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Le 12 mai 2026, à Prague, la communauté endocrinologique internationale a acté un changement qui pourrait sembler anecdotique : le syndrome des ovaires polykystiques ne s’appelle plus officiellement SOPK, mais SMOP, pour syndrome métabolique ovarien polyendocrinien. Sur le papier, ce n’est qu’un changement de nom. Mais dans les faits, il est l’aboutissement d’un chantier de plus de dix ans, mené par des sociétés savantes à travers le monde et validé par une conférence internationale de consensus publiée dans The Lancet.
Revenons à l’origine de ce syndrome mal nommé : en 1935, les gynécologues américains Irving Stein et Michael Leventhal décrivent chez plusieurs femmes une association de troubles menstruels, d’infertilité, d’hirsutisme et d’ovaires présentant un aspect particulier. Le terme « polykystique » va progressivement s’imposer pour désigner ce syndrome.
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Le problème, c’est que ces « kystes » ne sont pas réellement des kystes. Il s’agit de nombreux follicules ovariens dont le développement s’est interrompu avant maturation. Surtout, ce terme donne une image très réductrice d’un syndrome qui ne concerne pas uniquement les ovaires. Le SOPK, que l’on nomme désormais SMOP, associe des dimensions ovariennes, endocriniennes et métaboliques. Il peut notamment s’accompagner de troubles de l’ovulation, d’hyperandrogénie, de résistance à l’insuline (surpoids), d’un risque accru de diabète de type 2 et de complications cardiovasculaires (HTA).
Les options de traitement actuellement disponibles sont limitées et principalement axées sur le soulagement des symptômes. En pratique, cela se traduit généralement par la prescription de pilules anti-androgéniques (comme Jasmine®, Jasminelle®, Androcur®, Diane 35®, Minerva®) et, en cas de difficulté à concevoir, par un recours à la procréation médicalement assistée (PMA). Il est nécessaire d’élargir l’arsenal thérapeutique proposé aux femmes afin que chacune puisse trouver un accompagnement qui lui convienne.
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Ce syndrome d‘hyperandrogénie affectant la femme, est caractérisé par la présence de plusieurs des symptômes suivants :

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Le diagnostic d’ovaires polykystiques (SOPK) repose sur le dosage de la testostérone totale, de la FSH et de l’oestradiol (pour éliminer les autres causes d’hyperandrogénie) et l’échographie pelvienne (qui précisera la taille et nombre des kystes). Si ces dosages s’avèrent normaux, on évoquera une hypersensibilité des récepteurs tissulaires aux modificateurs endocriniens.
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IRM pour une exploration fine
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NB. les voies génétiques identifiées chez les patientes souffrant de SOPK sont également liées à d’autres troubles tels que l’obésité, le diabète de type 2, la ménopause et la dépression. Etonnement, les chercheurs ont également découvert des liens entre le SOPK et la calvitie masculine ! Le lien génétique avec la dépression va quant à lui dans le sens d’études précédentes qui avaient remarqué que les femmes atteintes de SOPK avaient plus de risques de souffrir de dépression.
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Le bilan hormonal correspond à un ensemble d’analyses, salivaires ou sanguines, qui permettent d’évaluer le fonctionnement hormonal et métabolique. En cas de SOPK, il est nécessaire pour :
– mettre en évidence un excès d’androgènes (hormones dites « masculines »),
– mieux comprendre certains déséquilibres hormonaux,
– repérer un éventuel terrain de résistance à l’insuline,
– écarter d’autres causes pouvant expliquer des symptômes similaires.
Selon les situations, le bilan peut inclure :
– la testostérone et autres androgènes,
– la LH et la FSH,
– la prolactine,
– le cortisol ou d’autres hormones produites par les surrénales
– les hormones thyroïdiennes,
– et des paramètres métaboliques comme la glycémie, l’insuline (et parfois d’autres marqueurs associés), essentiels pour dépister une résistance à l’insuline.
Chez les personnes menstruées, le moment du prélèvement est essentiel, car certaines hormones varient au cours du cycle. Il est généralement conseillé de le réaliser pendant les premiers jours des règles, quand les hormones sont les plus stables.
Le bilan hormonal salivaire (BHS) est un outil clé de compréhension, pas un verdict isolé, tout comme l’échographie.
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Le traitement médical classique consiste à mettre les ovaires au repos (donc pilule) !
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En homéopathie, on utilisera, selon les symptômes : Apis mel. (hg), Ovi gallinae pellicula (ca), Lachesis (ge), Graphites (ch1) ou Palladium (au), Thuya occ., etc …
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Toujours avec : Folliculinum 9 ch, trois granules au 14 ème jour du cycle.
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Homéopathie complexiste :
Dr. Reckeweg® R 28 Secalen ... en cas de règles fortes et prolongées.
(Acidum sulfuricum D4, Aesculus hippocastanum D2, Crocus sativus D4, Ferrum phos. D8, Hamamelis virginiana D6, Secale cornutum D6)
Dr. Reckeweg® R 75 Dolomensin … dysménorrhée
(Caulophyllum D2, Chamomilla D30, Cimicifuga racemosa D3, Cuprum aceticum D4, Magnesium phosphoricum D6, Viburnum opulus D2).
Dr. Reckeweg R 38 … (si kyste à droite) ou R 39 (si kyste à gauche)
Dr. Reckeweg R 20 … de régulation hormonale globale
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Anthroposophie :
Cycleda (complexe 136 Weleda, ex Ménodoron ) : un flacon
ACHILLEA MILLEFOLIUM, FLOS D1 20 %
ORIGANUM MAJORANA, HERBA D1 15 %
ORIGANUM MAJORANA, FRUCTUS D1 15 %
QUERCUS ROBUR, CORTEX D1 25 %
THLASPI BURSA-PASTORIS, HERBA D1 15 %
URTICA DIOICA, FLOS D1 10 %. EXCIPIENT Q.S.P. 100 %
15 gouttes le matin, du 5ème au 25ème jour du cycle
// Biodoron (NB. arrêt durant les règles).
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EN MTC, c’est une dysfonction Rate-Rein qui nécessitera le traitement du Merveilleux Vaisseaux Chrong-Mai + Sang (foie)
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Diagnostic différentiel :

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Micro-nutrition :
Oméga-3 issus de petits poissons ou microalgues — en cure de 2 mois deux fois par an (plus si vous êtes végétarien ou végan). Chercher les marques avec le logo EPAX ou mention de l’indice TOTOX (indice de peroxydation).
Vitamine D3 — 1000 UI minimum, d’octobre à fin avril, voire plus selon besoin.
Zinc bisglycinate (si votre niveau de zinc est inférieur au tiers supérieur de la norme) — 10 à 15 mg par jour par cure de 4 mois.
Huile de pépins de courge (en bouteille ou en gélule) — 1 cuillérée à soupe ou 3 gélules par jour, en cure de 3 mois.
Ortie racine (extrait sec ou extrait liquide — suivre recommandations du fabricant).
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Un BNS 24 permettra de mieux comprendre les dérèglements sous-jacents et de choisir une plante (phythormones aux effets hormonaux spécifiques), des sels et une micro-nutrition adaptée.
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Une étude observationnelle rétrospective pour évaluer l’efficacité de l’homéopathie dans le SOPK
Une étude observationnelle rétrospective a été réalisée pour évaluer l’efficacité de l’homéopathie comme option de traitement du SOPK. 60 patientes âgées de 18 à 45 ans, diagnostiquées comme cas de SOPK, ont été observées pendant une durée d’un an. Les progrès mensuels des patientes et les résultats cliniques jusqu’à un an après le début du traitement ont été notés. Le résultat final de l’étude a été enregistré après un an de début de traitement.
Elle a démontré l’efficacité, la sécurité et la faisabilité des remèdes homéopathiques pour réduire les symptômes du SOPK chez les femmes. Site Web : www.drsujatanaik.com

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Une nouvelle piste :
Les artémisinines sont des molécules issues de différentes plantes du genre Artemisia, et notamment l’armoise annuelle, appelée aussi armoise chinoise (Artemisia annua). On connaît surtout ces molécules pour leurs bienfaits en cas de paludisme ou de Covid-19. Mais elles détiennent, de façon surprenante, le potentiel d’améliorer d’autres affections touchant le métabolisme et le fonctionnement hormonal, comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).
C’est là qu’intervient une étude parue en juin 2024 dans Science (1). Les auteurs ont étudié l’impact de l’ingestion d’artéméther, un analogue de synthèse de l’artémisinine, dans un modèle animal de SOPK (rongeurs). L’intervention a permis de réduire l’hyperandrogénie et notamment la synthèse de testostérone.
L’équipe a même déterminé certains éléments de son mécanisme d’action moléculaire. Il est intéressant de noter que la même équipe avait déjà mis en évidence par le passé la capacité des artémisinines à augmenter la sensibilité à l’insuline, là où 70 % des femmes atteintes de SOPK sont touchées par des troubles métaboliques et notamment une résistance à l’insuline.
Le potentiel de ces molécules a été confirmé dernièrement grâce à une étude pilote menée sur des femmes atteintes de SOPK. Le traitement par dihydroartémisinine a permis, en effet, de réduire l’hyperandrogénie et les taux d’AMH, d’améliorer la morphologie des ovaires et de normaliser les cycles menstruels de ces patientes.
D’autres études sont maintenant attendues pour explorer davantage l’effet de ces molécules, et déterminer comment les utiliser dans des protocoles efficaces et sûrs.
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