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L’ordre interne de la Matière médicale homéopathique
L’homéopathie diathésique de F. et J.Yves HENRY :
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NB. Pour bien comprendre – retenir, chaque webinaire requiert 1 à 5 heures de travail personnel !
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Il y a cent ans, la physique newtonienne allait être remise en question par les découvertes des paradoxes de l’infiniment grand (la théorie de la relativité) et de l’infiniment petit (la physique quantique). La médecine, en ce début de 21ème siècle, est un peu dans la même situation : d’un côté, la psychosomatique donne un autre sens aux symptômes, de l’autre, la protéomique est en train de modifier notre appréciation de la dynamique des phénomènes biologiques et du rôle réel des médicaments. Pour certains, dont nous sommes, l’homéopathie doit, elle aussi, « faire sa révolution » …
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… Pasteur C. Bernard S. Freud Fleming Corticoïdes
… 1870 1890 1910 1940 1950
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Hahnemann Hering Kent Henshaw Kollitsch P. Henry Whitmont Lasne
1805 1850 1900 1930 1955 1965 1975 1985
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L’analyse systémique révèle des aspects inattendus de l’œuvre de Hahnemann, si complexe, considérée comme une série d’expériences produisant les innombrables réactions de la physiologie humaine soumise à des contraintes diverses. Pour cela, il nous faut considérer chacun des éléments (les relations remède-symptômes) de cette « base de données » comme autant de parties d’un tout, dont il nous faut étudier l’organisation et les relations internes. Il nous a ainsi semblé essentiel de rechercher, dans la structure organique qui les sous-tend, ce qui se cache « derrière » ces symptômes et les remèdes correspondants (leurs compositions, leurs actions, physiologiques ou toxiques).
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Une révolution dans l’étude de la matière médicale homéopathique (MMH) ?
Hahnemann, dans son second ouvrage : « Les maladies chroniques » avait commencé à classer maladies et remèdes selon leurs « diathèses» (fragilités). Depuis, cette approche systémique s’est développée après la seconde guerre mondiale grâce à :
Nous avons repris ces concepts et nous sommes appuyés sur :
L’ordre interne de la MMH, ainsi objectivée, rapproche l’homéopathie des autres méthodes de soins physiologiques validées. De plus, il devient facile de comprendre et de mémoriser l’action de ses remèdes, comme d’apprécier l’évolution de nos patients qui peuvent nécessiter une prescription-suite logique.
Un temps marginalisée, l’homéopathie va ainsi retrouver une place de choix dans les solutions thérapeutiques logiques et efficaces. Lisez nos ouvrages. Venez rejoindre le télé-enseignement de la FFMI (master class et webinaires), son groupe FaceBook et sa chaine YouTube : mybiobox.TV.
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§ 2.1 – L’ORDRE INTERNE DE LA MATIÈRE MÉDICALE
Note : Pour tirer le meilleur parti de ce qui suit, la lecture préalable des premiers chapitres de l’ouvrage de référence pour la MTC (MACIOCIA, G., The Foundations of Chinese Medicine, Elsevier, 2nd print, 2005, pp.1-40 ; traduit en français, mais plus onéreux) est fortement recommandée, de même que celle de l’ouvrage de HENRY (HENRY, Françoise et J-Yves, Matière Médicale diathésique, IMH, 2009)
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UNE « VIEILLE DAME RESPECTABLE »
La Matière médicale (MM) homéopathique est une très respectable vieille dame de plus de deux cents ans, consultée et utilisée par des milliers de praticiens de par le monde. Cependant, le foisonnement des références (plusieurs milliers de remèdes et des dizaines de milliers de symptômes, 64 000 dans le répertoire de Kent !) rend son étude très difficile. De plus, ces symptômes sont parfois contradictoires (par exemple la constipation et la diarrhée de Sulfur), ou très proches, au point qu’un répertoire est pratiquement indispensable pour la plupart des praticiens. Mais, même dans ce cas, il est très difficile de choisir avec pertinence la demi-douzaine de symptômes personnalisés nécessaires, et de décider quelle dilution utiliser.
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Timbre allemand à l’occasion des 200 ans de l’homéopathie
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Bien des auteurs ont cherché à mettre en évidence un « ordre interne » dans la MM, à commencer par Samuel HAHNEMANN (1) lui-même. Dans son secon livre (Les maladies chroniques) il classe en effet les remèdes en trois diathèses hahnemaniennes (ou « faiblesses » = propension à exprimer périodiquement les mêmes troubles). Pour mémoire =
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Cette classification classique du 19ème siècle, fondée sur les modes d’évolution des pathologies, c’est à dire qu’il passe de l’approche tactique (Organon) à une approche stratégique, Léon VANNIER et d’autres (4ème diathèse = le Tuberculinisme) au 20ème siècle ont essayé de l’améliorer en introduisant le concept de « réseaux de remèdes » …
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Dans les années 1950, un homéopathe allemand, Hans-Heinrich RECKEWEG (1905-1985), systématise ce que l’on peut appeler « l’histoire naturelle » de l’évolution de l’état de santé d’un individu en fonction de son capital génétique et des contraintes qu’il subit au cours de son existence.
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RECKEWEG décrit ainsi six phases de fragilités organiques qui sont autant d’étapes conduisant les individus de la naissance à la mort, dans une approche « économique » ou chronologique précisant ainsi la description faite par Hahnemann de ses trois diathèses 120 ans auparavant.
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Phases humides (réversibles) :
Phases sèches (lésionnelles) :
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Tout homéopathe (un peu averti) peut également discerner une correspondance entre les phases de RECKEWEG et les trois diathèses primordiales de Hahnemann :
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Le tableau suivant récapitule les six phases de H. RECKEWEG en relation avec les diathèses Hahnemanniennes :
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Fig. 6 : Toute pathologie peut prendre place dans ce tableau, ce qui permet de la rattacher à un pôle organique et à une phase et donc d’évaluer son degré de gravité (qui va croissant de la gauche vers la droite et de haut en bas).
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NB. Ces « diathèses évolutives » (hahnemaniennes) ne devront pas être confondues avec les « diathèses organiques », qui évoquent une fragilité des régulations d’un des 5 pôles organiques de la MTC.
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En médecine chinoise, il peut exister trois catégories de troubles au sein de chaque pôle organique : le vide, la plénitude et l’insuffisance. Il est très important de saisir ces concepts, afin de déterminer la situation dans laquelle se trouve le malade. De plus, comme nous allons le démontrer ci-après, le choix du (des) médicament(s), ainsi que de leur dilution dépend essentiellement de cette détermination.
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La plénitude est une situation de « trop plein » d’un des 5 pôles organiques (par exemple une plénitude de Yang – fonction – sur le pôle Foie-Vésicule biliaire). Les Chinois appellent cela un « pervers », ce qui veut dire « pas à sa place ». Une plénitude sera toujours aggravée par tout ce qui concerne le pôle organique en question. Prenons l’exemple d’un réservoir de voiture, s’il est déjà trop plein et qu’on tente de le remplir plus, on aggrave la situation. Si nous avons déjà, par exemple une plénitude de Yang (inflammation) qui s’exprime par une périarthrite scapulo-humérale sur le pôle Foie (qui gère le tendino-musculaire), et que vous tentiez de lui mettre l’épaule vigoureusement en mouvement (le mouvement est Yang, donc on rajoute du Yang), le patient va hurler. Il sera aussi aggravé par les émotions, par la lumière, par l’acide… La solution sera de disperser la plénitude.
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L’insuffisance est une situation de manque chronique d’un des constituants du pôle. En reprenant l’exemple de la voiture, on aurait la lumière rouge du réservoir qui clignote, indiquant que le réservoir est bientôt vide et qu’il faut rapidement aller le remplir. La solution sera de nourrir l’insuffisance.
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Le « vide« , est la situation qui se présente lorsque l’on est allé au-delà de l’insuffisance. Dans notre exemple, on a continué à rouler malgré le signal rouge au tableau de bords et toutes les saletés du réservoir sont passées dans le carburateur ! Même si on rajoute de l’essence, le moteur ne marche plus ! La situation du vide correspond aux maladies chroniques (plusieurs années), graves et aggravées par toutes thérapeutiques, même celles qui semblent bien choisies. La solution en MTC sera de traiter le patient par les « merveilleux vaisseaux ». En homéopathie, nous aurons aussi recours à des remèdes tout à fait spéciaux : les Nosodes, qui ont constitué les premiers remèdes immunologiques proposés au monde médical.
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L’APPROCHE TOPIQUE (OU ORGANIQUE)
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En 1955, Paul KOLLITSCH (3) (1896-1976), médecin homéopathe français, se référant à la Table périodique des éléments de Mendeleïev, s’appuie sur les traits communs des pathogénésies des remèdes et sur l’histopathologie des maladies pour construire un système de 24 groupes de remèdes en relation étroite avec les éléments chimiques (Na, S, P, Cu, Mg, Mn, As, etc….). Cette méthode s’avère une puissante aide au diagnostic homéopathique.
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P. KOLLITSCH regroupe les remèdes en fonction du dénominateur commun de leurs symptômes. Sa démarche s’inscrit dans une vision hippocratique (oppositions CHAUD<=>FROID et HUMIDE<=>SEC) et aboutit à une hiérarchie de plus de 2.000 remèdes organisés au sein de 24 familles thérapeutiques, chacune centrée sur un cation ou un anion de la « Table périodique des éléments » et montrant des affinités organiques.
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Fig. 1: Table périodique des éléments de Mendeleïev, par Sandbh (Wikimedia Commons.) [CC-BY-SA-3.0
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P. KOLLITSCH organise les groupes de remèdes autour de deux axes :
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Fig. 3 : Configuration générale des Groupes de Kollitsch, in Paul KOLLITSCH, p.21, « Homéopathie – Matière Médicale Thérapeutique », réédition Helios Genève, 1989 (épuisé : mais vous pouvez nous en demander des photocopies).
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EXEMPLE DE GROUPE DE KOLLITSCH : SULFUR
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Fig. 2 : Tableau du groupe SULFUR de Kollitsch, in Paul KOLLITSCH, Homéopathie – Matière Médicale Thérapeutique, Helios Genève, 1989 (épuisé), p.105.
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Fig. 3 : Diagramme du groupe SULFUR de Kollitsch, in Paul KOLLITSCH, Homéopathie – Matière Médicale Thérapeutique, Helios Genève, 1989 (dont nous pouvons vous procurer une photocopie), p.72. Il est inutile d’essayer d’apprendre de tels schémas, notre présentation des remèdes sur le pentagramme organique étant bien plus simple.
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Quelques quarante ans plus tard, Jean-Yves HENRY10, médecin homéopathe français lui aussi, est frappé par une affinité subtile qu’il note entre les groupes de KOLLITSCH et le Système des Cinq éléments (ou des Cinq Mouvements), aussi appelé le Pentagramme, de la Médecine Traditionnelle chinoise (MTC)4.
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Fig. 4 : Le Pentagramme de la MTC
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De fait, tout comme la Materia Medica est au cœur de l’homéopathie, le « Système des Cinq éléments » est au cœur de la MTC. F. et J.Yves HENRY s’appuient ainsi, d’une part, sur les relations pathogénésiques des remèdes d’un même groupe, et d’autre part, sur la clinique du cycle SHENG (« genèse des organes », ou « engendrement ») et de celle du cycle KO (« régulation » ou « contrôle des organes »). Il fait l’hypothèse que les 24 groupes de KOLLITSCH peuvent être assignés aux 25 régulateurs du Pentagramme (N.B.: le 24e groupe de KOLLITSCH, groupe du Carbone, doit être scindé en deux sous-groupes, les carbones non-comburés Ch1 comme Graphites ou Petroleum, d’une part, et les carbones comburés Ch2 comme Carbo vegetabilis ou Carbo animalis d’autre part).
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Ces 25 familles de remèdes « régulateurs » peuvent être considérés comme autant d’interfaces entre les groupes d’organes (ou « pôles organiques, ou « royaumes ») : chaque « royaume » étant représenté par son « Empereur » et les éléments connecteurs étant des « Ambassadeurs » (cycle KO) ou des « Comptoirs » (cycle SHENG).
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Fig. 5: Le Pentagramme de la MTC avec ses 25 régulations, à partir des groupes de remèdes de KOLLITSCH. Note : les couleurs correspondent aux couleurs traditionnelles de la MTC. On remarquera que chaque pôle ressemble à une sorte de sous-pentagramme, faisant de ce schéma une sorte de fractale a minima…
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Françoise et J.-Yves HENRY systématisent alors facilement cette classification en relation avec le Pentagramme, lequel n’est rien d’autre en fait qu’un modèle éprouvé des régulations macro-physiologiques. Nous pouvons vérifier que les symptômes de chaque famille de remèdes correspondent bien aux symptômes décrits par les dysfonctions de chacun des cinq pôles organiques.
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Par exemple : Hg (Mercurius) est l’« Empereur » de la RATE (= TERRE), P (Phosphorus) l’« Empereur » du POUMON (= MÉTAL), etc…
Dans le cycle SHENG, Ba (Baryta carbonica) est le « comptoir d’importation » du CŒUR (= FEU) au pays de la RATE (= TERRE), Si (Silicea) le « comptoir d’exportation » du REIN (= EAU) au pays du POUMON (= MÉTAL).
NB. L’axe Si —> Ch1 correspond à la « voie des eaux » (fonction importante en MTC).
Dans le cycle KO, Na (Natrum muriaticum) est l’« Ambassadeur » du MÉTAL au pays du FEU, Mg (Magnesia phosphorica) l’« Ambassadeur » du MÉTAL au pays du BOIS, Cu (Cuprum metallicum) l’« Ambassadeur » de la TERRE au pays du BOIS, etc…
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UN SAUT conceptuel
Ces observations permettent d’effectuer un « saut conceptuel » dans la qualification et la logique des relations entre les symptômes de chaque famille de remèdes, grâce à quelques notions classiques en MTC :
L’avantage de cette approche est de pouvoir déduire, ou vérifier les différents symptômes d’un remède en repérant sa position sur le Pentagramme et au sein de chaque groupe.
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Ainsi par exemple :
China (As) [la notation « (As) » signifiant que le remède China appartient au groupe de l’arsenic] est un remède de suite d’hémorragie, c’est-à-dire de « vide de SANG du FOIE » sur l’axe POUMON-FOIE, ce qui signifie aussi « vide d’énergie » (fatigue), avec logiquement son cortège de symptômes tendino-musculaires, puisque ceux-ci sont gérés par le pôle FOIE !
Cuprum metallicum (Cu), comme remède spastique (et « patron » du groupe Cuprum), est bien à sa place comme « ambassadeur » de la RATE (=TERRE) au royaume du FOIE (=BOIS), car le pôle FOIE inclut les muscles, les tendons et la vésicule biliaire et qu’il y a blocage de l’adaptation : crampes !
Ferrum metallicum (Fe), comme composant essentiel du sang (et « patron » du groupe Ferrum), a bien sa place comme « comptoir d’exportation » du FOIE (=BOIS) vers le CŒUR (=FEU), car en MTC « le FOIE thésaurise le SANG » ; ainsi une anémie peut résulter d’une « faiblesse du foie » (NB. les principaux composant de l’hémoglobine étant synthétisés par le foie).
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Lors de l’anamnèse, des questions spécifiques, par exemple :
aideront alors à comprendre quelle est la structure organique concernée, et quelle famille de remèdes homéopathiques pourra fournir l’équivalence, c’est-à-dire le simillimum.
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Dynamique des phénomènes :
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Cependant, même si tout ceci représente déjà un progrès de compréhension de la succescion des symptômes et des remèdes, certaines familles comportant plus de 50 remèdes, l’organisation proposée par P. KOLLITSCH pour chacune des différentes familles demeure complexe. Il a bien fallu une bonne dizaine d’années de pratique conjointe de l’homéopathie, de la MTC et de tests sériques (BNS) pour résoudre ce problème.
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Françoise et J.Y. HENRY, se basant sur la MTC, distingue deux catégories différentes de remèdes au sein de chacune des 25 familles de remèdes :
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1/ des remèdes réactionnels qui s’opposent spécifiquement aux six types de « contraintes externes » systématisées par la MTC en trois paires de couples opposés YIN-YANG :
A – contraintes externes de type « YANG » (fonction) :
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B – contraintes externes de type « YIN » (structure) :
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2/ des remèdes de fragilité internes qui mobilisent les cinq volumes des pôles organiques :
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J. Yves HENRY récapitule finalement les familles de remèdes en les systématisant dans un tableau comportant 275 remèdes de la Matière Médicale, dont 11 nosodes (voir ci-dessous). cf. Poster 2 de FFMI
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Fig. 6 : Le tableau des 275 principaux remèdes (dont 11 Nosodes). Ce tableau permet de trouver un remède en croisant la contrainte externe et/ou la dysfonction interne (en abscisses : axe horizontal) avec le niveau de dérégulation organique concerné, la diathèse ou le type de blocage (en ordonnées : axe vertical). Note : les couleurs correspondent aux couleurs traditionnelles de la MTC.
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NB. Dans ce tableau Adamas, Caltha palustris et Nepenthes n’existaient pas du temps de Kollitsch, Germanium n’avait pas encore de pathogénésie, c’est le minéral du groupe des venins ! Par compte sur cette copie, il y a une erreur, le foie de Sulfur, c’est Sulfur (pas Sulfuricum acidum)!
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Avec ce système de classification il est clair qu’une « prescription optimale » consistera en la combinaison d’un remède « toxique » en haute dilution (par ex. Arsenicum album) pour « disperser le pervers », et d’un remède « nourricier » en basse dilution (par ex. Avena sativa) destiné à « nourrir la structure »… En pratique, cette façon de faire gomme assez efficacement les aggravations thérapeutiques dont se plaignait déjà Hahnemann en son temps.
NB. En situation clinique de « vide » de l’un des pôles organique (état chronique aggravé par tout), il faut commencer par prescrire un Nosode.
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Ce « jargon », tout droit sorti de la MTC, peut prêter à sourire ou aux sarcasmes, mais ne doit pas faire oublier que la MTC est une somme de sagesse et d’observations plurimillénaires qui décrit, avec sa terminologie propre, ce que nous appelons en occident la physiopathologie. Cette physiopathologie est évidemment commune aux deux traditions médicales.
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J.Y. HENRY a ainsi développé, à l’écart des querelles de clocher et des débats académiques stériles, un bilan de biologie (les BNS24) reposant sur la quantification (mesure) de l’importance des interactions du sérum du patient avec les réactifs correspondant aux polychrestes (cf. les tests de G. R. HENSHAW) des cinq pôles organiques de la MTC. Cette conjecture et cet empirisme sont validés par les statistiques cliniques portant sur des dizaines de milliers de tests sériques : la place des 25 groupes de KOLLITSCH sur le Pentagramme est tout, sauf arbitraire.
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CAS CLINIQUE : BNS24 réalisé chez une patiente atteinte d’un cancer du sein avec métastases osseuses, après chirurgie, chimio et radiothérapie. Notez l’élévation conjointe des Alpha1-précipitines et du Cuivre (néo-vascularisation), l’effondrement du Magnésium (douleurs chroniques), l’élévation des trois euglobulines (stress oxydatif) et la baisse des Bêta-précipitines (insuffisance hépatique et vésiculaire due à la chimiothérapie).
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Fig. 7 : Cas Clinique – Cancer du sein avec métastases osseuses (après chirurgie, chimio- et radiothérapie).
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L’HOMÉOPATHIE DIATHÉSIQUE
Cette approche systémique de la MM est un saut qualitatif : elle permet de comprendre la logique d’une prescription. Pour la différentier d’autres pratiques, nous l’appelons l’homéopathie diathésique. Le fondamentalisme, disons même l’intégrisme, de certains praticiens homéopathes ayant fait le lit de la marginalisation de l’homéopathie (ce qui est une aubaine pour la médecine académique !), cette méthode peut permettre à la fois de dépasser les querelles intestines des homéopathes, de supplanter le mépris des classiques… et de sortir l’homéopathie de son ghetto.
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L’homéopathie diathésique a l’avantage d’expliquer le fonctionnement de l’homme en bonne santé en se référant à la logique de son organisation et de son développement :
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Des approches systémiques comparables ? :
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Remarquons que SANKARAN (7), SCHOLTEN (8) et WELTE (9) ont suivi une recherche analogue, mais en systématisant les symptômes comportementaux à partir des lignes et des colonnes des éléments de la Table de Mendeleïev :
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Actuellement en vogue, la « triple approche » :
https://www.facebook.com/HomeopathyLearningSystem/videos/692264334302574/
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Or, de nombreux remèdes homéopathiques sont en fait des SELS composés. Voici quelques repères indispensables :
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Ces résultats suggèrent que, loin d’être un amoncellement inarticulé de symptômes divers et variés, tels une forêt impénétrable, où l’homéopathe en herbe (et même bien souvent l’homéopathe chevronné) peut se perdre avant d’avoir pu dire « ouf ! », la MM possède bien un ordre interne qui fournit une boussole qui permet de se sortir du maquis.
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« Le traitement idéal est celui qui restaure la santé d’une manière rapide, douce et permanente, en supprimant et détruisant le mal par le chemin le plus court, le plus sûr et le moins nocif, selon des principes clairs et intelligibles » (Celse, cité par Hahnemann in Les maladies chroniques).
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Affiche indienne de promotion de l’homéopathie
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Trousse de S. Hahnemann
Or, l’effet (parfois extrêmement rapide) des remèdes homéopathiques correctement choisis est spectaculaire (s’il en était autrement, on se demanderait pourquoi les homéopathes et leurs patients continuent à recourir depuis des décennies à cette pratique !) et parfaitement corrélé aux symptômes observés chez les sujets des pathogénésies (provings en anglais) : ces observations sont régulièrement répertoriées et confirmées depuis 200 ans et constituent précisément la Matière médicale homéopathique.
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L’homéopathie a l’avantage d’être parfaitement inoffensive — même si des erreurs de prescription déclenchent parfois des aggravations symptomatiques désagréables ! (voir 1ère cours : note sur les effets indésirables extrinsèques). Nous avons à disposition une immense palette d’interventions directes sur l’expression des gènes… peu coûteuse et dénuée de tout risque !
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Encore enseignée dans quelques facultés de pharmacie en France …
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Situation actuelle de l’homéopathie dans le monde, suite au lobbing anti homéo et aux fausses études de BigPharma :
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Notre but est de mettre à disposition des internautes (étudiants, professionnels de la santé et patients) les renseignements disponibles dans le domaine des médecines douces (en anglais, l’on parle de « complementary and alternative medicine »), au sein d’un concept global d’équilibre du terrain, pour qu’ils participent avec nous au débat ouvert sur la médecine de demain … dans une approche systémique de la santé, des symptômes et des remèdes !
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