La SPIRULINE

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La SPIRULINE

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Présentée comme une « micro-algue bleue », Arthrospira platensis est en fait une cyanobactérie (procaryote), qui est de forme cylindrique et hélicoïdale, longue d’un demi-millimètre). Cette poudre verte, au léger goût de champignon, contient plus de protéines, de fer, de vit. A et d’acide gamma linoléique par gramme que tout autre aliment.

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Donc :

Spiruline

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Il en existe 1500 espèces, qui vivent dans les eaux saumâtres (pH de 8 à 11) et chaudes (de 25 à 40°). Ce sont des procaryotes (pas de noyau distinct), condiment traditionnel dans plusieurs endroits du monde (lac Tchad – Afrique, Mexique …) découverts pour le monde scientifique depuis 1964. La NASA en étudie la culture pour les colonies spatiales (régénération de l’air et nutriment énergétique). Elle contient :

  1. tous les acides aminés essentiels (65% de protéines contre 35% au soja et 22% à la viande maigre, 19% aux haricots, 12% aux œufs) et les bases puriques (ADN et ARN) environ 5% des protéines.
  2. de nombreuses vitamines, surtout : A, B1, B2, B3 (PP), B12 ++, E et K
  3. de nombreux minéraux : Calcium, Potassium, Phosphore, Fer, Magnésium, et oligo-éléments : Chrome, Cuivre, Manganèse et Zinc, traces de Sélénium.
  4. des acides gras, surtout : linoléique et gamma-linoléique (oméga 6 = pré-prostaglandines PGE2 … régulation des désordres inflammatoires)
  5. des pigments : bleu (phycocyanine), vert (chlorophylle) et rouge (béta-carotène)
  6. des enzymes (la SOD), quelques glucides (22%) et des fibres (8 gr./100 gr.).

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spiruline

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Indications : les inflammations chroniques et les maladies dégénératives (antioxydant majeur et nutriment réparateur) :

  1. Pathologie de surcharge = perte de poids (- 1,4 kg/mois), amélioration des pics hyperglycémiques et baisse du cholestérol (- 6% de LDL) cf. FDA 1986. Régulation des HTA.
  2. Chélateur des métaux lourds (30% mieux que la Chlorela = restaure l’épuration rénale du Cadmium, du Plomb et du Mercure) et correcteur de l’anémie (richesse en Fer) : fumeurs, femmes sous pilule, sportifs …
  3. Stimulant de l’immunité =
  • Etat de la peau (cicatrisation des plaies, personnes exposées au soleil : on l’utilise de plus en plus dans les crèmes de beauté), des ongles et des cheveux, ainsi que du système digestif (augmentation de la flore de lactobacilles, inhibition de la prolifération des bactéries, levures et champignons)
  • Infections virales chroniques (dont l’Herpès simplex, le virus grippal, les virus de la rougeole et des oreillons, ainsi que le HIV-1), par effet probiotique et antiviral direct (Ca-SP : polysaccharide).
  • Cancer (effet protecteur du béta-carotène + effet cytostatique de la Phycocyanine, TNF alpha stimulante) et durant les chimiothérapies (Cis-platine) et radiothérapies (radio-protection), pour ses effets détoxiquants et de réduction de la perte en GB.
  1. Troubles neurologiques = elle a été utilisée dans des déficits de l’attention et le syndrome d’hyperactivité (TAD/HD : Attention Deficit / Hyperactivity Disorder), ainsi que dans les pathologies dégénérative du système nerveux (Alzheimer, Parkinson …) car la Phytocyanine a une action anti Leucotriène B4.

Actuellement, des associations se multiplient à travers le monde pour promouvoir la culture de Spiruline en systèmes autonomes (recyclage des déchets azotés), car elle produit plus de protéines que le soja, en consommant beaucoup moins d’eau. On estime la production actuelle à environ 1000 tonnes/an.

Elle est meilleure au goût que la chlorella et beaucoup plus digeste.

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Bibliographie générale :

  1. NAYAKA N. « Cholestérol lowering effects of Spirulina » (Progress in medicine, juin 1988)
  2. SCHWART, SCKLAR and SUDA « Growth, inhibition and destruction of oral cancer cells by extracts of Spirulina« , American academy of oral pathology (juin 1988)
  3. « Aids-antiviral sulfolipids from cyanobacteria » Journal of the National Cancer Institute
  4. MICHKA « La Spiruline, l’homme et la planète » (Terra Magna, 1990)
  5. « Chemopreventive properties of chlorophyllin : anti-mutagenic activity against AFB1 and two heterocyclic amines in the Salmonella mutagenicity assay » Carcinogenesis (vol. 12 1991)
  6. « Current knowledge on potential health benefits of Spirulina » Journal of Applied Phycology 1993
  7. « An extract from Spirulina platensis is a selective inhibitor of Herpes simplex penetration into HeLa cells » Phytotherapy research (vol. 7, 1993)
  8. « Opto-crystallization patterns » Transformational research (1994)
  9. « Gamma-linoleic acid as a treatement in AD/HD » Stockholm 1994
  10. « Calcium Spirulan, an inhibitor of enveloped virus replication, from a blue-green alga : Spirulina platensis » J.Nat. Prod. (1997)
  11. GRACI S. et CRISAFI D.-J. « Les superaliments » (Montréal 1997)
  12. MARION J.P. « Spirulina is a cyanobacterium » (Centre de recherche Nestlé, Mai 2000)
  13. Spiruline_2015

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Notre expérimentation :

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Nous avons eu l’opportunité de réaliser en 2015 une nouvelle pathogénésie biologique sur une quinzaine d’étudiants volontaires du cursus naturopathique de l’Agricampus d’Hyères. Nous tenons à remercier vivement ceux-ci, ainsi que leurs professeurs, messieurs Kamel Kissar et Philippe Stéphanini.

Ces étudiants (et leurs professeurs), en bonne santé apparente et sans traitement particulier, ont fait un premier BNS et entrepris un traitement de 4 mois de SPIRULINE, celle-ci étant produite sous surveillance de l’école, dans les meilleures conditions possibles. Un second BNS a été réalisé à la fin de cette période et les résultats comparés. C’est cette étude que nous vous résumons ici (différences entre les 2 profils) :

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ALB       A1P       A2P      BET       GAM      EuGlobulines

-0,380,01-0,140,230,13-0,29

On observe que la Spiruline (très protéinée) à tendance à « sécher » les patients (baisse des ALB et EuG) et à compenser une éventuelle insuffisance hépatique (augmente les BêtaGlobulines). L’action moyenne sur les autres paramètres immunitaire n’est pas significative.

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Iode        Zinc      Amm.     Acide    Mang.   Calcium

0,11-0,170,35-0,22-0,05-0,05

Là aussi, l’action de la spiruline s’exerce essentiellement sur l’eau : baisse de l’Ammonium (sècheresse et malgestion des sucres) et du radical Acide (acidose urique, goutte).

Globalement, les résultats paraissent un peu décevants. En fait, l’interprétation cas par cas des résultats est bien plus éclairante : la spiruline normalise la plupart des profils de façon très efficace ! Elle semble posséder, comme nous l’avions déjà remarqué chez d’autres plantes, des effets « anti-hyper et anti-hypo » que leur simple somme manque à objectiver :

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spiruline2

Fig. 1 : Paramètres du BNS n°1 en bleu / BNS n°2 en rouge.

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Cette propriété normalisatrice est d’ailleurs répandue chez la plupart des plantes primitives. A ce sujet, on peut citer la Prèle, riche en soufre et en silice, qui s’est avérée efficace, à l’occasion, aussi bien sur des inflammations aiguës (hyper Alpha1+2), que chroniques (hyper Bêta + Gamma).

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spiruline1

Fig.2 : BNS n°1 hyperfloculant (en bleu) avec une belle normalisation de presque tous les paramètres !

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La Phycocyanine inhibe la protéine nécessaire à la réplication du SARS-CoV-2

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En l’absence de traitements contre la pandémie, la recherche de différentes stratégies et d’alternatives thérapeutiques est inévitable. Le renforcement du système immunitaire est l’une des stratégies qui éviterait une infection virale des personnes saines. Une telle stratégie a été initiée par le CSIR-CFTRI ou Central Food Technological Research Institute, avec le soutien du gouvernement d’Inde, en distribuant des compléments alimentaires contenant de la spiruline aux personnes infectées.

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Les algues possèdent des fonctions immunomodulaires qui pourraient être utiles à la régénération individuelle du système immunitaire. Spirulina plantensis est initialement connue pour être une algue bleue-verte poussant dans un environnement hautement alcalin et spécialement utilisée pour sa forte valeur nutritionnelle, incluant acides aminés, vitamines, protéines, polysaccharides, ainsi que d’autres pigments.

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Des études in vivo en double aveugle menées sur des souris infectées par la grippe A auxquelles a été donné de l’extrait de spiruline, ont montré un bien meilleur taux de survie que le groupe témoin.

L’extrait de spiruline perturbe l’accumulation sanguine de particules virales dans les globules rouge, inhibant ainsi le processus d’infection.

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Sources et références : 

  1. La C-Phycocyanine de la spiruline inhibe la nsp12 requise pour la réplication du SARS-CoV-2 : une nouvelle constatation in silico : Raj TK, Ranjithkumar R, Kanthesh BM and Gopenath TS: C-phycocyanin of Spirulina plantesis inhibits NSP12 required for replication of SARS-COV-2: a novel finding in-silico. Int J Pharm Sci & Res 2020; 11(9): 4271-78. doi: 10.13040/IJPSR.0975-8232.11(9).4271-78
  2. L’extrait de spiruline bien toléré inhibe la réplication du virus de la grippe et réduit la mortalité induite par le virus : Yi-Hsiang C, Gi-Kung C, Shu-Ming K, Sheng-Yu H, I-Chen H, Yu-Lun L and Shin-Ru S: Well-tolerated Spirulina extract inhibits influenza virus replication and reduces virus-induced mortality. Scientific Reports 2016; 6: 24253
  3. Un polysaccharide sulfaté naturel, le spirulane de calcium, isolé de Spirulina platensis: évaluation in vitro et ex vivo des activités du virus anti-herpès simplex et du virus de l’immunodéficience humaine : Kyoko H, Hayashi T and Kojima I: A Natural Sulfated Polysaccharide, Calcium Spirulan, isolated from Spirulina platensis: In-vitro and ex-vivo evaluation of anti-herpes simplex virus and anti-human immunodeficiency virus activities. Aids Research and Human Retroviruses 1996; 12 (15): 1463-71
  4. La C-Phycocyanine d’Oscillatoria tenuis a présenté une activité antioxydante et antiproliférative in vitro par induction de l’apoptose et arrêt du cycle cellulaire G0 / G1 : Thangam R, Suresh V and Princy WA: C-Phycocyanin from Oscillatoria tenuis exhibited an antioxidant and in-vitro antiproliferative activity through induction of apoptosis and G0/G1 cell cycle arrest, Food Chemistry 2013; 140(2): 262-72

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Cependant …

1/ Les micro-algues chlorella et spiruline sont les plus connues. À en croire certains vendeurs, elles vous apporteraient tous les nutriments dont vous avez besoin. Le problème, explique Jean-Paul Curtay, c’est que la plupart de ces nutriments se trouvent sous une forme mal assimilée par votre organisme. Ils se gardent bien de vous dire par exemple que :

  • Le fer végétal de la chlorella et de la spiruline n’est pas le même que le fer animal des viandes ou des poissons. Le fer végétal est une forme oxydée, vous n’en absorbez que 5% à 10%, contre 25% pour les viandes.[1] [2]
  • La vitamine A de ces algues… n’est pas de la Vitamine A: c’est en réalité du bêta-carotène, un précurseur de la vraie vitamine A. Près de 45% de la population absorberait mal le bêta-carotène, ce qui n’en fait pas une source fiable de vitamine A[3] [4] ;
  • Leur vitamine B12 est en réalité quasi-inutile: une étude a analysé l’absorption de la vitamine B12 dans la chlorella et la spiruline. Elle a trouvé que sous cette forme elle était quasiment inactive ![5]. Pour la rendre assimilable, il faut la donner à des poules et on la retrouve sous forme active dans leurs oeufs.

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2/ Certains disent aussi que la chlorella et la spiruline sont chélatrices : elles auraient la capacité de se lier aux métaux lourds pour les évacuer de votre corps. Mais… des analyses récentes en laboratoire ont montré que ces deux algues sont bien souvent contaminées elles-mêmes par… des métaux lourds ! Les tests auxquels je fais référence[6] ont prouvé la présence d‘aluminium, d‘étain, d‘arsenic, de plomb et même de mercure dans des dizaines d’échantillons. Un comble pour des aliments annoncés comme chélateurs

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La revue médicale « Prescrire » alerte des dangers liés à la spiruline, via un communiqué du 1er novembre 2018. Des effets indésirables principalement hépatiques lui sont imputés, sans en préciser le nombre exact, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) affirmait déjà en novembre 2017 que « plusieurs cas d’effets indésirables survenus à la suite de la prise de compléments alimentaires contenant de la spiruline » ont été recensés. Parmi ces effets indésirables : des atteintes principalement hépatiques, mais également musculaires, des troubles digestifs et des réactions d’hypersensibilité (allergie).

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Ces risques proviendraient du fait que les produits à base de spiruline « peuvent être contaminés par des cyanotoxines (microcystines notamment), des bactéries ou des éléments traces métalliques (plomb, mercure, arsenic)« . Elle est par ailleurs contre-indiquée chez les personnes atteintes de phénylcétonurie (maladie génétique rare liée à l’accumulation de l’acide aminé phénylalanine dans l’organisme), et chez celles « présentant un terrain allergique ».

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En France la consommation de cette algue aux bienfaits abondants a atteint 250 tonnes l’an dernier. C’est 5 fois plus que la production des spiruliniers français [1]. Le reste est importé, notamment de Chine…[2][3]. Malheureusement, la spiruline importée est souvent de très mauvaise qualité, comme je vais vous le révéler dans cette lettre. Du coup on voit se multiplier des témoignages sur Internet comme :

  • « J’essaie la spiruline depuis 2 mois, ça ne me fait rien ».
  • « Je n’ai pas senti d’amélioration ».
  • « Aucun effet, passez votre chemin ! ».

Comme je comprends ces « déçus de la Spiruline » ! Mais ils se trompent. Il est possible d’accéder à de la Spiruline de haute qualité, locale et bio.

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Quand la demande a explosé, des gros producteurs étrangers ont industrialisé les étapes de production. Et ils ont mis sur le marché des produits dénaturés. Ces spirulines industrielles sont généralement séchées grâce à deux techniques qui détruisent 50% des nutriments présents dans la spiruline ! [10]

  1. La première est appelée atomisation. Elle consiste à projeter un jet d’eau très puissant sur les brindilles de spiruline fraîche pour tuer les éventuelles bactéries. Cela tue aussi malheureusement les bonnes bactéries[11].
  2. La deuxième est le “séchage à très haute température” (190°)[12]. Le même phénomène se produit : la majorité des vitamines et nutriments ne résistent pas à ces fortes températures.

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Des études sont en cours sur d’autres manipulations qui diminueraient encore la richesse nutritive de la spiruline : la pulvérisation, la transformation en comprimés ou en paillettes, la dilution de la spiruline en ampoules liquides.

Mais il y a plus inquiétant encore. Selon plusieurs études effectuées en laboratoire, plusieurs spirulines étrangères seraient contaminées. Celles d’Afrique et d’Asie en particulier contiendraient du plomb, du mercure ou de l’arsenic [13]. La raison en est simple : dans ces pays, les normes agricoles sont très éloignées des nôtres.

  • Les sols y sont souvent pollués par l’utilisation en grande quantité de pesticides et d’engrais[14], dont les résidus métalliques contaminent les cultures,
  • Les eaux utilisées pour cultiver la Spiruline sont souvent stagnantes et, de ce fait, remplies de cyanobactéries toxiques pour l’homme[15].

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L’affaire a été prise très au sérieux par L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation (ANSES), qui a publié en novembre 2017 une alerte sur les Spirulines contaminées [16], conseillant de privilégier les « circuits d’approvisionnements contrôlés ». Autrement dit les producteurs locaux.

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Références :

[1] Production mondiale de spiruline, planetscope, consulté en septembre 2019, disponible sur : https://www.planetoscope.com/Autre/1027-production-mondiale-de-spiruline.html

[2] Etat des lieux du marché de la spiruline, Imbrikation, consulté en septembre 2019, disponible sur : https://imbrikation.fr/etude-en-ligne/page-etude/Étude%20de%20marché%20spiruline/

[3] Sylvie Richard, « Microalgues : la spiruline superstar », La Revue de l’Industrie Agroalimentaire,‎ juillet 2017, consulté en septembre 2019.

[4] Gutiérrez-Salmeán (G.), et al., « Nutritional and toxicological aspects of Spirulina (Arthrospira) », Nutr. Hosp., 2015, 32, 34-40

[5] Selmi C, Leung PS, Fischer L, German B, Yang CY, Kenny TP, Cysewski GR, Gershwin ME.The effects of Spirulina on anemia and immune function in senior citizens. Cell Mol Immunol. 2011 May;8(3):248-54. doi: 10.1038/cmi.2010.76. Epub 2011 Jan 31.

[6] Nielsen CH1, Balachandran P, Christensen O, Pugh ND, Tamta H, Sufka KJ, Wu X, Walsted A, Schjørring-Thyssen M, Enevold C, Pasco DS. Enhancement of natural killer cell activity in healthy subjects by Immulina®, a Spirulina extract enriched for Braun-type lipoproteins. Planta Med. 2010 Nov;76(16):1802-8. doi: 10.1055/s-0030-1250043. Epub 2010 Jun 17.

[7] Yakoot M, Salem A. Spirulina platensis versus silymarin in the treatment of chronic hepatitis C virus infection. A pilot randomized, comparative clinical trial. BMC Gastroenterol. 2012 Apr 12;12:32. doi: 10.1186/1471-230X-12-32.

[9] Ismail et al., « Effect of spirulina intervention on oxidative stress, antioxidant status… », Bio. Med. Research International, Vol. 2015, Article ID 486120, 7 p.

[10] Sarada, R. M. G. P., Pillai, M. G., & Ravishankar, G. A. (1999). Phycocyanin from Spirulina sp: influence of processing of biomass on phycocyanin yield, analysis of efficacy of extraction methods and stability studies on phycocyanin. Process biochemistry34(8), 795-801

[11]Séchage de la spiruline, Spirulina, consulté en septembre 2019, disponible sur : http://spirulina.online.fr/cd-cfppa/SECHAGE.htm

[12]Spiruline : une filière paysanne française en développement, Terre-net, septembre 2018, consulté en septembre 2019, disponible sur : https://www.terre-net.fr/observatoire-technique-culturale/strategie-technique-culturale/article/spiruline-une-filiere-paysanne-francaise-en-developpement-217-141333.html

[13]Court M. Spiruline : attention aux effets indésirables, lefigaro, novembre 2017, consulté en septembre 2019, disponible sur : http://sante.lefigaro.fr/article/spiruline-attention-aux-effets-indesirables/

[14] Naif Abdullah Al-Dhabi. Heavy metal analysis in commercial Spirulina products for human consumption. Saudi J Biol Sci. 2013 Oct; 20(4): 383–388. doi: 10.1016/j.sjbs.2013.04.006

[15] http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/media/user/File/ExtraitRevuePDF/dossier128 Cyano001.pdf

[16] Compléments alimentaires à base de spiruline : privilégier les circuits d’approvisionnement les mieux contrôlés, novembre 2017, consulté en septembre 2019, disponible sur : https://www.anses.fr/fr/content/compléments-alimentaires-à-base-de-spiruline-privilégier-les-circuits-d’approvisionnement

[17] Albanes (D.), et al., « Effects of alpha-tocopherol and beta-carotene supplements on cancer incidence in the Alpha-Tocopherol Beta-Carotene Cancer Prevention Study », Am. J. of Clin. Nut., 62, 6, 1995, 1427–1430

[18]USDA, « Seaaweed, spirulina, dried », consulté le 6 août 2019, disponible sur : https://ndb.nal.usda.gov/

[19] Mugnier R., Dans la première ferme urbaine de spiruline, juillet 2018, consulté en septembre 2019, disponible sur : https://usbeketrica.com/video/video-dans-la-premiere-ferme-urbaine-de-spiruline

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Un destin interplanétaire ?

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Après avoir été présentée comme une des solutions possibles pour lutter contre la faim en Afrique, la spiruline est aujourd’hui pressentie comme le futur super-élément permettant l’installation d’un écosystème favorable à la vie humaine sur Mars. Alors que Perseverance, le rover martien de la Nasa, s’est posé sans encombre sur Mars le 18 février dernier, le monde entier s’est remis à rêver de petits hommes verts. Un fantasme qui s’avère frôlé la réalité pour l’avenir de la planète rouge. En effet, une récente étude publiée en février et menée par l’astrobiologiste français Cyprien Verseux du Zarm (centre d’étude des technologies appliquées à l’espace et à la microgravité de l’université de Brême, en Allemagne) a mis en lumière l’important rôle que les cyanobactéries  (bactéries photosynthétiques produisant de l’oxygène) peuvent jouer dans la conquête spatiale et plus particulièrement en ce qui concerne Mars.

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Des bactéries sources d’oxygène

Les Cyanobacteria sont formées par un embranchement de bactéries. D’apparence filamenteuses et gluantes, ces colonies de bactéries unicellulaires ont été assimilées à tort à des algues. Aujourd’hui encore, elles sont couramment appelées « algues bleues », ou « algues bleu-vert ». Parmi les genres les plus communs, on retrouve l’Arthrospira ou encore Azolla, plus connue respectivement sous le nom de spiruline et anabaena. De nombreux scientifiques pensent qu’un boom de ces cyanobactéries, présentent sur la Terre depuis des milliards d’années, est largement responsable de notre atmosphère respirable. Friandes de carbone mais également d’azote, qu’elles transforment en oxygène grâce à la photosynthèse, ces cyanbactéries semblent pouvoir s’adapter à la planète rouge, dont l’atmosphère en principalement constituée, grâce à des bioréacteurs.

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Vers un nouvel écosystème spatial ?

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La création d’oxygène sur Mars n’est pas le seul enjeu de l’utilisation de ces cyanobactéries. En effet, Cyprien Verseux explique qu’il faut également, « pour des raisons de sécurité et de coûts de transport, transporter le moins possible de consommables depuis la Terre et donc produire des ressources in situ ». Une fois de plus, les « algues bleues » sont la solution. Après leur passage dans les bioréacteurs, elles seront transformées en biomasse. Source de sucres, d’acides aminés et autres nutriments, la matière obtenue à partir des cyanobactéries pourrait  alimenter d’autres cultures bactériennes ou végétales, permettant alors l’installation d’un écosystème au cœur du désert martien. Ainsi cette avancée majeure rendrait enfin  possible la construction d’une base martienne où « se succéderont des équipages pour des séjours de longue durée » à la conquête de la planète.

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Un petit pas pour l’homme mais un pas de géant pour les cyanobactéries, première colonisatrice de l’espace.

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