La médecine tibétaine

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La médecine tibétaine est mal connue en Occident. Elle se distingue pourtant de ses voisines et cousines les médecines chinoise et indienne. Elle repose essentiellement sur un diagnostic établi à partir du pouls et de l’urine. Elle préconise un équilibre entre les trois « humeurs » fondamentales de l’organisme.

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La médecine tibétaine daterait du VIIè siècle avant Jésus-Christ et se seraient enrichis au cours du temps, notamment grâce à des apports de l’ayurvéda.

La première grande école de médecine tibétaine fut fondée en 1695 à Chakpori, près de Lhassa. Elle fut détruite par l’armée chinoise en 1959 lors des affrontements avec les Tibétains, et recréée en 1992 à Darjeeling. Cette école accueillait historiquement des médecins chinois et indiens, ce qui souligne le caractère complexe et les origines métissées de la médecine tibétaine. Elle continue à pratiquer cette forme originale de thérapeutique.

Cette médecine repose essentiellement sur l’analyse du pouls et des urines. Les médecins tibétains ne font pas de prises de sang et ne mesurent pas la pression sanguine.

La médecine tibétaine cherche à maintenir un équilibre entre les trois humeurs fondamentales du corps : le vent (rLüng), la bile (mKhris pa) et le phlegme (bad-kan) :

  • Le vent est à la source de l’activité cérébrale, sanguine et nerveuse.
  • La bile permet les fonctions métaboliques.
  • Le phlegme permet la digestion et l’équilibre psychologique.

Les diagnostics tibétains permettent de déterminer des traitements et des remèdes assez proches de la naturopathie occidentale. Ils reposent d’abord sur des conseils en matière d’alimentation et de comportement alimentaire.

Ils incluent également l’utilisation d’une pharmacopée composée de 2.000 plantes et de 50 minéraux. Ces plantes peuvent être consommées sous forme de pilules.

Comme dans le cas de la médecine chinoise, l’efficacité de la médecine tibétaine met insuffisamment en jeu la question des preuves. Certains analystes considèrent donc que les remèdes tibétains sont d’une efficacité limitée. Elle se définit comme une médecine holistique.

On notera que la Chine a demandé son inscription au patrimoine mondial immatériel de l’Humanité.

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