Prunus

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alt   Prunus spinosus 

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Nous sommes en 1147, en pleine période des croisades. Emmenés par le roi Louis VII, des milliers de soldats de toute l’Europe s’en vont conquérir la Terre Sainte. Cette expédition militaire sera un cuisant échec.

La légende raconte alors que les Croisés, pour ne pas rentrer bredouilles, ramenèrent en Europe des pruniers de Damas. Ils devinrent la risée populaire : « ils sont partis pour des prunes ! », raconte-t-on dans les tavernes.

C’est ainsi que serait née l’expression qui, de nos jours, signifie : « pour rien ». 

 

Prunus communis, spinosus ou justicia (Rosacée). Arbuste très épineux, de 1 à 4m, à écorce brune, répandu en Europe et en Asie. Feuilles ovales-allongées, vert sombre. Petites fleurs blanches, en grappe, s’épanouissant avant les feuilles. Floraison: Avril-Mai. Fruit bleu-noir (drupes) à maturité (Prunelle qui sert à faire le Kirch !) 

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NOM FRANÇAIS : Prunellier, épine noire ou Prunier sauvage (Ang.: Plum / All.: Schwarzdorn) 

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PRINCIPES ACTIFS : composés phénoliques (flavonoïdes anthocyonosides, tanins), vitamines, des glucides. Le noyau contient de l’acide cyanhydrique. 

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HOMEOPATHIE diathésique : remède du groupe du Phosphore (Kollitsch p. 317), 467 symptômes au répertoire de Kent, dont :

  1.  Tenesme vésical : douleurs, crampes et oligurie
  2. Douleur pressive de la racine du nez (territoire du méridien vessie !) 

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Autres rosacées proches :

  • Prunus amygdalus (ou Amygdalus communis): l’amandier (Ang.: Almond / Esp.: Almendro), contient une huile grasse et des tanins, des vitamines (A, B1, B2, B3, B5, B6), ainsi que de l’acide cyanidrique (glucoside toxique) dans son noyau.
  • Prunus cerasus (ou Ceratus padus) : le cerisier (Ang.: Cherry), diurétique
  • Prunus padus (ou racemosa) : palpitations avec nausées et flatulences
  • Prunus virginiana (remède homéopathique du groupe du Phosphore) : insuffisance cardiaque avec toux persistante
  • Prunus persica : le pêcher (Ang.: Peach tree)
  • Prunus avium : le Merisier (Esp.: Cerezo)
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  • Prunus domestica (ou cerasifera) : le prunier ((Ang.: Prune) … Fleur de Bach : « Cherry plum » : « impulsions incontrolables, attaque de panique, peur de devenir fou, de faire du mal … ») dépression nerveuse, pensées suicidaires, peurs obsessionnelles, hallucinations.

Taylor C. Wallace, du Département d’étude de l’alimentation et de la nutrition de Washington, a réalisé une revue d’étude sur l’utilisation de Prunus domestica (c’est le nom scientifique de ce fruit) sur la perte osseuse en cas d’ostéoporose.

Le Pr Bahram Arjmandi, professeur du Département de la nutrition, l’alimentation et la science de l’État de Floride, partage cet enthousiasme : « Les pruneaux sont les fruits les plus bénéfiques pour les os que j’aie étudiés. C’est la solution naturelle pour maintenir une bonne santé osseuse. Pendant ma carrière j’ai testé beaucoup de fruits, y compris les figues, les dattes, les fraises et les raisins, mais aucun ne s’approche des résultats obtenus par ce fruit. »

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Pour l’instant, on ne sait pas vraiment d’où vient l’action des pruneaux sur les os, mais les scientifiques ont fait des hypothèses. Tout d’abord, ce fruit est riche en fibres, vitamine K, bore, cuivre et magnésium qui sont des nutriments importants pour la santé osseuse. 

Ils sont aussi riches en polyphénols, ces molécules réputées pour leur vertu antioxydante. Les pruneaux ont d’ailleurs été classés parmi les fruits et légumes les plus efficaces dans la lutte contre l’oxydation provoquée par les radicaux libres.

Il est aussi probable que la rutine, un flavonoïde présent en grande quantité dans les prunes et d’autres baies, exerce un effet protecteur sur la perte osseuse, comme le démontre une étude sur des rats. 

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Une étude réalisée sur 48 femmes ménopausées et ostéopéniques (souffrant de perte de la densité osseuse) a permis de fixer la dose minimale efficace.

Les participantes ont été séparées en trois groupes : le premier recevait 100 g de pruneaux par jour, le second 50 g et le dernier servait de groupe contrôle. Après six mois, la densité osseuse a été réévaluée. 

À nouveau les résultats ont été sans appel : les deux doses consommées (50 et 100 g) ont montré leur capacité à empêcher la perte de densité osseuse au niveau de l’ensemble du corps. Les premiers effets sont apparus dès le troisième mois et ont perduré par la suite. Notez que cela revient à consommer entre 3 et 7 pruneaux par jour.

Évidemment, manger des pruneaux ne suffira pas à soulager votre ostéoporose, mais cela peut être un bon réflexe après la ménopause pour limiter la perte osseuse.

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