Les teignes

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Ce sont des affections dermatologiques dues à l’envahissement des cheveux par les dermatophytes, champignons kératinophiles d’origine humaine ou animale (ex.: M. canis). On en distingue plusieurs sous-classes :

  1. teignes sèches (teigne tondante ou favique),
  2. teignes inflammatoires (Kérion – de contamination animale).

Les formes sont variables : pityriasiformes, impétigoïde ou alopécique d’emblée.

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Le diagnostic se fait sur l’examen direct du cheveu (filets mycéliens) et sa culture sur milieu de Sabouraud. 

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Historiquement, toutes ces subtilités n’existaient pas aux débuts de l’homéopathie et les remèdes proposés n’intéressaient pas toujours les teignes « stricto sensu » (répertoire ci-dessous du dr. Des Guidi, élève de S. Hahnemann, milieu du 19 ème siècle) :

  • — Teignes humides : Graphites (ch1) crouteuse, Hepar sulfur (ca), Staphysagria (na) prurit violent
  • — Teignes sèches : Baryta carb., Mercurius sol., Rhus radicans (hg) avec prurit et croutes épaisses, Silicea (si) pruriante
  • — Teignes à l’occiput : Oleander (pb.) écailleuse, avec prurit nocturne, Petroleum (ch1)
  • — Teigne avec éruption : Sulfur ou Tellurium (s)

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  • Bacillinum : principal remède contre la teigne.

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Le traitement historique comprenait l’épilation des cheveux (par le thallium – toxique, ou la radiothérapie !), car les produits locaux n’atteignent pas la racine du poil.  

Le traitement de référence est à présent (1958) la Griséofulvine, en savonnages quotidiens qui doivent durer de un à deux mois (teigne favique). Le Kétoconazole est une alternative (mais ce produit est plus cher).

 

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