Un vaccin contre le Corona virus ?

L'impossible défi s'est transformé en une large course au marché du siècle pour des milliards de doses !
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Un vaccin contre le Corona virus en 2020 ?

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Tests de vaccins contre le Covid-19 :

  • Le 17 mars 2020, les autorités sanitaires chinoises ont autorisé le premier essai clinique pour tester un vaccin contre le Coronavirus. Le 20 mars, 108 volontaires ont reçu les premières injections et seront suivis pendant six mois.
  • Le 17 mars également, les États-Unis annonçaient le premier test d’un vaccin contre le Covid-19 à Seattle sur 45 adultes volontaires.
  • Selon le ministre israélien des Sciences et de la Technologie, Ofir Akunis, une équipe de scientifiques israéliens du MIGAL met actuellement au point un vaccin contre le coronavirus qui pourrait être prêt d’ici quelques semaines et disponible sous 90 jours !
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Résumé :

  • Les laboratoires du monde entier se sont lancés dans une course de vitesse au vaccin contre le Covid-19, quitte à se passer des tests habituels chez les animaux.
  • Ces vaccins peuvent alors, dans certains cas, faciliter l’infection par le virus et entraîner une aggravation des symptômes !
  • Les sociétés manquent aussi de modèles animaux fiables pour tester leurs vaccins.
  • L’urgence et la pression sont tels que ces risques ne font pas le poids.

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Alors que l’épidémie de Covid-19 continue de gagner du terrain, les scientifiques du monde entier se sont lancés dans une course de vitesse au vaccin. Plus de 20 candidats possibles sont en cours de développement, dont un de l’Institut Pasteur qui a débuté des tests sur des souris le 11 mars dernier. sans doute le plus avancé est celui de la start-up « Moderna », organisé conjointement avec le NIH (National Institute of Health, équivalent américain de l’Inserm), qui a débuté des essais de phase 1 chez des volontaires le 16 mars 2020 (un essai démarré en un temps record, quelques semaines à peine après la mise à disposition du génome du Sars-Cov-2).

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Normalement, obtenir un vaccin efficace, non toxique et utilisable prend entre 15 et 20 ans. Il faut d’abord mettre au point une formule possédant les prérequis chimiques et pharmaceutiques, mener des études d’immunogénicité chez l’animal, évaluer la toxicité du vaccin chez l’animal, puis chez l’Homme, et enfin, tester son efficacité à grande échelle.

Mais, devant l’urgence, la pression des gouvernements et des autorités sanitaires, certains appellent à accélérer les procédures. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dit mardi espérer un vaccin contre le nouveau coronavirus avant l’automne. Plus raisonnablement, Moderna promet que son vaccin sera prêt au mieux pour mi-2021.

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Mais brûler les étapes est-il souhaitable ? Un vaccin n’est pas un médicament anodin : il s’agit le plus souvent d’un virus désactivé ou affaibli, et peut dans certains cas aggraver la maladie qu’il est censé prévenir. Peter Hotez, doyen de l’École nationale de médecine tropicale du Baylor College of Medicine et qui a travaillé sur l’épidémie de Sras en 2003, a ainsi constaté que certains animaux vaccinés développaient des symptômes encore plus graves lorsqu’ils étaient exposés au virus en raison d’un affaiblissement du système immunitaire. C’est ce que l’on appelle une « facilitation de l’infection par des anticorps » (Antibody-dependant enhancement ou ADE en anglais). Classiquement, le virus initie le cycle d’infection en fixant des protéines de surfaces virales, semblables à des pointes, à des récepteurs de cellules cibles. Ce faisant, ces protéines induisent une réponse immunitaire où les anticorps de surface vont inhiber certains éléments de la cellule nécessaires au virus comme le site de liaison du récepteur ou le peptide de fusion. Or, dans certaines circonstances, ces anticorps vont au contraire se lier avec les pointes du virus et faciliter leur entrée dans la cellule, ou entraîner une réplication et une infection accrue !

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« Il n’y a aucune raison de mettre des gens en danger dans une étude pour un vaccin sans efficacité », met en garde Karen Maschke, chercheuse au Centre Hastings, un groupe de réflexion non partisan, sur le site STAT. « Si, contre toute attente, ce projet précipité fonctionne, alors la société devra être encore plus attentive dans la surveillance et le suivi des personnes qui en bénéficient », renchérit Arthur Caplan, responsable de l’éthique médicale à la Grossman School of Medicine de l’université de New York. Des arguments qui ne semblent pas faire le poids devant la panique déclenchée par l’épidémie de Covid-19.

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Ainsi, dans une réunion à huis clos, les responsables de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont mis d’accord pour autoriser les tests sur les humains avant que les résultats sur les animaux ne soient connus, rapporte un participant à Reuters. Les institutions sont, semble-t-il, prêtes à assumer un risque de quelques cas graves en échange d’un rapide vaccin qui ne sera, au mieux, pas disponible avant un hypothétique second pic de l’épidémie.

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Pour en rajouter une couche, le pr. D. Raoult a récemment déclaré qu’un tel vaccin n’avait pas de sens, car cette infection (famille des virus du rhume) n’était probablement pas immunisante !

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Ainsi, les laboratoires pharmaceutiques font très fort, ils ont déjà encaissé des fortunes (des dizaines de milliards) pour des vaccins… qui n’existent pas, et dont personne ne sait s’ils existeront un jour ! Hé oui, la folie autour du coronavirus ne fait pas que des malheureux.

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  • Le gouvernement de Donald Trump a accordé près d’un demi-milliard de dollars à la firme Johnson & Johnson, dès le 30 mars, pour développer un vaccin ;

  • Puis il a répété l’opération, en augmentant les volumes, au cours des semaines qui ont suivi. A ce jour, Washington a déboursé au moins 9,4 milliards de dollars auprès de sept laboratoires développeurs de vaccins, sans aucun résultat tangible jusqu’à présent, pour acheter 700 millions de doses. Ces sociétés sont : Johnson & Johnson, Moderna, Oxford/AztraZeneca, Novavax, Pfizer/BioNTech, Sanofi/GSK, Merck Sharp and Dohme.

  • La Commissions européenne, elle, est en “négociations avancées” avec deux développeurs pour fournir jusqu’à 700 millions de doses de vaccins à eux deux. Il s’agit de Oxford/AztraZeneca et Sanofi/GSK, des laboratoires qui touchent donc également des fonds américains.

  • Le Royaume-Uni, désormais hors de l’Union européenne, négocie séparément et a déjà commandé 250 millions de doses.

  • Le Japon, s’est assuré 490 millions de doses dont 250 millions auprès de la société américaine Novavax.

  • Le Brésil a commandé 100 millions de doses à AstraZeneca, et a conclu un partenariat avec le Chinois Sinovac pour fabriquer jusqu’à 120 millions de doses de son “Coronavac”, actuellement testé sur des Brésiliens.

  • La Russie a annoncé que 20 pays, non identifiés, avaient pré-commandé un milliard de doses de son vaccin “Spoutnik V” (avec un v comme vaccin).

  • La Fondation Bill & Melinda Gates, le Wellcome Trust (britannique), ainsi que la Norvège et l’Inde se sont unis pour investir 890 millions pour acheter 300 millions de doses de son futur vaccin à AstraZeneca.

En tout, on parle d’au moins 5,7 milliards de doses de vaccins déjà pré-commandées, et ce malgré le fait qu’il n’y ait aucun vaccin, même expérimental, qui n’ait fait ses preuves contre le coronavirus.

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Il reste aussi tous les problèmes liés aux vaccins, comme celui de la grippe par exemple, où la faible durée d’efficacité, les constantes mutations du virus, le coût et les effets indésirables, rendent l’utilité même de la vaccination douteuse.

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https://www.tvlibertes.com/zoom-covid-19-la-geneticienne-alexandra-henrion-caude-vous-dit-tout

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Pour être plus précis :

Depuis le début de la pandémie COVID-19 et les premières évocations de possibles vaccins, deux mots sont fréquemment revenus sur les lèvres des vaccinologues : « anticorps facilitants ». Ceci fait référence à la présence, après une primo-infection ou une vaccination, d’anticorps capables d’aggraver une éventuelle (ré)infection. Ce phénomène a été décrit pour diverses infections virales, dont le SRAS, après des essais de vaccination dans des modèles animaux. Cependant, sous l’appellation un peu fourre-tout d’anticorps facilitants, se cachent en fait au moins deux réalités biologiques distinctes.

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L’aggravation dépendante des anticorps (ADEantibody-dependent enhancement) est un large concept qui survient en lien avec certaines infections virales, lors de réinfection ou de primo-infection, en dépit d’une vaccination. Elle peut être divisée en deux entités distinctes selon sa cause. Ainsi, on distingue :
– la « maladie aggravée associée à l’infection (initiale) » (IAEDinfection-associated enhanced disease) ;
 – et la « maladie aggravée associée à la vaccination » (VAEDvaccine-associated enhanced disease).

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Les anticorps dits facilitants peuvent être des IgM ou des IgG. Curieusement, ces anticorps ne sont pas forcément particuliers : le même anticorps neutralisant, fortement protecteur à haute concentration dans le sérum, peut devenir facilitant à faible concentration !
Ainsi, le plus souvent, l’ADE survient lorsque la personne présente des taux circulants d’anticorps neutralisants faibles (vaccination insuffisante ou ancienne, personnes âgées, infection peu symptomatique) ou une faible spécificité de ces anticorps, par exemple lors d’immunité croisée entre deux infections virales.
À l’inverse, en présence de taux circulants élevés d’anticorps fortement spécifiques, il n’est pas observé d’ADE (comme cela a été démontré pour la dengue). Ces observations sont à garder à l’esprit pour estimer le risque d’ADE après une vaccination.
Du fait de cette versatilité de l’effet des anticorps selon leur concentration, dans les travaux de mise en évidence d’ADE in vitro (qui sont bien plus nombreux que ceux menés in vivo), la question se pose systématiquement de la concentration du sérum utilisé, les anticorps protecteurs pouvant devenir facilitants sous l’effet de leur dilution. Ainsi, en règle générale, mieux vaut rester prudent avant de tirer des conclusions à partir de la mise en évidence d’ADE in vitro.
Dans le contexte des vaccins contre le SRAS étudiés en modèle animal, certaines études ont semblé indiquer que la réaction immunitaire vis-à-vis de la protéine N (nucléoprotéine) du virus était plus encline à provoquer l’apparition d’anticorps facilitants que celle vis-à-vis de sa protéine S (spike). Néanmoins, ceux-ci sont parfois apparus à la suite de l’administration de vaccins utilisant la protéine S entière comme épitope immunogène. Il est intéressant de remarquer que cela ne semble pas être le cas lorsque seul le RBD (receptor-binding domain de la protéine S) est utilisé comme épitope.
Enfin, il est important de rappeler que l’ADE ne s’observe qu’avec certains virus. Elle n’a jamais été mise en évidence dans la grippe saisonnière (ni IAED, ni VAED), ni après les infections dues au virus para-influenza ou aux rotavirus, ni après la vaccination contre la poliomyélite. De plus, contrairement à une idée autrefois répandue, la VAED n’est pas l’apanage des vaccins de type inactivé.

L’ADE n’est pas toujours délétère
Parfois, une réaction de type ADE peut se révéler bénéfique en améliorant la réponse vaccinale contre un virus de la même famille. Par exemple, les sujets vaccinés contre l’encéphalite japonaise répondent plus fortement à un vaccin vivant inactivé contre la fièvre jaune (tout deux des flavivirus) : les anticorps croisés issus de la première vaccination facilitent la pénétration du virus inactivé de la fièvre jaune dans les cellules cibles.
De la même manière, la meilleure immunité obtenue par le vaccin contre la dengue chez les personnes séropositives pour cette maladie pourrait être liée à un phénomène de type ADE.

Quelles sont les infections virales qui donnent parfois lieu à des réinfections plus sévères (IAED) ?
L’exemple le mieux décrit d’aggravation associée à l’infection initiale (IAED) concerne la dengue. Cette maladie est due à un flavivirus présentant 4 sérotypes. Lors de réinfection par un sérotype différent de celui à l’origine de la primo-infection, certaines personnes développent une forme sévère hémorragique. Néanmoins, cela reste un phénomène rare (environ 0,5 % des réinfections). In vitro, une ADE stricto sensu (impliquant les récepteurs FcgammaRII de cellules immunitaires) a été observée à partir de sérum issu de personnes présentant une dengue aggravée.
Cette réinfection aggravée de la dengue semble liée à la présence d’anticorps peu spécifiques (correspondant au sérotype de l’infection initiale) et en quantité insuffisante. En effet, quels que soient les sérotypes impliqués, des taux élevés d’anticorps neutralisants contre un sérotype semblent protéger de l’IAED après l’infection par un autre sérotype.

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Autre exemple d’IAED, la péritonite infectieuse féline (PIF), due à un coronavirus qui pourrait avoir émergé chez le chat au milieu du XXe siècle. Dans cette espèce, l’administration de sérum de chats fortement séropositifs pour la PIF à des chatons séronégatifs provoque une augmentation de la sévérité de la maladie lorsque ces derniers sont inoculés, ce qui semble indiquer la présence d’anticorps facilitants chez les chats séropositifs.
In vitro, un effet de type ADE a été observé à partir de sérums de patients convalescents d’autres infections par des virus comme Ebola ou Zika. Mais ces données sont difficiles à étendre à la clinique, en l’absence d’IAED observée in vivo.
Parfois, il est possible d’observer des IAED « croisées » entre deux viroses. Par exemple, chez la souris, les anticorps contre le virus Zika transmis par la mère aggravent la dengue inoculée expérimentalement.

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Novembre 2020 

L’annonce d’un vaccin Pfizer efficace à 90 % contre le Covid a fait bondir les cœurs ! Un vaccin que ni les médecins de ville ni les pharmacies ne peuvent avoir …

Les médias n’ont pas trop insisté dessus, mais il s’agit d’un vaccin à ARN messager, une molécule très instable qui nécessite d’être transportée et gardée dans des congélateurs ultra-coûteux à – 72 °C !!

Ni les médecins de ville, ni les pharmacies ne disposent de tels congélateurs. Cela rend la vaccination de masse extrêmement compliquée, pour ne pas dire impossible même dans les pays développés (pour ne pas parler des pays pauvres).

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Ce qui se cache derrière le mirifique “90 % d’efficacité”

Maintenant, ce chiffre de “90 % d’efficacité”, pour impressionnant qu’il paraisse, cache de nombreuses incertitudes. Il a été obtenu de la façon suivante : la firme Pfizer a recruté 43 000 volontaires en bonne santé pour leur donner :

  • soit deux doses de vaccins, à 28 jours d’intervalle ;
  • soit un placebo (faux vaccin)

Les participants ne savaient pas ce qu’ils recevaient, ni les médecins, ni les dirigeants de Pfizer. Ils ont ensuite suivi ces 43 000 personnes jusqu’à ce que 90 d’entre elles manifestent des symptômes cliniques de Covid-19. Un comité indépendant a pu établir que 90 % d’entre eux avaient reçu le placebo, autrement dit n’avaient pas été vaccinés. C’est sur cette base que Pfizer a annoncé dans un communiqué de presse, et non dans un article scientifique revu par des experts, un vaccin efficace à 90 % !

Aucune idée de son efficacité contre les formes graves et mortelles de Covid.

Aucune idée de sa durée d’efficacité

Aucune idée des effets secondaires de long terme

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L’usage d’un vaccin à ARN messager n’a encore jamais été approuvé pour l’homme. Des essais sont en cours pour d’autres maladies infectieuses, comme la grippe saisonnière, le virus Zika et la rage, mais tous en sont au stade expérimental.

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