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La fabrique des malades mentaux ?

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Depuis 300 ans, les médecins s’échinent à créer des classifications pour faire entrer les malades mentaux dans un cadre. Les américains en particuliers ont voulu inventorier toutes les maladies mentales possibles. La liste la plus connue est celle que publie « l’Association américaine des psychiatres » (American Psychiatric Association). Elle est utilisée dans le monde entier, et sert de « Bible » des maladies mentales.

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Problème : il y a aujourd’hui tant de maladies que plus personne ne s’y retrouve ! En 1917, la liste, appelée le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) comptait 59 maladies mentales. Ce nombre est passé à 128 en 1859, 227 en 1980, 350 en 1994.

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Pour chaque maladie, le DSM donne une liste de critères et le nombre de cases qu’il faut cocher pour être diagnostiqué officiellement comme « malade ». Comme les critères des maladies sont flous, beaucoup de personnes saines d’esprit pourraient correspondre à une ou plusieurs maladies : schizophrène, psychotique, maniaco-dépressive, bipolaire, dépressive, borderline ou juste « originale » …

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« De nombreuses personnes timides, en deuil, excentriques ou ayant un mode de vie non-conventionnel peuvent être catégorisées malades mentales », s’inquiète Peter Kinderman, directeur de l’Institut de Psychologie de l’Université de Liverpool. « Ce n’est pas respectueux de la dignité humaine, ce n’est pas scientifique, et cela n’aide pas à décider de quelle aide la personne a besoin. » [1]

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Sans surprise, ce système aboutit à une multiplication effrénée du nombre de personnes diagnostiquées comme malades mentales. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrent de dépression, 50 millions de démences, 60 millions de troubles bipolaires, 23 millions de schizophrénie. [2] Toutes ces maladies, réelles ou supposées, nourrissent une industrie gigantesque, et représentent un coût de 16 billions de dollars (16 000 milliards de dollars) sur la période allant de 2010 à 2030, selon 28 spécialistes de psychiatrie, neurosciences et de santé publique, réunis dans une commission de la revue médicale « The Lancet ».

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Qu’est-ce qu’être « normal » ?

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Qu’est-ce qu’être normal ? À partir de quel moment doit-on se considérer comme « malade » ? Ce problème aussi ancien que la médecine, n’est toujours pas résolu. « Malade » signifie, étymologiquement, être en mauvais état. Mais bien sûr, on peut être en « mauvais état » pour bien d’autres raisons qu’une maladie :

— On peut souffrir de ses imperfections (physiques, mentales, sociales…) sans que cela ne soit une maladie, guérissable par des médicaments.

— Il y a les souffrances provoquées par ses parents, ou ses enfants, ou ses voisins, ou son chef, ou ses collègues, ou la combinaison de plusieurs de ces facteurs. La cause de la maladie est alors familiale ou sociale, et là encore la médecine n’a pas de solution.

— Il y a des souffrances créées par l’environnement, la vie moderne : bruit, destruction de l’environnement, perturbateurs endocriniens, radiations, influence néfaste des médias…

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Tout cela peut suffire amplement à provoquer une souffrance qui, suite à une visite chez le psychiatre, aboutira à un diagnostic de « troubles mentaux » et à une prescription de médicaments anxiolytiques, hypnotiques, antidépresseurs, voire antipsychotiques… Et ces souffrances morales déboucheront, fréquemment, sur des maladies physiques.

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Maladies physiques causées par le « mal-être »

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Car à force de souffrir, certaines personnes se mettent à trop fumer, trop boire, trop manger, trop prendre de « médocs ». C’est ainsi qu’elles se dérèglent le système, et déclenchent par exemple un syndrome métabolique (obésité, hypertension, tendance au diabète…). À son tour, le syndrome métabolique fait le lit de l’arthrose, des maladies cardiaques, du cancer, de la dépression…

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Seuls les médecins humanistes peuvent guérir ces maladies, en traitant la vraie cause

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D’où l’importance d’avoir des médecins humains, bienveillants, perspicaces, qui savent comprendre leurs patients. Des médecins qui s’intéressent à l’origine de leurs souffrances. Qui savent poser le juste diagnostic, pour identifier la cause réelle des maladies.

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Ceux qui refusent de s’intéresser à leurs patients en tant qu’êtres humains, et qui ne veulent que mesurer des taux, examiner des images et des résultats d’analyse sanguine, qui estiment que l’approche humaine n’est pas scientifique, se tromperont toujours de cible. Car ceux qui ignorent les véritables causes ne peuvent pas donner le bon traitement.

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Face à une médecine trop technique et bureaucratique, beaucoup parmi les meilleurs médecins ont choisi de se tourner vers l’homéopathie et les médecines naturelles et alternatives. Pour renouer avec les gens. Pour retrouver le sens de leur métier. Pour avoir le temps de faire un vrai travail de médecin, qui s’intéresse à la personne dans toute sa complexité, avec son histoire, sa famille et la société dans laquelle elle vit.

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Aujourd’hui, ces bons médecins sont attaqués. Traités de charlatans. Ridiculisés à cause d’une approche jugée « non-scientifique ». Quelle erreur. Quelle injustice. Et quel gâchis.

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Cela finira par changer. La pression des patients se fait de plus en plus grande pour qu’on respecte leurs droits. Aujourd’hui, les élites politiques françaises ne l’ont pas encore mesuré. Elles continuent à promouvoir l’intolérance et une vision étriquée de la médecine. Mais la prise de conscience dans la population va exactement dans le sens inverse. En continuant notre travail d’information, nous finirons forcément par gagner, et faire progresser la cause du bien des malades.

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Mais cela demande du courage, de la persévérance, et que chacun se mobilise à son niveau pour s’informer, s’engager, soutenir le mouvement. Sans quoi nous allons droit vers une société où nous serons tous malades, ce qui arrange peut-être bien l’industrie pharmaceutique, mais qui est l’exact contraire du bien commun.

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