Neuralthérapie : histoire et neurophysiologie

Neuralthérapie : histoire et neurophysiologie

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Si vous consultez pour le mal de dos, vous avez 90 % de chance qu’on vous prescrive des médicaments antidouleur. Ce sont les mêmes médicaments qu’on donne aux gens qui ont mal à la tête, mal au pied, ou en fait à tout endroit du corps. Ils bloquent le signal de la douleur au niveau des nerfs ou/et du cerveau. Mais ils ne traitent pas la cause à l’endroit où vous avez mal ! Par contre, leur efficacité baisse avec le temps.

Votre seule solution est alors de passer à des médicaments plus puissants, mais plus durs : les médicaments à base d’opium (morphine, codéine, ou de produits de la catégorie de drogue dure « héroïne »). Malheureusement c’est la même chose : efficaces au départ, ils perdent leur force en quelques mois. Votre corps s’habitue. Ils ne font rien ou presque rien contre le mal de dos chronique sur le long terme. Les études scientifiques le montrent ! C’est alors le désespoir parce que plus aucun médicament ne marche pour vous. Les centre anti-douleurs des hôpitaux vous proposeront alors peut-être une méthode d’électrostimulation ?

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La Neuralthérapie

C’est une méthode bien connue dans les pays de langue allemande et espagnole, malheureusement encore ignorée dans la plupart des pays francophones. Il s’agit d’une minutieuse étude de l’arc réflexe « douleur – inflammation – douleur » qui se chronicise dans certaines circonstances (sécheresse tissulaire/acidité) en présence d’un « foyer perturbateur », épine irritative que l’on va trouver souvent loin de la zone douloureuse (soin dentaire, cicatrice ancienne prothèse, etc…).

alt   Ferdinand HUNEKE

C’est dès 1925 que le Docteur Ferdinand HUNEKE (chirurgien autrichien) énonçait les bases de la neuralthérapie 

Cette méthode de traitement des douleurs chroniques repose sur 2 bases essentielles :

1/ la recherche d’une épine irritative locale, qu’il appelle « champ perturbateur »

« On appelle « champ perturbateur » toute zone du corps qui a subi une modification telle qu’elle crée dans le système nerveux des influx perturbants…

  1. toute affection chronique peut-être sous la dépendance d’un champ perturbateur.
  2. tout endroit de notre corps peut devenir le siège d’un champ perturbateur et induire des troubles trophiques ou algiques à distance.
  3. l’injection d’un anesthésique local au voisinage d’un champ perturbateur supprime instantanément les troubles qui en résultent ».

L’explication de ces « phénomènes neuralthérapiques », responsables de nombreuses « guérisons miraculeuses« , a donné naissance à diverses théories, qui ne s’excluent d’ailleurs pas et que nous allons examiner plus loin.

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Théorie de la structure histologique de la cicatrice 

Selon Kellner, les structures histologiques des cicatrices toxiques sont de types lympho-plasmocytaires donc de type inflammatoire chronique. Elle est récente et liée à la meilleure compréhension de l’immuno-physiologie de l’espace extra-cellulaire. Cette « matrice extra-cellulaire » (comme l’appellent les anglo-saxons) est un organe méconnu lors des études médicales, alors que son volume est imposant (20% du poids du corps) et son rôle essentiel dans la physiologie des régulations. C’est une espace développé embryologiquement à partir du mésenchyme, constitué de cellules de support : fibrocytes, myofibrocytes et adipocytes, ainsi que de nombreuses protéines :

— de structure (collagène, fibrilline, fibronectine et élastine), dont la déficience innée donne le « syndrome de Marfan », alors que les atteintes acquises donnent le scorbut et les collagénoses …

— et de fonction : les protéoglycanes (muco-polysaccarides) qui s’organisent en forme de petits peignes ramifiés autour des parois cellulaires où elles jouent un rôle d’adhésion cellulaire et de régulation de la diffusion des substances vers les membranes basales (avec l’âge, elles se chargent de sucre) et les métalloprotéinases molécules soufrées et activées par l’ion zinc, qui dépolymérisent les membranes basales et se retrouvent en grand nombre dans des affections comme les polyarthrites et les cancers invasifs.

  1. L ’injection intra-veineuse de procaïne stimule fortement la lyse des leucocytes au niveau des capillaires terminaux. On retrouve donc une augmentation de l’apport des métabolites dans le milieu intérieur (péri-lésionnel). Cet apport relancerait le processus local d’adaptation et contribuerait à transformer les zones réactogènes en zones réactionnelles non perturbantes.
  2. Les lasers et les ondes magnétiques pulsées shuntent le stade lympho-plasmocytaire pour accéder directement au stade granulocytaire des processus de cicatrisation.

 

La théorie du « Système de base des régulations » de Pischinger 

L’espace extra cellulaire, intermédiaire entre le flux sanguin et les structures tissulaires, est un lieu d’échanges (matière, énergie et informations), mais aussi la plaque tournante des régulations nerveuses, hormonales et humorales du corps, décrit par le Pr. A. PISCHINGER (Vienne) comme « le système de base des bio régulations ». Cet espace où s’exerce l’homéostasie peut aussi être le siège de foyers d’inflammation chronique (champs perturbateurs), qui se révèlent par un syndrome algique à distance (fondement de la réflexion et des traitements à la procaïne proposés par la Neuralthérapie).

Pischinger

 

 

Ce qui est intéressant dans le modèle de PISCHINGER, c’est que face à un stimulus, la bio régulation s’exerce selon deux phases successives :

1 – le « choc » : réaction orthosympathique acidosique, d’inflammation exsudative,

2 – « l’anti-choc » : réaction parasympathique alcalinisante, phase chronique proliférative.

Or, dans l’évaluation des dysfonctions biologiques d’une couche tissulaire, on observera divers stades successifs, dues aux régulations tissulaires qui sous la contrainte vont s’adapter dans le temps selon la forme d’une sinusoïde amortie …

3 – En fait, si le choc est trop fort, ou que la contrainte dure trop longtemps, le retour à la norme ne se fait pas, phénomène souvent objectivé sur les bilans biologiques BNS :

  1.  stade réactionnel simple : élévation des valeurs (« avidité » pour ses marqueurs du PRS) = pathologie aiguë, réaction à une contrainte récente
  2.  stade d’épuisement : baisse de la réactivité (« mépris » souvent durable) = pathologie chronique, phase plus tardive d’adaptation, avant un retour à la normale
  3.  stade de dissociation des flux, ex.: 2 élevés et 3 bas (le cas le plus grave) = risque lésionnel, car le retour à la normale n’a pu se faire !

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Théorie du « Contrôle de porte » ou « Théorie du contrôle à l’entrée« .

Les expériences des neurophysiologistes WALL et SWETT ont mis en évidence qu’une douleur sévère est diminuée ou abolie par une sti­mulation des nerfs périphériques correspondants par des intensités faibles, ne mettant en jeu que les grosses fibres du tact fin. Par contre, une stimulation plus forte a, en général, un effet contraire. Ces constatations ont permis à MELZAC, CASEY et WALL, de proposer, en 1965, une théorie, qu’ils ont appelé « Gate Control Theory« , ou « Théorie du contrôle à l’entrée« . Ils émettent l’hypothèse que les fibres AB ont un effet stimulateur sur les petits neurones de la zone gélatineuse de Rolando dont l’action sur les cellules constituant les faisceaux spino-thalamiques serait inhibitrice ; par contre, les fibres AD et C auraient un effet inhibiteur sur ces inter-neurones inhibiteurs, et leur excitation faciliterait, de ce fait, le passage des influx par les voies spino-thalamiques, et la perception des sensations fortes, douloureuses, thermo-algésiques et viscérales.

La perturbance désigne l’ensemble des réactions non compensées par un contrôle en retour, suscité dans l’organisme par un facteur d’agression. Les grands systèmes de régulation participent à ces réactions qui peuvent se chroniciser. La neuro-perturbance suit les voies centripètes pour gagner le SNC, déclenchant un phénomène adaptatif. La transmission synaptique obéit à la « loi du tout ou rien ».

  • Les potentiels synaptiques provoques par chaque influx rapprochés dans le temps s ’additionnent: la sommation des effets de influx est susceptible de provoquer l’excitation du neurone-cible. Cette facilitation du passage synaptique peut être réalisée par un train d’influx véhiculé par le neurone afférent dans un « système univoque » (un seul neurone est articulé avec un autre neurone par câblage direct : c’est la sommation temporelle.
  • Elle peut être aussi réalisée, dans un « système convergent », par l’excitation quasi-simultanée du neurone-cible par plusieurs neurones afférents porteurs d’ influx unitairement inefficaces : c ’est la sommation spatiale.
  • Par contre, si un seul influx afférent est suffisant pour provo­quer un potentiel synaptique, toute convergence d’autres influx simultanés seront sans effet supplémentaire : on dit qu’il y a occlusion.

Une stimulation anodine, mais persistante, peut bloquer les filtres : sans régulation, le système nerveux va faire dégénérer une affection anodine (exemple : un granulome dentaire) en catastrophe viscérale (exemple : une sciatique paralysante). Il suffit de refermer une seule de ces trois portes pour rompre le cercle vicieux et qu’en quelques minutes (phénomène instantané), les douleurs et l’inflammation cèdent !

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FILTRE PRIMAIRE

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La première intégration nerveuse se fait dans la corne postérieure de la moelle épinière, au niveau de la substance gélatineuse de Rolando. Cette zone est constituée de petits neurones à prolongements courts. Les études au microscope électronique ont montré que les prolongements de ces neurones font relais avec les cellules nerveuses des faisceaux spino-thalamiques, et qu’ils reçoivent eux-mêmes des ramifications provenant des fibres AB (tact fin), AD (tact diffus) et C (sensations vagues, thermo­-algésiques et viscérales), dans la zone 1 et 2 de Rexed.

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FILTRE SPINAL SECONDAIRE

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Il est constitue par les formations réticulées. Les neurones courts, à dendrites et axones ramifiés, qui constituent ces formations, ne peuvent être excités que par des influx répétitifs. Ces neurones sont interconnectés entre eux selon un vaste réseau poly synaptique d’une incroyable complexité. Les influx de toutes provenances qui convergent sur les formations réticulées s’y « mélangent » et perdent en partie ou en totalité, leurs caractéristiques topographiques et qualitatives : ils provoquent la « mise en tension » locale ou globale des formations réticulées dont l’influence se projette sur la quasi-totalité des systèmes de commande – médullaires (filtre pri­maire) et supérieurs – et module la réception des sensations et la réponse de l’organisme.

A ce niveau, l’élément diagnostic essentiel est la dermalgie réflexe. Celle-ci se projette dans le tissu sous-cutané, un ou deux métamères au dessous de la lésion vertébrale (ou articulaire), et dans l’axe de la dysfonction : une lésion antérolatérale droite donnera une dermalgie de même type.

Sans être ostéopathe, vous pouvez diagnostiquer et corriger ces lésions grâce à la géniale méthode de Lawrence H. JONES : celle-ci consiste à identifier le niveau et le sens de la lésion grâce à la dermalgie réflexe et à la position antalgique que le malade décrit. Il suffit alors de bloquer le patient dans cette position (généralement enroulé autour de sa dermalgie), de le faire se détendre durant 90 secondes, puis de le ramener  doucement à la position moyenne. La décharge du motoneurone s’étant effectuée, le niveau articulaire est libéré, sans le moindre effort et sans risque ! (cf. Les chapitres correspondants de ce cours).

 

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FILTRE SOUS-CORTICAL TERTIAIRE

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C’est au sein du tronc cérébral que s’opère un nouveau tri des informations ascendantes. La boucle mémorielle en est le phénomène le plus notable. Lorsque des neurones sont interconnectés en série de façon à former une boucle, l’influx projeté dans cette formation a tendance à persister (à continuer à « boucler la boucle ») si le temps de révolution est supérieur au temps réfractaire pendant lequel les neurones sont inexcitables : il s’établit ainsi un cer­cle vicieux d’ou des messages perturbateurs peuvent partir, même après que la stimulation initiale ait cessé. Certaines études ont d’ailleurs montré que la procaïne a un effet pharmacologique en inhibitant la mono-amine-oxydase (IMAO).

Le phénomène induit par le choc humoral à la procaïne est dans certains cas d’une surprenante rapidité. II peut induire un vertige et est souvent accompagné d’une crise de logorrhée, d’un besoin de se confier, voire d’une prise de conscience d’événements antérieurs …

Douleur&neural

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2/ la mise en évidence d’un trouble global des régulations 

Celui-ci va se manifester par une ACIDOSE LOCALISEE, état inflammatoire tissulaire chronique, sous-tendu par une SECHERESSE des tissus, elle-même induite par un déséquilibre hormonal et thalamo-hypophysaire.

C’est un état qui correspond au stade 4, dit « d’imprégnation », des 6 phases de Reckeweg, objectivable sur les BNS (hypo Albumines / Hyper Alpha 1)

 

Théorie de l’hormone somatotrope : la STH serait épuisée par la tentative de correction des cicatrices et des foyers, ce qui induirait un épuisement de l’ACTH (anti-inflammatoire) et des hormones stéroïdiennes (fatigue, troubles des règles …).   

Somathormone   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut y voir l’intérêt de la Naso-Sympathicothérapie qui a une action réflexe directe sur l’hypophyse, donc sur l’ensemble des régulations hormonales.

Hypophyse

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En pratique : 

Les êtres vivants sont des systèmes auto-régulés qui échangent avec le milieu extérieur de l’énergie (aliments, eau, oxygène) et des informations (sensorielles, psychoaffectives, intellectuelles). Les modes de régulation sont nombreux et peuvent schématiquement être représentés de la façon suivante :

  1. Système nerveux central
  2. Système Nerveux Sympathique
  3. Système Endocrinien
  4. Système Réticulo-Endothélial
  5. Tissus : récepteurs – stockage – élimination

Ces régulations sont caractérisées par une très grande résistance et une extrême sensibilité … les peptides, amines et hormones qui en assurent l’équilibre sont présents dans le milieu intérieur à des concentrations minimes, de l’ordre de 3 à 7 CH !

Le système nerveux central est composé de structures hiérarchisées :

  1. les noyaux du sous-cortex (le cerveau « reptilien »),
  2. le lobe limbique (le cerveau « affectif »),
  3. les hémisphères corticaux (idéation et mémoire),
  4. le cervelet (intégration « temps et espace »),
  5. le tronc cérébral et la moelle épinière (contrôle de la douleur et de la motricité).

En dehors de ces régulations nerveuses, il est baigné dans des sécrétions humorales, les endorphines, dont on commence à apprécier le rôle essentiel (DOPA, GABA, Sérotonine …). Le SNC a un effet direct sur l’hypophyse (antérieur et postérieure), positif (déclenchement de la sécrétion des « releasing-factors ») mais aussi négatif, car la rétroaction (feed-back) des hormones sécrétées sur l’hypophyse se fait non pas directement, mais par son intermédiaire.

Le système nerveux autonome peut être décomposé en deux organisations antagonistes, mais complémentaires :

  • – le système orthosympathique, essentiellement para-rachidien (ganglions cervical sup., ganglions stellaires, ganglions semi-lunaires, plexus honteux) qui agit par son médiateur chimique : l’adrénaline
  • – le système parasympathique, essentiellement crânien (Xème paire crânienne) et pelvien, qui fait intervenir l’acétylcholine.

Ces deux médiateurs agissent aussi bien au niveau de la plaque motrice (muscle volontaire) que du tissu cérébral et de la sécrétion médulo-surrénalienne.

Le système réticulo-endothélial, de répartition diffuse (muqueuses de l’intestin, système lymphoïde, thymus, moelle osseuse …), aux effecteurs multiples (cellules, anticorps, complément), est sous la régulation de peptides de structure proche des endorphines : les interleukines. Ses interactions avec les systèmes nerveux (dépression = immuno-dépression) et endocrinien (ex.: la maladie de Basedow) sont nombreuses.

Le système endocrinien, pour lequel il est essentiel de ne jamais penser à une glande endocrine isolément, tant ses constituants sont solidaires et influencés par les autres systèmes de régulation. Qu’il s’agisse d’hypo ou d’hyperfonction, il est capital de se demander à quel étage se situe le point de départ de la dysrégulation.

Les étudiants inscrits recevront sur clef USB l’article intitulé « Huneke », car en outre :

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On retrouve la présence d’un foyer perturbateur (épine irritative) dans 50% des affections algiques (ou déficitaires) et inflammatoires aigues, ou chroniques résistantes, exemples : cécité ou surdité progressive, névralgies occipito-pariétales, névralgies du trijumeau, migraines invalidantes, asthme, tachycardie paroxystique, périarthrite scapulo-humérale, tennis-elbow, canal carpien, algo-neurodystrophie, fibromyalgie, arthralgies, (ex.: lombalgies, cruralgies, sciatalgies …), entorses récidivantes, dysménorrhée, cystite ou prostatite chroniques …

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Ainsi, dans toutes des affections chromiques inflammatoires douloureuses, il faudra :

  1. corriger la sécheresse et d’acidose localisée …
  2. et trouver et traiter l’épine irritative !

 

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Suite dans le chapitre « Neuralthérapie : le versant thérapeutique »…

 

blank  l’ouvrage le plus avancé sur le plan neuro-physiologique

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