L’homosexualité

 L’homosexualité

L’homosexualité est une attirance pour une personne de même sexe. Cette orientation affective est à présent institutionnalisée dans la plupart des pays du monde et a disparu dans le DSM5 (le plus récent catalogue américain des troubles psychologiques).

Aujourd’hui, on ne peut ni l’expliquer ni la considérer comme une problématique, existant d’ailleurs dans la nature. Dès ses débuts, la psychologie a tenté de lui donner un essai d’explication : ce serait une forme de négation de la différence des sexes au moment de l’Oedipe (4 à 7 ans). Dans la génèse de cette orientation, on observe parfois une image du père trop forte ou pas de place pour le père dans le couple parental ?). L’homosexuel croit que la différence des sexes ne vaut pas pour lui (il a les deux ?!). Dans cette optique freudienne, l’homosexualité serait une voie d’esquive par rapport à cette réalité de la différence des sexes qui s’impose à tous. Les groupes homosexuels peuvent développer une identité collective, tentative pour échapper à une souffrance identitaire, ce qui expliquerait que les taux de dépressions et de suicides sont notoirement plus élevés chez ces patients. 

  le mythe d’Oedipe

En dehors d’un choix homosexuel affiché, il existe chez tout individu des tendances homosexuelles latentes (cf. travaux de Freud et Jung) : la conception de la bisexualité humaine oblige à considérer la relation amoureuse comme une union à quatre composantes :

— lorsque la composante homosexuelle n’est pas assez « utilisée » dans le fonctionnement du couple, on observe un ménage conflictuel où les amitiés sont extérieures au couple et ou seule la composante érotique parait maintenir la cohésion (cf. les « réconciliations sur l’oreiller » ++),

— au contraire, beaucoup de couples légitimes « fonctionnent » sur leurs dispositions homosexuelles, s’exprimant à travers un attachement tendre et apparemment peu érotisé (relations quasi fraternelles).

 

Le symptôme « homosexualité » a bien sûr intéressé les praticiens du fait de la dimension psycho-somatique de l’homéopathie. Ainsi, dans le travail de récolte d’indices que mène le praticien homéopathe, l’homosexualité est un des indices (parmi des dizaines d’autres présentés par le patient) qu’il va prendre en compte pour faire le choix le plus adéquat du remède. Il ne s’agit pas de viser à corriger une orientation sexuelle, mais de la prendre en compte dans la détermination du « remède type » pour la personne, choisi en fonction des symptômes présentés au moment où elle vient le consulter et destiné à améliorer la gestion générale des régulations de l’individu.

Ce « symptôme homéopathique » (modification de comportement – comme le fait d’avoir les pieds froids ou chauds !) a été relevé au début du 20ème siècle par J.T. Kent dans son volumineux répertoire (Chapitre « Mind »: « love with one of her own sex« , page 63), puis repris plus récemment dans le Synthesis de F. Schroyens ((2003), chapitre Psychisme : « Homosexualité », page 93.

Les « remèdes homéopathiques » (médicaments dilués et dynamisés agissant sur le vécu émotionnel et/ou organique) ne sont pas bien sûr pas « sexués », néanmoins on observe une plus grande fréquence de tel ou tel type de comportement chez les filles et les garçons.

Garçons =

  • Argentum nitricum … Don Juanisme : multiplication des expériences amoureuses par peur de rater quelque chose (et donc infidélité chronique ++)
  • Pulsatilla (si) …  immaturité et demande de dépendance : « aimes-moi deux fois moi, puisque moi et l’autre c’est pareil …»
  • Platina (au) … problématique de séduction et de domination, NB. si travesti  (cf. les « drag queens ») il y a un aspect hystérique surajouté.

Filles =

  • Lachesis (ge) … souffrance identitaire qui va induire hypersensibilité, jalousie, revanches à prendre …
  • Sepia (mg) … par difficulté à « rencontrer » l’altérité et à accepter sa féminité. Souvent dans un parcours de « non-détachement paternel » = sorte d’Amazone au « Sur-moi » très fort, qui ne vit que dans un auto-contrôle strict.
  • Natrum muriaticum … situation de deuil et mélancolie –> régression : patiente anxieuse, agitée, déteste qu’on la touche. Dysmorphophobie (cellulite ++), désir de « faire comme les autres filles« , mais ne peut pas se décider.

Mais on y trouve aussi (cités par Kent dans son répertoire, au 2ème  degré) : Calcarea phos., Phosphorus, Sulfur …

 

NB. Ce bref support de cours spécialisé à « bénéficié » d’un traitement médiatique particulier de la part de divers journalistes, avec pour titre : « Le médecin qui guéri l’homosexualité avec l’homéopathie » ! Cette déclaration accrocheuse, destinée à faire le buz sur la toile, est bien éloigné de la réalité. Derrière cette action, on devine l’activisme anti-homéopathique du groupe homeoverdose (https://homeoverdose.wordpress.com/), également très actif sur FB et Twiter !

Ce support de cours, vieux de plus de dix ans, qui n’avait jamais fait polémique au niveau professionnel, était avant tout destiné à faire réfléchir nos étudiants aux rapports entre les remèdes de la matière médicale et les symptômes comportementaux. L’homéopathe attentif recoupera ce symptôme avec d’autres présentés par le patient, dans le but de trouver un remède homéopathique susceptible de corriger les émotions et troubles de tous ordres qui peuvent être motifs de consultation (maux de tête, troubles digestifs, allergies, etc …).

Devant l’apparition de cette Fake-News et le lynchage médiatique qui a suivi, avec son cortège d’insultes et de menaces personnelles diverses, nous aurions pu choisir de faire disparaître ce support de cours. Or, il nous a semblé préférable de l’expliciter et de le maintenir accessible à tous, afin de préserver une certaine liberté d’expression (et de controverse) et la transparence indispensable à l’enseignement de l’homéopathie, discipline médicale complexe, toujours mal comprise et interprétée.

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« Souviens-toi, si tu n’as pas au moins cinquante pour cent d’ennemis parmi tes connaissances, tu n’es rien du tout » Dr. Albert Schweitzer

…………………………….

For english speaking patients : if various homeopathic directories contain the symptoms « homosexuality », it is as a change in behavior, a bit like having cold feet!

The choice of homeopathic remedies is done by cross-referencing many symptoms and is not intended to « correct » this or that behavior, but to help the patient’s mind and body recuperate its optimal adaptation (which it has lost since he became ill).

 

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Une réponse

  1. « Comment clouer l’homéopathie au pilori, ou l’histoire d’une « fake news » largement diffusée, par le dr. J.Yves Henry.

    Une polémique surprise :

    L’heure de la retraite arrivant, et observant le rapide déclin de la pratique homéopathique, j’ai utilisé mes économies à monter un site de e-learning des médecines naturelles, l’homéopathie y occupant une place de choix. Ce site, qui propose aux étudiants plus de 1400 articles et cours, génère un millier de visites par jour. Il est laissé volontairement libre et gratuit, afin de profiter au plus grand nombre, en outre chaque praticien a la possibilité d’y intervenir pour en améliorer le contenu.

    En plein mois d’août, j’ai eu la surprise d’observer qu’un de ses articles, écrit il y a dix années environ et destiné aux étudiants de 3ème année, fait la une des gazettes, sous le titre accrocheur du « médecin qui soigne les homosexuels par homéopathie » !

    Evidemment, il s’agit d’une interprétation fausse de mes propos.

    Cet article consiste en fait en une brève présentation des données psychologiques classiques de la genèse de l’homosexualité, suivi d’une réflexion sur le symptôme homéopathique « homosexualité » présent au « Répertoire de Kent » outil incontournable des praticiens homéopathes et des remèdes homéopathiques vers lesquels il peut orienter, si on le recoupe avec d’autres modifications du comportement observées.

    Quelques précisions
    Certains termes ont des significations très différentes en médecine universitaire « classique » (allopathie) et en homéopathie, ce qui peut conduire à de nombreuses incohérences d’interprétation ! Prenons 2 exemples : les notions de symptômes et de remèdes.
    SYMPTOMES …
    En allopathie, un symptôme est rattaché à une maladie qui le caractérise, on parle d’ailleurs de « symptôme pathognomonique », dans la triade :
    Symptôme —> Maladie (nosologiquement définie) —> Traitement (allopathique)
    En homéopathie, un « symptôme homéopathique » décrit une caractéristique ou une modification de comportement, particulière à ce patient et ne rentrant pas – la plupart du temps – dans le cadre d’une maladie. Exemples : désir de sel, pieds froids, transpiration des mains, etc … Certains symptômes concernent l’apparition de troubles organiques (ex. : sortie de verrues) ou de choix personnels (ex.: soucieux du salut de son âme). On y trouve aussi beaucoup de modalités : amélioré à l’air frais, la tête couverte, aggravé en mangeant du melon, etc … 64000 symptômes dans le répertoire de Kent ! Il ne faut pas confondre “prendre en compte un symptôme” et “soigner une maladie”

    REMEDES …
    En allopathie, le remède chimique vise à corriger les dysfonctions connues de la maladie (traitement étiologique) ou au moins les symptômes gênants de celle-ci (traitement symptomatique).
    En homéopathie, on va sauter l’étape du diagnostic de maladie (c’est d’ailleurs un principe de cette méthode) et choisir un remède qui rassemblera dans sa pathogénésie (base de données des symptômes homéopathiques observés lors d’expérimentations par prise d’un remède homéopathique) le plus grand nombre de symptômes homéopathiques observés chez le patient.
    Pour pouvoir donner un remède qui correspond à un ensemble cohérent et complet de symptômes, il est nécessaire d’en faire la liste la plus complète possible, cela s’appelle l’étape de répertorisation.

    Principes de traitement en homéopathie
    Le remède (information de nature immatérielle pour les hautes dilutions) ne vise pas à faire disparaître tel ou tel symptôme ou maladie, mais à corriger les fonctions de régulation sous-jacentes (encore mal connues) à ces symptômes homéopathiques.
    Dans le répertoire, un symptôme homéopathique est en relation avec un certain nombre de remèdes, chacun de ceux-ci ne sera considéré pour la prescription que si sa pathogénésie comporte d’autres symptômes homéopathiques caractéristiques de ce patient. Donc, en homéopathie, le remède (information) n’est caractéristique d’aucun diagnostic nosologique (diagnostic de maladie) !
    Pour expliciter un peu mieux ce processus compliqué, j’utiliserai l’image suivante : ce travail d’investigation sur des points de repères comportementaux objectifs s’apparente à ce que réalise les marins en croisière côtière : ils prennent le relèvement (angle par rapport à la boussole) de divers amers (points remarquables observables sur la côte), puis, ils reportent ces observations sur la carte. L’endroit où les lignes se croisent indique la situation du navire !

    FAKE NEWS …ou méconnaissance ?
    Ainsi, les médias ont mis en relation directe un symptôme avec la possibilité d’utiliser tel ou tel remède homéopathique. C’est une erreur grossière : si le symptôme « épithélioma » (tumeur de la peau) est au répertoire, les remèdes proposés ne vont bien entendu pas guérir cette tumeur, qui nécessitera un traitement classique ! Mais, si le remède est bien choisi, en croisant ce symptôme de modification corporelle avec d’autres (il en faut au moins trois, c’est ce que l’on appelle le « trépied de Hering »), le patient se sentira probablement globalement mieux et verra même peut-être disparaître des symptômes gênants dont il n’avait même pas parlé à son thérapeute !

    Il me semble important d’insister sur le fait que l’approche homéopathique est une approche holistique et que dans ce « holos » il y a tous les aspects, tous les comportements, toutes les facettes de ce que l’humain peut faire et être. Et que par conséquent il s’agit avant tout de décrire et d’observer, en dehors de tout jugement (moral, légal, social …). Dans cette optique, chaque détail observé peut être utile ou nocif, selon l’endroit où il se trouve dans le tout. L’idée des équilibres qu’il faut retrouver et l’idée de devoir mettre les choses de nouveau en rapport les unes avec les autres devient chaque jour un peu plus évidente, donc… les homéopathes iraient dans le sens de l’histoire ?

    Afin que vous puissiez vous rendre compte par vous-même, voici les références de l’article en cause: https://medecine-integree.com/homosexualite/

    La nouvelle a été reprise par les journaux français et suisses, puis relayée par les radios et même la télévision (TSR1), où le président du conseil de l’ordre des médecins, sans rien connaître au dossier, m’a traité de « charlatan », déclenchant des centaines de mails et de coups de téléphone d’injures !

    Eberlué par cette charge sans aucun fondement, j’ai cherché à en comprendre le sens. Les informations que j’ai obtenues me laissent penser que je ne suis qu’un des boucs émissaires d’une campagne anti-homéopathie bien orchestrée, menée par le groupe français « homéoverdose », très actif sur la toile, visant par tous les moyens à décrédibiliser et à faire dérembourser l’homéopathie.

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