Polyarthrite rhumatoïde

La Polyarthrite rhumatoïde est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques (1% de la population en Europe !)

   La polyarthrite rhumatoïde

La Polyarthrite rhumatoïde, anciennement « Polyarthrite chronique évolutive » – touche 1% de la population en Europe ! Le facteur rhumatoïde est une immunoglobuline M dirigée contre la région Fc des IgG. Les complexes immuns de type IgM-IgG activent le Complément, ce qui déclenche l’inflammation, la synovite chronique et peut se compliquer d’une vascularite. Le diagnostic biologique repose sur les réactions de Waaler-Rose et du Latex  (agglutination, positifs dans 50% des cas des PR de l’adulte) + le dosage des AC anti-nucléaires (pour éliminer une connectivite). A présent, on peut aussi demander pour leur meilleure spécificité les « AC anti-fillagrine » et les « AC anti-CCP » (85% de sensibilité).

Des périodes de rémission (jusqu’à 5 ans) sont parfois observées, surtout pendant la grossesse. HLA DR4 (55%) ou DR1 (30% des PR séronégatives). Il faut aussi noter le risque cardio-vasculaire accru (x 4) à partir de 40 ans (quand l’inflammation devient systémique !). 

Dans sa forme infantile, on parle de « maladie de Still » (HLA DR5 et DR7), qui se distingue de celle de l’adulte par de multiples localisations extra-articulaires = éruptions cutanées, fièvre, adénopathie, iridocyclite … 

NB. Diagnostic différentiel : la polyarthrite paranéoplasique (rare, surtout sur cancer pulmonaire).

Traitements classiques :

Dans le liquide synovial se développent des poussées inflammatoires qui se caractérisent par un exsudat et un afflux de polynucléaires neutrophiles. Les anti-inflammatoires (AINS ou Coxibs) sont efficaces sur ces poussées, mais n’agissent pas sur l’inflammation chronique. Dans ce tissu synovial se pérennise une réaction inflammatoire chronique où dominent les macrophages et les lymphocytes T (DR+) qui sécrètent un facteur activant les ostéoclastes, ce qui rend compte de l’ostéopénie juxta-articulaire (micro-géodes).

–  les sels d’Or  (Alochrysine) inhibent la phagocytose des macrophages, ils ne sont plus guère utilisés à cause de leur néphrotoxicité.

– les anti-paludéens de synthèse (Plaquenil) entraînent des modifications morphologiques comparables aux sels d’Or (mais attention à l’accumulation dans les tissus pigmentés = rétinite).

– les corticostéroïdes, après avoir affirmé le diagnostic (efficace sur les PR séronégatives), dans les formes violentes aiguës.

La découverte des effets anti-inflammatoires de la cortisone naturelle (cortisol), puis de ses dérivés synthétiques quatre à dix fois plus actifs, les corticoïdes, remonte à la seconde guerre mondiale. Ce fut une véritable révolution dans le domaine du traitement des maladies inflammatoires (et même du dopage). C’est comme cela que des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR) ont vu leur vie se transformer. Parmi eux le célèbre peintre français Raoul Dufy qui traversa l’Atlantique pour recevoir ce traitement qui lui permis de reprendre son travail.

Hélas, l’optimisme fut de courte durée car les effets secondaires liés à de fortes prises à long terme ne tardèrent pas à limiter les indications et les doses :

  • prise de poids ;
  • œdèmes (par rétention de sel et d’eau) ;
  • ostéoporose ;
  • tassements vertébraux ;
  • hypertension artérielle ;
  • glaucome ;
  • ulcères gastriques ;
  • insuffisance surrénale etc.

Ces effets secondaires ne sont pas des moindres. Ils justifient que la prise au long cours soit surveillée et la plus faible possible, d’où l’intérêt des thérapies complémentaires. Mais il n’en reste pas moins que l’usage des corticoïdes reste parfois incontournable : les patients le savent bien ! On essaye, après la crise, de revenir au-dessous de 7,5 mg./jour où le risque ostéoporotique et digestif reste limité (associer alors la vit. D3).

–  la D-pénicilinase (dP) et les dérivés thiolés (Encéphabol, Tiopromine) inhibent les lymphocytes T3  DR+  (en présence d’ions Cuivre),

– le Méthotrexate (immunosupresseur) de plus en plus largement et précocement utilisé (7,5 à 10 mg./ semaine) si les fonctions hépatiques et rénales sont suffisantes.

–  les synoviorthèses isotopiques (injections intra-articulaires de produits radio-actifs) ont un bon effet immuno-dépresseur local, au prix d’un enraidissement parfois définitif.

–  la Cyclosporine A (Sandimmun) inhibe spécifiquement la synthèse de l’il2 et de l’interféron gamma, mais sa toxicité rénale à long terme est encore mal appréciée.Les classiques insistent sur les avantages d’une monothérapie de fond, les associations de produits ayant souvent une efficacité moindre. Les échappements aux traitements sont la règle (ex.: 10% seulement des PR sont en rémission prolongée sous sels d’Or ou la dP.).

blank

– Les « biothérapies » anticorps monoclonaux, qui comportent actuellement 5 produits : 

  • trois sont des anti-TNF alpha (Remicade®, Enbrel® et Humira®),
  • le quatrième est un antagoniste du récepteur de iL1 (Kineret®),
  • le cinquième un AC anti-CD20 (Rituximab®) qui effondre le taux des lymphocytes B.

Ces molécules, issues du génie génétique, à passer en perfusion ou en sous-cutanés, de une injection par jour (Kineret) à deux par mois (Humira), sont indiquées dans les PR actives, lorsque la réponse est insuffisante au traitement de fond (peuvent s’associer au Méthotrexate). Ces produits ont des contre-indications : infections (tuberculose ancienne ?), maladies démyélinisantes, maladies hématologiques, néoplasie récente, insuffisance cardiaque, grossesse … Ces traitements sont – pour le moment – de prescription hospitalière. En trois mois, 65% des sujets sont stabilisés, mais cela nécessite une surveillance mensuelle rigoureuse. 

blank   PR infantile, évoluée à l’âge adulte !

Traitements physiologiques :

Le BNS est évocateur lors des poussées : hyper Gamma + Eu-Gamma + Mercurius + Zinc (car activation des métallo-protéinases) / hypo Magnesia (douleurs chroniques). En phase inflammatoire simple, seule une hyper Alpha 2 peut subsister. Un BNS annuel est indispensable pour le choix des remèdes et la mesure de l’évolutivité de cette affection chronique, progressivement invalidante.

Le classique « profil protéique » confirme cet aspect : hypo IgM + hyper IgG ou IgA et consommation du C3. 

Micro-nutrition (en poussée) :

  1. ANTI-OXYDIUM      www.physionat.net
  2. OMEGA-3 Synergium   www.physionat.net
  3. les vitamines D3K2 (effet cortisone-like)
  4. le bicarbonate de soude : Sarah C. Ray et coll. ”Oral NaHCO3 Activates a Splenic Anti-Inflammatory Pathway: Evidence That Cholinergic Signals Are Transmitted via Mesothelial Cells.” The Journal of Immunology, 2018.

.

Un bon traitement adjuvant nous paraît être l’utilisation des formules injectables du lab. Weleda, que l’on peut aussi demander en gouttes ou granules :

Cartilago D6 Discis intervertebrales D4
Antimonium crudum nat. D6 Bambusa D6
Argentum met. D8 Equisetum D15
Betula folium D5 Formica D3
Mandragora radix D5 Stannum D6
aa QSP 1ml Viscum mali D6 aa QSP 1ml

Ou du laboratoire Heel :

GUAJACUM injeel MANGANUM ACETICUM injeel
ACIDUM PICRICUM injeel ACIDUM DL-malicum
UBICHINON Comp. DISCUS compositum

.

On aura intérêt à choisir un Nosode (c’est une maladie chronique), une tuberculine, par exemple : Friedmann en basse dilution, si hyper IgG (« Feng qui combat le Feu ») ou haute dilution si hyper Albumines (plus rare). Tuberculinum residuum si évolué : rétractions ++ ou Luesinum (sécheresse)

La plante la plus efficace est : Vanilla planifolia (mg) TM ou 1 DH = orchidée (véritable ovaire végétal), que l’on peut associer aux sels de silice : Silicea complexe (Pharmacie des Bergues – Genève)

.
Les H.E. de Térébenthine ou de Pin (localement) auront un bon effet.

.
Les oligo-éléments : Cuivre-Or-Argent + Silicium + Manganèse sont les plus actifs.

.

La Sérothérapie : « Foie » + « Vasculaire » si phase inflammatoire avec douleurs (cf. étude américaine : 68% d’amélioration / 16% placebo)

.

Association française des patients atteints : www.polyarthrite-andar.com

.

Les remèdes homéopathiques unitaires les plus souvent indiqués sont présentés ci-dessous, à choisir selon la similitude, et à prescrire en haute dilution :

blank

Partagez:

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur linkedin
LinkedIn

2 réponses

  1. Bonjour, une connaissance est touché par une MAI, ceci sans que son médecin n’ait pu déterminer le nom de la pathologie. Ses symptômes : crampes diurnes et nocturnes importantes et douloureuses au niveau des mollets, parfois accompagné de température, insomnies importantes (d’endormissement et réveils fréquents ). Autre problème : arthrite hanche avec destruction du cartilage;
    j’ai pensé à une polyarthrite rhumatoide pour la MAI ou un début de scérose en plaques ( d’ailleurs sa fille est touchée par une sclérose en plaques ). qu’en pensez vous ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Tous nos articles :

Bilan BNS12

Le Bilan biologique au service des médecines naturelles

Bilan BNS24

Le Bilan au service des médecines naturelles et des personnes en recherche de solutions homéopathiques

Bilan PNS12

Un rapport biologique & des recommandations thérapeutiques personnalisés grâce à vos analyses biologiques

Bilan Neurotransmetteurs

Une analyse des catabolites urinaires pour déterminer votre niveau de stress. A l'origine de nombreux problèmes de santé, il est indispensable de faire un point sur ses neurotransmetteurs pour s'assurer un équilibre émotionnel et un stress contrôlé.

Questionnaire de santé gratuit

Faites un point sur votre santé grâce à notre questionnaire en ligne de plus de 120 questions. Recevez un rapport personnalisé avec votre tendance de santé.

Questionnaire d'analyse de votre niveau de stress

Faites un point sur votre niveau et style de stress grâce à notre questionnaire en ligne et son rapport personnalisé. Grâce à nos différentes questions, nous pouvons vous aider à déterminer votre niveau de stress et son origine. A l'origine de nombreux problèmes de santé, il est indispensable de comprendre qu'elle peut être l'origine de votre stress.

Medias sociaux

Infos sur la biologie fonctionnelle

Soyez toujours informé

Souscrivez à notre newsletter

Recevez les derniers articles et les dernières informations de notre site

Infos

Les derniers articles de Maladies et de conseils santé

La dysphagie

La dysphagie Manger, boire, autrement dit déglutir, est une fonction vitale au même titre que respirer. Il nous est tous arrivé, un jour, d’avaler de

En savoir plus »

Inscrivez vous à notre newsletter !

Vous appréciez les articles de notre site ?

Vous vous intéressez à la santé naturelle et à la médecine fonctionnelle ?

Laissez nous votre email pour recevoir toutes les semaines des articles, des infos et des conseils