L’eczéma nummulaire

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L’eczéma nummulaire est une forme d’eczéma assez méconnue qui doit son nom à la forme des lésions qu’elle provoque : des petites plaques arrondies, bien délimitées, qui rappellent des pièces de monnaies (« nummus », en latin, signifie « pièce »). Il se présente sous forme de plaques rondes ou ovales bien délimitées et mesurant en moyenne 1 à 5 cm de diamètre. Ces plaques rouges sont couvertes de vésicules qui suintent quand elles se rompent, provoquant la survenue de croûtes puis de squames. Ces lésions peuvent provoquer d’intenses démangeaisons qui peuvent aller jusqu’à faire perdre le sommeil. Elles apparaissent surtout sur les membres (jambes, bras), mais peuvent aussi atteindre le tronc et les fesses.

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La cause de l’apparition de l’eczéma nummulaire, aussi appelé eczéma discoïde, est méconnue, mais certains facteurs favorisants ont été identifiés. Il peut apparaître à tout âge mais touche principalement des adultes de plus de 40 ans. C’est une affection inflammatoire chronique qui peut être difficile à traiter, mais des solutions existent pour prévenir et traiter les crises.

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L’eczéma nummulaire peut être confondu avec d’autres affections cutanées comme :

— Une dermatite de contact doit être envisagée et des patch-tests peuvent être utiles.

— Un psoriasis : les plaques psoriasiques sont généralement plus nettement délimitées.

— Un impétigo qui se manifeste généralement d’abord par des croûtes jaunes.

— Une teigne qui se manifeste typiquement d’abord par des plaques annulaires avec des squames qui progressent et avec un éclaircissement central au fil du temps.

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L’eczéma nummulaire est, tout comme l’eczéma atopique, une maladie inflammatoire chronique qui évolue par poussées.

Aucun traitement ne peut garantir sa guérison complète, mais des dermocorticoïdes de forte puissance. sont utilisés pour soigner les lésions, lors des crises.

Mais des remèdes naturels en application locale suffisent le plus souvent.

Les plaques suintantes peuvent parfois s’infecter et nécessiter un traitement par antibiotiques.

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En cas d’échec de ce traitement, la photothérapie peut être prescrite : l’action anti-inflammatoire des rayons UV peut permettre de sécher ces lésions.

Enfin, on peut avoir recours, dans les cas les plus sévères, à un traitement par immunosuppresseur par voie orale, comme la ciclosporine par exemple.

Parallèlement au traitement des lésions par des anti-inflammatoires, la sécheresse de la peau doit être traitée, car il s’agit d’un facteur pouvant déclencher ou aggraver des crises. L’application quotidienne d’émollient sur les parties non lésées de la peau est donc indispensable. Ces émollients, sous forme de crèmes, baumes ou laits, sont à choisir de préférence dans des gammes formulées pour les peaux très sèches et atopiques pour garantir une tolérance maximale.

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Phytothérapie : Juniperus communis (ch1) ou Sarsaparilla (am), basses dilutions

NB. ces deux remèdes sont situés sur le « triangle de l’eau » (Rein – Coeur – Poumon)

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