité = quelques heures par masque), des gants plastiques, des lunettes de protection et des solutions désinfectantes (lavage des mains). La mobilisation de tout le personnel de santé et la limitation des déplacements est prévue. Le dépistage à l’arrivée dans les aéroports a été mis en place, avec mise en quarantaine de tous les passagers d’un même vol si nécessaire (à Hong-Kong) !

2. De traiter dès les premiers symptômes … Or les australiens, qui ont réalisé une méta-analyse de 52 études randomisées, concluent au peu d’efficacité des antiviraux (AmantadineRimantadineRelenza et Tamiflu) contre le virus de la grippe (The Lancet, 19 janvier 2006). Ce qui n’a pas empêché les gouvernements européens de constituer des stocks de millions de doses (pour le plus grand bonheur des laboratoires). Une récente étude anglaise remarquait d’ailleurs des effets secondaires importants du Tamiflu chez les jeunes enfants.

3. Comme c’est un nouveau virus, il n’y avait pas de vaccin immédiatement disponible (le vaccin de la grippe saisonnière ne protège pas): la préparation active d’un vaccin adapté va se faire, mais la culture sur œuf embryonné nécessite environ six mois pour obtenir des vaccins en quantité.

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Les débuts se sont accompagnés d’un vent de panique :
Mail de notre ami le dr. G. Guash de Mexico, le 1er mai : « Ce qui se passe ici est assez impressionnant. Nous sommes dans un véritable état d’alerte sanitaire. Les écoles et facultés sont fermées depuis vendredi dernier et jusqu’au 6 mai. Les cinémas, théâtres, discos sont fermés. Dans les églises, on ne dit pas de messes, pas de mariages, pas de baptêmes. On déconseille aux gens de prendre l’autobus et le métro. Beaucoup de personnes dans la rue portent des masques pour se couvrir le nez et la bouche et viennent ainsi à la consultation ». Plus récemment il notait un certain retour à la normale …

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En France, le ministère de l’Éducation nationale a mis un vrai coup d’accélérateur à son « plan de continuité pédagogique » en cas de pandémie de grippe. Budget : un million d’euros. Tout prévu pour enseigner à distance : « Au cas où les élèves seraient obligés de rester chez eux, France 5 et France Culture se transformeraient en « maîtres d’école ». Des dizaines d’heures de programmes sont déjà prêtes« . 

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Le point sur la vaccination en France : le système choisi est quasi stalinien ! :

Pour avoir une possibilité de tenir l’engagement de la Ministre de garantir une vaccination contre la grippe A-H1N1 à l’ensemble de la population, les pouvoirs publics ont décidé d’organiser cette vaccination de grande ampleur de manière très cadrée dans des centres de vaccination dédiés. Les contraintes apparaissent multiples. Voici les points principaux décidés par les pouvoirs publics :

—      Les vaccins utiliseront divers adjuvants (voir plus loin) ce qui imposera une pharmacovigilance étroite. L’AMM européenne pour ces vaccins devrait donc être assortie d’un suivi de pharmacovigilance précis qui impose un suivi administratif important (date des injections, doses, fournisseur, lots, etc.) pour assurer une traçabilité efficace.

—      Etant donné la mise à disposition progressive des doses par les laboratoires pharmaceutiques (étalée sur 4 mois a priori), beaucoup d’incertitudes demeurent sur la capacité à vacciner d’importants groupes de population à la fois. Les populations les plus vulnérables ou les plus exposées devront être vaccinées avant les autres, ce qui va inévitablement poser de vraies tensions chez les patients qui devront attendre pour se faire vacciner. En effet, les 2,5 millions de professionnels de santé les plus exposés seront prioritaires au même titre que les femmes enceintes, les personnes s’occupant de nourrissons de moins de 6 mois (parents et professionnels), les sujets à risque (polypathologie à co-morbidité respiratoire). Après ce premier groupe, ce sont les  3 – 18 ans qui seront appelés à se faire vacciner (transmission très rapide du virus dans ce groupe d’âge), avant le reste de la population.

—      La disponibilité tardive des vaccins H1N1 (livraison prévue mi-octobre) impose un calendrier vaccinal commençant par la grippe saisonnière (vaccin disponible le 21 septembre). En effet, on conseille d’effectuer les deux vaccins (souches pour grippe saisonnière = H3N2 Fujian + B Malaysia) :

  • en France, les deux vaccins espacés de 3 à 5 semaines,
  • aux USA, en même temps, mais dans deux endroits du corps différents ?!

—     Le circuit des vaccins de sortie d’usine à utilisation est pris en charge par l’Etat et la sécurité est assurée par la police ou l’armée ! Les vaccins sont présentés sont une forme de flacons multidoses ; la manipulation devra être précise pour ne pas perdre de doses. En définitive, la vaccination non obligatoire, mais entièrement prise en charge par les pouvoirs publics sera organisée sous l’égide des préfets de zones de défense (7 en France métropolitaine). L’Etat a décidé d’assumer la responsabilité des injections et des éventuels incidents ou accidents par le biais de la réquisition des personnels volontaires. Les personnels soignants et administratifs effecteurs seront donc réquisitionnés pour travailler par vacations dans les centres de vaccination mis en place par les préfets. Seront mobilisés par ordre de priorité décroissant :

  1. Les médecins et soignants des centres de vaccination classiques dont les PMI, médecins du travail, médecins scolaires, etc. ;
  2. Les professionnels de santé retraités (publics et privés, médicaux et paramédicaux) ;
  3. Les médecins et soignants en formation (internes de médecine générale et internes d’autres spécialités) ;
  4. Les médecins remplaçants et retraités ;
  5. Les médecins libéraux en exercice. 

Un comité de pilotage départemental animera cette campagne. Le lien entre les campagnes de vaccinations réalisées par les médecins généralistes (grippe saisonnière habituelle, pneumocoque) et la vaccination A-H1N1 demeure du ressort des médecins généralistes au même titre que les soins et l’information ou le conseil en particulier pour ce qui concerne les mesures barrières.

Le mardi 20 octobre, Roselyne Bachelot donnait le coup d’envoi de la vaccination à l’hôpital Necker, à Paris. C’est elle qui a commandé 94 millions de doses (pour la modique somme de 808 millions d’euros !) auprès de 4 laboratoires différents (6,5 à 10 euros la dose) … sans connaître ni l’efficacité, ni l’innocuité du produit, sans que l’assemblée nationale, ni le sénat, n’aient eu leur mot à dire ! Or, 78% des français interrogés déclaraient ne pas vouloir se faire vacciner …

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Dernières nouvelles :

—> De Chine : le vaccin chinois a été prêt avant tous les autres … et la MTC propose un complexe de 4 plantes de la pharmacopée pour soigner les patients atteints : Lonicera japonica + Isatis indigodica + Mentha haplocalyx + Glycyrrhiza glabra (information du « China daily »).

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—> D’Israel, où l’on prépare un vaccin pour « toutes les grippes », avec les protéines non de l’enveloppe, mais du noyau (malheureusement, disponibilité dans 5 ans environ !).

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—> De Suisse, grâce à la célérité des fonctionnaires de Suissmedic (certains l’appellent « Swissmerdic » ?!) à délivrer l’AMM, la vaccination commencera 3 semaines après toute l’Europe.

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—> Sur le net, on voit fleurir les propositions les plus farfelues : dispositifs électroniques divers et centaines de produits jugés frauduleux par la FDA.

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—> De France, où le ministère annoncait 3 millions de grippés (NB. la grippe saisonnière semble avoir disparu !) avec 250 morts, dont 25 sans facteur de risque) et déjà 6 millions de personnes vaccinés, dans des centres au fonctionnement chaotique – alors que partout en Europe, ce sont les cabinets médicaux qui assurent la  vaccination (en France – 16 millions de doses de la grippe saisonnière chaque automne). Quatre vaccins H1N1 sont disponibles :

  1. CELVAPAN (Baxter) virus entier, cultivé sur rein de singe, pas d’adjuvant
  2. FOCETRIA (Novartis) capside virale, cultivé sur oeuf, squalène et thiomersal
  3. PANDEMRIX (GSK) virus fragmenté, cultivé sur oeuf, squalène et thiomersal
  4. PANENZA (Sanofi-Pasteur) virus fragmenté, cultivé sur oeuf (théoriquement le moins nocif)

Dans le même temps, la Norvège a vacciné 90% de sa population, le Canada 50% … 

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A noter par ailleurs qu’un cas de contamination de chat et un autre de chien ont été signalés au ministère de l’agriculture … nos « trente millions d’amis » vont-ils être systématiquement infectés par leurs maitres ?

Devant la relative bénignité de l’affection et l’échec de la campagne de vaccination, dès janvier 2010, la ministre a décidé de changer son fusil d’épaule : on allait essayer de revendre les vaccins inutiles et autoriser les généralistes à vacciner en cabinet. Les stock de Tamiflux seraient également fournis gratuitement (sur ordonnance) ?!

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—> D’Allemagne, où est réalisé un intéressant documentaire d’Arte : « La grippe A, un virus qui fait débat  » qui met en évidence la manipulation de l’OMS et des politiques par les laboratoires.

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—> Du Canada … Un nombre inhabituel de réaction allergiques « graves » au vaccin contre le virus H1N1 de la grippe pandémique a été enregistré récemment a annoncé l’OMS. C’est le vaccin « Arepanrix » du laboratoire GlaxoSmithKline qui est en cause. Le nombre exact de cas hospitalisés n’a cependant pas été communiqué, de même que la nature des allergies constatées.

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—> Des USA, où le syndicat des « pères noël » exige que leurs adhérents soient vaccinés en priorité, compte tenu de leurs contacts répétés en cette fin d’année, avec des enfants potentiellement infectés …

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—> En 2009, les autorités sanitaires locales ont appelé les Suédois à se faire – volontairement – vacciner contre la grippe porcine, avec le Pandemrix produit par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline. Plus de 60% de la population – près de six millions de personnes – avait répondu à l’appel, un record mondial, dans un pays où aucun vaccin n’est pourtant obligatoire.

Mais comme Meissa, des centaines de personnes, principalement des enfants et des jeunes adultes, ont développé une narcolepsie du fait d’un effet secondaire du vaccin.  «Ca a détruit ma vie !», explique Meissa, qui avait onze ans à l’époque. «Je m’endors tout le temps, dans toutes les situations et à des moments inappropriés: à table, lors d’entretiens d’embauche, pendant des discours, des séminaires, à l’université. Je me suis endormie au travail, dans des bus, partout…», énumère la jeune résidente d’Örebro, dans le centre de la Suède.

Près de 440 plaintes sur 702 ont fait l’objet d’une indemnisation par le Fonds d’assurance pharmaceutique, qui a déboursé au total 100 millions de couronnes, environ 10,6 millions de francs.

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—> Les économistes s’inquiètent aussi et envisagent une perte de 5% du PIB si l’épidémie se généralise (soins, hospitalisations, pertes de productivité). Nous avons personnellement le souvenir de la dernière pandémie de l’hiver 1977, où l’un d’entre nous a explosé le nombre des visites effectuées en une seule journée = 45 !

Pour terminer sur une note plus légère, allez donc écouter le « tube de l’automne » :

http://www.youtube.com/watch?v=pv8nUT9Yk2k

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La première étude « post-grippe » révèle que curieusement, au Canada, les patients vaccinés contre la grippe saisonnière ont été bien plus contaminés par le H1N1 que le reste de la population (de 1,5 à 5 fois plus selon les régions) !

Puis, ce fut le tour des conclusions de l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) qui a fait le point des suites de la vaccination en France (via ses 31 centres régionaux de pharmacovigilance) :

  • 118 « effets indésirables graves » (Pandemrix – vaccin adjuvé) dont 13 décès
  • 23 effets indésirables graves (Panenza – non adjuvé), dont 3 décès

En Suisse, deux cas de SEP ont été imputés au vaccin (dont une infirmière de l’hôpital universitaire de Lausanne !)

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Une étude européenne relève des centaines de cas de narcolepsie (maladie des attaques de sommeil itératives) post vaccinales (dont 25 en France).

Une de nos connaissances est morte subitement au restaurant (fibrilation ventriculaire) et n’a pu être ranimée … L’autopsie pratiquée n’a rien révèlé. Elle avait été vaccinée deux mois avant contre le H1N1, or, l’on sait que les virus grippaux ont un tropisme particulier pour les nerfs et les muscles (cardiaques ?)… Bien entendu, elle ne sera en aucun cas comptée au rang des victimes de la vaccination !

 

La cours de comptes, dans un rapport demandé par la commission des finances de l’assemblée nationale, souligne « de multiples faiblesses » dans l’achat des vaccins contre la grippe A(H1N1) et la renégociation des contrats. Ce rapport, présenté cet automne 2010, porte sur « les comptes et la gestion de l’établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) depuis sa création ». L’EPRUS a été créé en 2007 et la pandémie grippale a constitué pour lui un baptême du feu. Dans les contrats d’achat des vaccins, le rapport critique notamment  « l’absence de clause conditionnelles permettant un ajustement aux incertitudes sur les délais et les quantités, les exigences imposées en matière de prix, de mode de conditionnement ou de clauses d’irresponsabilité et la caractère tardif de la dénonciation unilatérale des contrats ».

Au total, avec les 48,5 millions d’euros d’indemnisation des laboratoires, le coût des quelques 44 millions de doses de vaccins livrées atteint près de 365,3 millions hors taxes. Compte tenu de la très faible proportion de doses utilisées (13,4% des livraisons) et de la part élevée (un tiers) des vaccins mis en place qui ont été perdus ou devront être détruits, le rapport évalue le coût unitaire de la dose de vaccin employée à « au moins 61 euros HT, pour un prix moyen de dose livrée de 7,20 euros HT » !

Mais, pour la cours des comptes, l’EPRUS n’est pas le grand responsable, les faiblesses mises en cause relevant « d’avantage de la stratégie de négociation définie par la tutelle ministérielle que des tâches de pure exécution réservées à l’établissementLes nombreuses interventions du ministre de la santé et de son cabinet ont considérablement restreint le champ des responsabilités et des marges de manœuvres dont disposant l’EPRUS pour conduire et conclure les négociations dont il était chargé en titre », résume le rapport. Une nouvelle pièce à charge contre Rosine Bachelot dans le dossier de la gestion de la pandémie grippale 2009/2010 !

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