Les dicotylédones apétales

Les dicotylédones apétales

Contrairement à la classe précédente, l’embryon des dicotylédones est composé de deux cotylédons, la racine principale s’allonge en une racine pivotante qui peut s’étendre, les tiges sont ramifiées et peuvent devenir de véritables troncs, les feuilles sont pennées ou palmées.

 

Les plantes 19

 

 

 

 

En général (cf. Michel DUBRAY) :

  • Plus la plante à des feuilles larges = plus elle est calmante, adoucissante
  • Epines = vitamine C et silice = plante tonifiante

La formule florale est (en principe) de type « 5 »: 5 S + 5 P + (5+5) E + 5 C

Les apétales comprennent plusieurs groupes :

 

D – les arbres (à fleurs unisexuées) … traité dans un chapitre à part

arbre

 

 

D.6 – les Santalales sont à considérer dans le monde des arbres. Ce groupe primitif comprend des plantes généralement parasites.

Viscum album (pb) … le Gui blanc du Pin

Le Gui (loranthacées), aux propriétées « magiques » pour les anciens druides, est un hémi-parasite des grands arbres. Les baies, qui fleurissent à contre-saison sont la proie des oiseaux qui vont les porter d’arbre en arbre, car dès que celles-ci touchent le sol, elles dégénèrent. Des échanges subtils s’installent entre le parasite et son hôte. Biologiquement testé sur la formule sanguine, des injections de Gui augmentent spécifiquement les éosinophiles et les lymphocytes NK.

COMPOSITION : saponosides, alcaloïdes, viscotoxine.

INDICATIONS : le cancer (cf. protocoles des laboratoires Heel ou Weleda). Immuno-modulant (psoriasis, lèpre …). Hypotenseur (rajeunissant vasculaire) et euphorisant.

 

E – Apétales à fleurs hermaphrodites :

E.1 – Les Polygonacées sont une famille encore peu évoluée. Ils présentent certains caractères de type monocotylédoniques (fleurs trimères ou pentamère)… et se reconnaissent facilement grâce à une formation qui leur est propre : l’ochréa (manchon membraneux entourant la tige au dessus de l’insertion du pétiole). Ce sont des plantes herbacées des régions tempérées humides de l’hémisphère nord.

Fagopyrum (s) … le Sarrasin.

COMPOSITION : rutine, amidon et albumine (qui donnent le « blé noir »).

INDICATION : astringent (prurit).

 

Polygonum aviculare (si) … la Renouée des oiseaux, riche en tanins et acide oxalique

INDICATIONS : astringente, hémostatique.

 

Rheum officinale (mg) … la Rhubarbe / COMPOSITION : hétérosides, anthraquinones.

INDICATIONS : Oestrogène-like. Purgatif (dyspepsies hyposténiques).

HOMEOPATHIE : diarrhée de l’enfant (par chaleur – humidité)

MTC : DA HUANG (Rheum palmatum) racine jaune et rhizome, de nature amère et froide. Action sur la rate et l’estomac (élimine les stases de sang et la chaleur pathogène). Sur le Foie et le maitre du Coeur. Détoxifie et traite l’hépatite virale.

 

Rumex crispus (am) … l’Oseille commune.

COMPOSITION : oxalate de K, vit. C, Fer, phosphates.

INDICATIONS : laryngo-trachéite (cf. pathogénésie), rhume des foins, asthme. Rein (lithiase). Diabète (furoncles). Laxatif doux.

 

E.2 – les Pipéracées

Piper nigrum (au) … le Poivre noir. Condiment bien connu, à la pathogénésie d’inflammation des muqueuses ORL et urétrales.

Piper methysticum (na) … le Kawa-kawa. Racine dont il est extrait une boisson traditionnelle (hallucinogène douce) en Océanie.

INDICATIONS : décongestionnant pelvien.

PSYCHE : le « délire amoureux » (idée fixe).

 

E.3 – Les Chénopodiacées (signifie feuilles en forme de patte d’oie) sont des plantes (500 espèces) adaptées à la sécheresse et à la salinité (rivages marins, steppes). La racine est une rave qui accumule le sucre, le processus floral est hypertrophié.

Beta vulgaris … la Betterave rouge, qui réalise une sorte de fructification au niveau de la racine !

Chenopodium ambrosoides … l’Ansérine ou Thé des jésuites, Ambroisie (NB. confusion !) INDICATIONS : tonique, digestive et anti-spasmodique.

Chenopodium anthelminthicum (ph)

INDICATIONS : anthelminthique puissant (ascaridiase). Emménagogue. Attention : l’HE est neurotoxique (tableau C).

Spinacia oleracea … l’Epinard (dioïque).

COMPOSITION : riche en vit. A, B1, B2, B6, C, D, chlorophylle, fer et acide oxalique.

Mais aussi : les Salicornes (ou « Cornes salées »), les Bettes, le Chenopode bon-Henri …

 

E.4a – Les Caryophyllacées sont des plantes herbacées riches en saponines. Leurs tiges sont droites et les feuilles en faux-limbe, rappelant celles des graminées, mais le processus floral y est intense.

Arenaria rubra … la Sabline rouge.

COMPOSITION : résines, sels minéraux

INDICATIONS : anti-inflammatoire vasculaire, avec 2 pôles :

  1. – foie (cirrhose éthylique ou post-hépatite),
  2. – rein (diurétique : lithiase rénale urique).

 

Corrigiola littoralis … Corrigiole des grèves

INDICATIONS : astringente, vulnéraire. Diurétique.

 

Dianthus caryophyllus … l’Oeillet

 

Lychnis githago (pb) … la Nielle des blés

INDICATIONS : rein (insuffisance rénale). Inflammation vasculaire (le pré-infarctus ?)

 

Saponaria off . (am) … la Saponaire.

COMPOSITION : saponines, résines, Si, Fer

INDICATIONS : Diurétique. Expectorante. Hypolipémiante.

 

Stellaria media (si) … le Mouron blanc

INDICATIONS : varices et synovite.

 

E.4b – La famille des Nyctaginacées est proche, elle comprend la Belle de nuit et les Bougainvilliers, plantes à grandes et belles fleurs.

 

E.5 – Les Cactacées sont des plantes adaptées aux déserts. Leurs fleurs sont primitives, mais l’appareil végétatif est très perfectionné et d’une extrème vitalité, car le cactus repousse à partir de fragments minuscules. Dans ces plantes, l’élément aqueux s’enfle, englobe et s’isole : épines, poils rudes, peau cireuse …

Anhalonium (zn) … le Peyotl (échinocactus) qui donne une drogue hallucinogène (LSD).

Cactus grandiflorus (zn) … le Cactus cierge, remède de l’angine de poitrine avec palpitations.

Opuntia (mg) … le Figuier de Barbarie.

COMPOSITION : soufre, sucres (nectar), acide cyanhydrique.

INDICATIONS : antispasmodique génital (dysménorrhée) et respiratoire (asthme, mucoviscidose). Hypoglycémiant. Antiseptique.

 

E.6 – les Aristolochiachées

Les aristoloches doivent leurs effets à un alcaloïde, l’aristolochine qui se trouve concentré à l’état frais dans les semences. L’acide aristolochique est un poison violent des micro-vaisseaux : il manifeste une toxicité digestive (avec gastro-entérite, diarrhée, vomissements, selles sanglantes), pelvienne (urèthrorragie, avortement), nerveuse (névrite) et hépatique (dégénérescence graisseuse du foie).

 

Aristolochia clematitis (na) … l’Aristoloche commune est une plante vivace, dressée, de 50 à 80 cm, à petites fleurs jaunes d’or, groupées par deux à huit, d’abord dressées puis rétractées vers le bas après la floraison, à feuilles en forme de coeur, d’un vert jaunâtre et à tige non ramifiée. La plante croit dans les haies, les vignes, les champs de rocaille, les berges, les lisières des bois. Originaire de la région méditerranéenne, elle s’est répandue dans toute la France grâce aux anciennes cultures dont elle a été l’objet. La nature a réalisé avec ces fleurs un redoutable piège : l’insecte, à peine entré dans la corolle, glisse sur l’enduit cireux qui en garnit l’intérieur et se trouve empèché de remonter par une barrière de poils. Plus tard, lorsque la fleur se fane, les poils se déchessent et les prisonniers, saupoudrés de pollen sont libérés et assurent la fécondation d’autres fleurs.

Galien la recommandaient pour faciliter l’accouchement. Elle fut employée au Moyen-Age et par les médecins arabes, puis fut la base d’une fameuse poudre dite « du Prince de la Mirandole » qui calmait la goutte. Abandonnée au XIXe siècle, elle fut remise en lumière par H. Leclerc pour ses effets sur l’utérus (Aristo = excellent, et Lochia = accouchement) et sa valeur comme vulnéraire. Son emploi externe, dans les ulcères chroniques des jambes, a ensuite été reconnu par de nombreux auteurs. Les parties utilisées sont la racine et les feuilles, considérées par les classiques comme diurétique, antigoutteuse, fébrifuge, emménagogue et vulnéraire. Accusée depuis peu de toxicité rénale (cas d’intoxication par des gélules « amaigrissantes » d’origine chinoise et « néphrite des Balkans » par contamination des céréales), on ne peut plus la prescrire en France qu’en dilutions homéopathiques (12 CH, 1er dilution dispensée).

COMPOSITION : flavonoïdes, bornéol, acides organiques, tanins, amers, huile grasse.

INDICATIONS : anti-inflammatoire à polarité vasculaire et petit bassin (régularise les règles, remède clé de l’endométriose ++). Vulnéraire, astringente (ulcères de jambe). Bactériostatique, immunostimulante jusqu’à être antimitotique.

PSYCHE : les « rêves aristocratiques », persuadés qu’ils sont d’une essence supérieure ?

 

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